Monthly Archives: August 2012

Première expérience de woofing…

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Au cours de notre voyage, nous avons choisi de devenir woofers pendant quelques jours. Le principe consiste à travailler quelques heures par jours en échange du gîte et du couvert. Nous sommes inscrits sur le site internet du réseau woofing Chili qui pour la somme de 45 euros nous a envoyé par mail la liste des différents lieux susceptibles de nous accueillir au Chili. Ce réseau existe dans de nombreux pays, dont la France.

Nous avons choisi de tenter l’expérience du woofing pour plusieurs raisons. La première est financière, car le coût de la vie au Chili est quasiment aussi élevé qu’en France. La deuxième concerne notre envie de voyager différemment: pouvoir se poser à un endroit, partager la vie locale, tisser des liens privilégiés, apprendre des choses et vivre de nouvelles expériences.

Ainsi nous sommes devenus bergers auprès des chèvres!

C’est avec une pointe d’appréhension, mais plein d’enthousiasme que nous empruntons un bus, puis un taxi collectif pour nous rendre chez Aldo Vitali, notre hôte pour les dix prochains jours.

1er jour: Installation et visite des lieux

Notre première journée se résume à faire connaissance avec Aldo (propriétaire de la ferme et d’une soixantaine de chèvres), Victor (un employé de notre âge qui travaille à la ferme depuis deux semaines) et Carmen (en charge de la vente du fromage et des produits de la boutique).

Après la visite de la propriété, nous installons notre chambre. Le confort est rudimentaire, mais nous nous y sentons bien, sans doute les “buena onda”, comme on dit ici.

Deuxième jour: travaux pratiques

C’est le lendemain que les choses sérieuses commencent. Petite surprise au réveil, une des chaussettes de Pierre a disparue..bizarre bizarre…

Tandis que Victor assure la traite (à la machine), nous nourrissons tour à tour les différents animaux de la ferme accompagné d’Aldo pour cette première fois : poules, oies, dindons, canards, cochons et sangliers, lama, lapins et ma partie préférée nous donnons le biberon aux petits chevreaux!

Nous poursuivons par le tri de bouteilles et bidons en plastiques que des précédents woofers ont installé lors de la plantation d’arbre fruitiers pour l’arrosage et la diffusion de l’engrais (pour les spécialistes: le PET résiste bien aux conditions extérieures, mais pas le PE qui se disloque en plein de petits bouts, petite dédicace au carré du 5 😉 )

Nous nous rendons compte que le travail d’Aldo n’est pas toujours une partie de plaisir: une chèvre est malade, il est nécessaire de l’abattre, car les soins par antibiotiques sont compliqués, couteux et posent problème pour le lait et la viande. Une autre chèvre meure des suites de son accouchement, elle est jetée en nourriture aux cochons, qui n’en font qu’une bouchée comme dans Jurassic Park! C’est la dure loi de la jungle, pardon, de la ferme!

On bichonne le chevreau orphelin qui deviendra notre Chouchou avant de trouver une maman chèvre adoptive, ouf!

Pour se remettre de toutes ses émotions, Carmen nous a préparé une cassuela, un plat typiquement chilien qui se présente sous forme d’une soupe avec morceaux de viandes et de légumes: muy rico! (délicieux)

Le soir, nous sommes quasiment autonome pour nourrir de nouveaux tous les animaux. Pierre s’initie à la traite à la main, et se débrouille plutôt bien, tandis que je me contente de donner les biberons remplis!

3ème jour: Première sortie

Nous sommes sur le pont à 8h mais personne n’est là. Nous prenons l’initiative de nourrir les animaux. Un peu plus tard, Aldo nous rejoint et nous apprend que Victor est malade, il ne viendra pas travailler aujourd’hui. Aldo doit partir vendre des fromage au collège de son fils, donc nous allons devoir nous debrouiller comme des grands pour le pâturage des chèvres! Aldo nous prête un téléphone portable, et nous glisse dans la poche quelques chocolats. Je ne sais pas pour Pierre, mais moi je n’en mène pas large, mais pas le temps de réfléchir, les chèvres, sans doute affamées par l’heure tardive s’élancent dans la campagne.

Il serait plus juste de dire que cette fois-ci, ce sont les chèvres qui nous ont promenés et non l’inverse. Heureusement, les chiens, qui ont tous le même nom (Pastor), connaissent bien leur job. Lorsque le soleil est au rendez-vous, la balade est bien agréable.

Nous rentrons les chevres en milieu de journée. Le temps de finir la cassuela pour le déjeuner, de discuter un peu avec Carmen, et il est déjà l’heure de repartir (les chevres ont besoin de deux fois 3h de pâturage quotidien).

Petit moment de flottement, Pierre a égaré le portable d’Aldo pendant la sortie du matin… Miraculeusement, Pierre le retrouve au milieu de l’herbe après 30 min de recherche minutieuse dans la campagne, ouf!

Le soir, rebolotte, il faut nourrir tous les animaux et nous nous en chargeons puisqu’Aldo n’est toujours pas rentré.

Mission accomplie, il est déjà 19h30!

Pierre, porté par sa chance tente de faire du pain, ce qui selon moi relève de l’exploit, car: la recette est arrivée par sms, mais dans le désordre, il n’y a ni balance, ni indication de thermostat sur le four. Le résultat est vraiment pas mal, on se régale! Face à ce succès, il réitéra, presque tous les jours, en améliorant chaque fois sa recette.

4ème jour: Un heureux évènement

A notre réveil, mes deux chaussettes ont disparu! bizarre, bizarre…

Nous sommes autonome dans la distribution de la nourriture aux animaux, Aldo vient juste pour s’occuper de la traite, qui nécessite des procédures spécifiques afin de respecter les normes d’hygiène.
Nous emmenons les chèvres pâturer le matin. Nous ne sommes pas trop de 2 pour les diriger, mais nous sommes tout de même un peu plus serein que la veille. Cependant, un heureux évenement nous tombe dessus.
Une chèvre met bas de deux petits chevreaux, en plein milieu de la campagne ! Les trois se portent bien, et nous les ramenons en urgence à l’étable. Que d’émotions!

Pierre s’aperçoit que le petit chiot (sans doute Pastor Junior) tête le lait d’une chevre. Aldo nous expliquera que c’est de cette manière que sont élevés les chiens de berger afin de créer un lien avec les chèvres.

L’après midi, pendant le pâturage, Pierre raccompagne trois petits chevreaux récalcitrants aux étables. Il mettra presque une heure à retrouver toute la troupe dans la campagne chilienne!

Le soir nous goutons enfin le lait de chevre, pas mal. Le “goût de chèvre” est bien présent!

Jour 5: On se sent comme chez nous!

Victor est revenu est prend en charge les chèvres. De notre côté, nous faisons le “tri des dechet”. Aldo récupère les déchets plastique des alentours pour les transformer en materiaux de construction. Les bouteilles de plastique , bourrées de sacs plastiques et autres emballages, font un très bon isolant que l’ont peut utiliser, recouvert de terre séchée, pour construire des bâtiments. Aujourd’hui c’est un ami d’Aldo qui construit sa maison et qui a besoin de Tetrapack.

Le midi nous mangeons encore de la bonne viande de la ferme: Sébastian le cochon…ici quand on mange de la viande, elle a souvent un prénom 😉

Aldo doit être satisfait de notre travail parce qu’il nous ravitaille de plus en plus: viande, légumes, oeufs, et même un bonne bouteille de vin aujourdhui.

L’après-midi, alors que nous emmenons les chèvres pâturées, le vendeur de fruit du bord de route appelle pierre “le berger”, et nous offre des oranges.

Jour 6: Visites médicales

Après le pâturage du matin, c’est visites médicales pour les chèvres. Le vétérinaire coupe les cornes de certaines d’entre elles, qui ne manquent pas de se débattre malgré l’anésthésie locale. Je tente de réaliser des crêpes au lait de chèvres. Au feeling, car pas de recette, et des conditions spartiates, mais elles sont plutôt savoureuses! On se fera même un petit plaisir : crêpe banane-chocolat!

Au moment de se coucher, Pierre aperçoit une petite souris! Le mystère du voleur de chaussettes est enfin percé. On ne parvient cependant pas à négocier pour qu’elle nous rende nos chaussettes. Cela fait bien rire Aldo et Victor qui pensent qu’elle en a fait des sacs de couchages pour sa petite famille.

7ème jour: A chaque jour suffit sa peine!

Ce matin Aldo nous confie un petit travail de peinture avant d’aller pâturer avec les chèvres. Nous repeignons le mur extérieur du logement des volontaires avec de la chaux pour qu’il resiste mieux à l’humidité.
L’après midi c’est Victor qui prends en charge les chèvres, tandis que nous nettoyons les étables…dur dur, nous aurons le temps de n’en nettoyer qu’une sur les 5! il faut dire que Pierre a beaucoup papoté avec Victor, avec qui il commence à bien sympathiser.

8ème jour: Il pleut, il mouille…

Aujourd’hui, il pleut ! Les chêvres sortent mais reviennent d’elle même au bout d’une demi-heure. Pierre devait continuer à nettoyer les étables mais ca semble vite compromis car les chêvres sont à l’intérieur et ca ne parait pas raisonnable de travailler avec le temps qu’il fait.
Du coup, Pierre et Victor allument le poele à bois et passent toute l’après-midi à discuter et à échanger de la musique.

Nous avons une fuite dans le toit de notre chambre, pile au dessus du lit…Pierre arrive à dévier les gouttes vers un seau avec un bout de ficelle (tel Mac Gyver!) Ca suffira pour le moment, faute de mieux!

De mon côté je suis embauchée toute la journée pour faire le fromage avec Aldo. Pierre me rejoint dans la soirée pour les étapes de séparation du petit lait et de mise en forme. Nous finirons à 1h du mat, fatigués mais satisfaits.

9ème jour: Grâce mat’

Le matin nous nous autorisons une petite grasse mat’ jusqu’à 9h et nous allons promener les chèvres. La nuit a été fraîche et les sommets environnants sont enneigés.

L’après-midi, Victor s’occupe de les faire pâturer mais au retour un petit chevreau manque à l’appel : notre petit chouchou!! Nous partons tous les trois à sa recherche et nous le retrouverons juste avant la tombée de la nuit. Nous sommes tellement content de l’avoir retrouvé que Pierre ne dit rien quand le petit chevreau se soulage dans ses bras. Il aurait eu peu de chance de survivre une nuit dehors, à cause des renards et du froid.

10ème jour: On profite, c’est bientôt la fin

Dernier jour de travail, aujourd’hui ce sont les brebis qui nous on échappées…une demi heure de marche pour les retrouver et autant pour réussir à les faire rejoindre le troupeau!

Le soir Aldo passe nous voir avec du fromage frais que l’on a fait avec lui il y a 2 jours, et du vin. Accompagné du pain frais que Pierre a fait, c’est un régal. Nous passons une bonne partie de la soirée à discuter avec lui, et on ne s’embête pas une seconde. Un sacré personnage, plein d’humour et avec de l’énergie à revendre!

11ème jour: Le départ

C’est le jour du départ mais nous ne pouvons nous empêcher de nourrir les animaux pour les voir une dernière fois.
Aldo embauche Pierre pour porter et décaper des vielles machines de son grand père qu’il veut mettre dans la boutique comme déco.
Nous avons aussi pas mal de boulot pour nettoyer vétements et chaussures après 10 jours à patauger dans la gadoue.

Finalement nous ne partirons qu’en fin d’aprèm, avec une petite boule au ventre. Dur dur de quitter tout ce beau monde (animaux inclus) mais pas mécontent de retourner dans la civilisation pour retrouver un peu de confort.

Pour clore cet article, Pierre vous propose un petite visite guidée de la ferme.

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La tête dans les étoiles à La Serena

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Après l’expédition dans le salar d’Uyuni puis le séjour dans le désert d’Atacama, nous sommes contents de poser nos valises quelques jours et de ne rien faire !

La Serena est une grande ville et nous y découvrons le Chili “moderne”. Nous avons l’impression d’être revenu en Europe : propreté, respect des règles de circulation, pas de vendeurs à chaque coin de rue mais des centres commerciaux énormes…nous sommes presque perdu et mal à l’aise dans ce monde moderne après plus d’un mois au Pérou et en Bolivie!

Heureusement, nous trouvons par hasard un hotel dans lequel on se sent comme chez nous (La casa Maria) avec un beau petit jardin et des propriétaires adorables.

Comme vous pouvez le voir, nous testons le vin chilien. Il est, il faut l’avouer, bien meilleur que ce que nous avons pu boire au Pérou et en Bolivie.

C’est une bonne chose que l’hotel dispose d’une cuisine car la vie est assez chère au Chili (quasiment aussi chère qu’en France) et nous ne pouvons plus nous permettre de manger midi et soir au restaurant.

Le premier soir, le temps est bien dégagé, et nous en profitons pour nous rendre à l’observatoire de Mamalluca. Le Chili compte un grand nombre d’observatoires astronomiques car l’air pûr et l’altitude sont propices à l’observation des étoiles. Nous passerons une bonne partie de la soirée à écouter les explications de la guide qui nous donne plein d’informations sur l’univers qui nous entoure, la naissance des étoiles, les planètes… Les commentaires sont ponctués par des observations au télescope, dans lequel nous avons pu admirer Saturne et ses anneaux, ainsi que des nébuleuses. L’astronome nous montre aussi des constellations, à l’oeil nu cette fois. Dans l’hémisphère sud, on utilise la Croix du sud pour s’orienter car on ne peut pas voir l’étoile polaire, qui est “derrière” la Terre!

A la fin de la visite, nous avons le droit à la démo d’un super logiciel (gratuit qui plus est): Stellarium, qui permet de visualiser le ciel à un lieu donné et à une date donnée. C’est vraiment sympa pour pouvoir reconnaître les étoiles et les constellations. Je vous incite à le tester, c’est bien fait, très abordable même pour les novices (comme moi) et ça fonctionne même off-line.

Les jours suivants, nous visitons un peu la ville. Elle comporte quelques places et bâtiments sympas.

Le soir nous nous rendons à la plage par l’avenue Francisco de Aguirre qui est bordée de palmiers.

Après avoir parcouru les 2 kilomètres de l’avenue, nous sommes récompensés par un magnifique couché de soleil sur le Pacifique.

Le désert d’Atacama, déjà le Chili!

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Vendredi 10 août, nous traversons la frontière entre la Bolivie et le Chili. L’organisation est un peu légère car nous attendons une heure que la navette arrive, puis une heure et demi pour récupérer nos bagages qui ont voyagé dans un autre bus. Les formalités ne posent en revanche pas de problème, même si les douanes sont très strictes concernant le transport des fruits et légumes. Comme le Chili commercialise beaucoup son agriculture, ils veillent à ne pas contaminer leurs cultures avec des germes transportés par les fruits.
Nous apprécions la douceur du climat après la rigueur rencontrée dans le désert.

La ville de San Pedro de Atacama est aussi plus basse en altitude, ce qui décuple notre énergie! En revanche, il n’y a pas grand chose à voir, c’est une petite ville très touristique, avec presque exclusivement des restaurants, hôtels et tours-opérators.L’église vaut néanmoins le coup d’oeil avec notamment son toit en bois.

Les murs des batiments sont réalisés en adobe, un mélange de terre et de paille qui a séché. Les rues ne sont pas goudronnées mais en terre. Je suis surprise de voir qu’ils les arrosent fréquemment pour éviter la poussière alors que l’eau est précieuse dans cet oasis au milieu du désert.

Nous louons des vélos pour explorer les environs du désert. Nous sommes entourés de roches de tailles diverses, qui donnnent une impression assez lunaire et onirique.

Nous nous baladons dans la Vallée de la Muerte (vallée de la Mort), quelques passages sont épiques, car le sable a recouvert le chemin. Et évidemment ça monte!

Nous croisons des sandboarders qui descendent la dune, entourée par les volcans enneigés.

Pierre poursuit jusqu’à la vallée de la Luna (vallée de la Lune) à un rythme plus soutenu car nous devons rendre les vélos à 17h. Il prend tout de même le temps de s’arrêter pour quelques photos.

Nous prenons un bus de nuit pour rejoindre La Serena le soir même, nous n’avons pas de difficultés à nous endormir après les 50 km de VTT dans le désert!

Amaaaaaaaazing Salar!

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Le 7 août, nous partons d’Uyuni pour une expédition de trois jours à bord d’un 4×4 que nous partageons avec un couple de suisse-allemand, un chilien et une brésilienne. Une deuxième voiture fait la route avec nous: ce sont des français, dont certains de la région nantaise!

Les premiers kilomètres nous mènent jusqu’au cimetière de trains. C’est un ancien atelier de maintenance des locomotives qui servaient à transporter le minerai. Le lieu est reconverti aujourd’hui en attraction touristique.

Nous reprenons la route pour visiter un atelier artisanal de production de sel. Le sel est prélevé directement dans le sol du désert, il est séché, concassé, iodé et empaqueté pour être distribué dans toutes les cuisines boliviennes.

Nous entrons dans le vif du sujet et commençons à rouler dans le Salar, qui s’étend à perte de vue.

Nous nous arrêtons à une résurgence d’eau souterraine qui forme les yeux du Salar.

Après une pause pique-nique composée de quinoa et de viande de lama, Pierre sature sa carte mémoire de photos misent en scène avec plus ou moins de talent 😉 .

Au milieu de nul part, surgit comme un mirage, l’islas del pescado, dont la forme ressemble (avec un peu d’imagination) à un poisson. L’ïle est entièrement recouverte de cactus géants, dont certains ont plus de mille ans. On se croirait dans l’album de Tintin et l’Etoile Mystérieuse.

Tels Hansel et Gretel, mais en version salée, nous passons notre première nuit dans un hôtel de sel. Ça isole plutôt bien du froid, par contre l’histoire ne dit pas ce qui se passe lorsqu’il pleut…

La journée du lendemain commence avec un océan d’algues figées en plein désert.

Au milieu du désert nous devons traverser une voie ferrée. Avant l’arrivée de la radio, on prévoyait l’arrivée imminente du train de cette manière:

Nous sommes entourés de volcans, certains sont en semi-activité, émettant des fumerolles, que l’on peut observer à gauche.

Nous croisons peu d’animaux dans cette grande étendue désertique, si ce n’est quelques lamas, et un animal issu du croisement entre Paki et Hyppolyte (nos animaux de compagnie préférés): le viscaché (pas de rapport avec la vente de voiture!)

Nous continuons notre route en admirant plusieurs lagunes peuplées de flamands roses.

Nous faisons une halte auprès du légendaire arbre de pierre (et non pas de Pierre)!

Nous passons la deuxième nuit à 4300m d’altitude dans un hôtel beaucoup plus rudimentaire. (Note pour l’avenir, les briques en sel isolent mieux que la tôle.) Nous partageons notre chambre avec 4 personnes, ce qui permet de réchauffer un peu l’atmosphère polaire. Heureusement, la vue sur la lagune rouge en vaut la peine.

Notre dernière journée commence par un délicieux petit déjeuner, mais à 5h du mat! Nous partons admirer les geysers, dont les panaches de vapeurs atteignent pour certains plusieurs mètres de hauteurs et sont brûlants. Cela donne l’impression d’être sur une cocote minute géante.

La santé mentale de Pierre m’a quelque peu questionnée lorsqu’il a vêtu son maillot de bain, tandis que j’étais en train de perdre mes doigts de pieds malgré mes deux paires de chaussettes, pour se jeter dans une piscine naturelle d’eau chaude.

Nous traversons le désert Dali, dont les paysages semblent avoir inspiré l’artiste pour ses oeuvres.

Notre périple s’achève à la Laguna Verde, qui n’est pas très verte en ce moment, mais dont la surface est un miroir parfait!

Nous voici à notre dernière étape en Bolivie. Nous quittons le reste du groupe, qui rentre à Uyuni et nous passons directement la frontière du Chili. Nous mangeons nos dernières provisions de fruits, car les contrôles sont stricts à la frontière.

Petite étape à Potosí

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Avec ces 4070m d’altitude, Potosí est la plus haute ville du monde, de plus de 100 000 habitants. La richesse et le développement de la ville sont essentiellement dus aux mines d’argent, creusées dans le Cerro rico (le sommet surplombant la ville).

Nous visitons les quelques monuments de la ville, dont le couvent de Santa Teresa. Des religieuses s’y engageaient à vie et même plus, car elles étaient enterrées dans l’enceinte du couvent! Aucun contact avec le monde extérieur n’était autorisé. A l’heure actuelle, il demeure sept religieuses même si les règles de vies se sont un peu assouplies. Voici la cathédrale, qui borde la place du 10 novembre.

En fait, nous profitons surtout de l’ambiance festive qui règne dans la ville à l’approche du 6 août, jour de fête nationale en Bolivie.

Certains semblent avoir déjà trouvé leur vocation !

Un peu étrange la coiffe traditionnelle…

Le matin nous assistons au défilé des étudiants que vous pouvez voir sur la vidéo ci-dessous…Même si il reste quelques petites choses à mettre en place, tout est très militaire, très carré!

Le soir toutes les institutions défilent devant les officiels : Mineurs, paysans, médecins, et même les chauffeurs de taxi qui défilent au volant de leur véhicules…

27h de bus plus tard… enfin à Sucre !

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Nous quittons La Paz vers 18h30, arrivée prévue à Sucre à 8h le lendemain matin.
13h de voyage – 700km – 8€… Sur le papier, ca semble plutôt correct. Ayant prévu nos sacs de couchage, nous sommes parfaitement installés dans le bus et nous ne tardons pas à nous endormir.

Ne me sentant plus bercé par le ronronnement du moteur et la rugosité des routes boliviennes, je me réveille au beau milieu de la nuit. Je m’aperçois alors que le bus est arrêté en plein milieu de nul-part, des gens marchent dans la pampa avec des frontales, et des lumières rouges brillent au loin. Hum, ça ne me dit rien qui vaille ça, peut être un trafic pas trop légal? Voyant les autres passagers boliviens plutôt sereins, j’essaye de savoir ce qui se passe… apparemment nous avons crevé, rien de bien méchant finalement !
Une demi-heure passe, rien ne bouge, et toujours ces gens qui marchent vers je ne sais où. Je descend alors du bus pour en avoir le coeur net, et là, surprise ! Nous ne sommes pas les seuls arrêtés. Des bus, des camions et des voitures sont à l’arrêt sur plusieurs kilomètres, encore un blocage routier qui nous joue des tours ! Comme personne ne sait à quelle heure la situation va se débloquer, nous retournons dans le bus finir notre nuit…

Au réveil la situation n’a pas évolué. Je pars donc faire une petit marche matinale histoire de me dégourdir les jambes. J’arrive à l’origine du blocage: il s’agit d’une revendication par rapport à la distribution de l’eau pour l’irrigation.

Je suis impressionné par l’attitude des boliviens qui prennent ça de manière assez positive…la vie s’organise sur le bord de la route, certains jouent de la guitare, d’autres discutent, d’autres encore se creusent un petit four en terre, dans lequel il feront cuire des patates et des bananes. De mon coté, je pars à la recherche de provisions pour pouvoir tenir pendant une durée indéterminée. Heureusement, un camion transportant sodas et gâteaux secs décide de vendre sa cargaison sur place.

Finalement, à midi, après 11h d’immobilisation, la situation se débloque et nous sommes repartis en direction de Sucre…mais la joie sera de courte durée ! Une demi heure après le bus s’arrête sur le bas coté. Là encore nos voisins boliviens diagnostiquent une crevaison, mais ca sera un peu plus compliqué que ça. D’après ce que j’ai pu observer, il s’agit plutôt d’une fuite dans le système de suspension pneumatique du bus. Pas très rassurant tout ça!

1h30 plus tard, notre “chauffeur-mécanicien” a visiblement réussi à résoudre le problème. Nous nous arrêterons tout de même encore une heure dans la première grande ville que nous traversons afin de passer au garage pour faire une réparation plus sérieuse. Finalement, nous arrivons à Sucre alors que le soleil est déjà couché, avec 14h de retard!

Le lendemain, encore un peu fatigué de notre périple, nous sommes ravi de découvrir une ville très agréable. Beaucoup plus petite que La Paz, peu de circulation, altitude moins élevée et de très beau bâtiments blancs à chaque coin de rue (aucun lien avec le nom de la ville).

Nous y découvrons également le très grand Marché central qui va devenir notre cantine pour les 3 jours à venir (très bon et pas cher).

Le deuxième jours, je vais visiter seul le couvent San Felipe de Neri car c’est au tour de Géraldine d’être un peu patraque (les changements de température incessants et l’altitude mettent le corps à rude épreuve ici). Le bâtiment est magnifique.

Il est particulièrement connu pour son toit-terrasse ondulé formé par les voûtes de la chapelle sous-jacente. Le toit est aussi un super point de vue sur toute la ville.

Nous tombons sous le charme de cette ville qui est à la fois relaxante et animée, et nous décidons de prolonger un peu notre séjour. De plus, nous logeons dans un hotel sympa (Le Pachamama), avec un petit jardin pour prendre le petit dej et des hamacs pour le farniente !

Coroico, la petite pause douceur de l’Altiplano

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Samedi 28 juillet nous embarquons dans un bus pour Coroico (pas de lien avéré avec le chant du coq), petite ville à 3h de La Paz, décrite comme une aire paisible où il fait bon flâner. Coroico est à seulement 1700m d’alitude, ce qui lui confère un climat des plus agréables (nous avons pu faire tomber la polaire, enfin!)

Nous nous abstenons d’emprunter “la route de la Mort”, tristement célèbre. Une nouvelle route a été constuite depuis quelques années, l’ancienne ne serait empruntée plus que par des riders armés de VTT en quête d’adrénaline.

Nous arrivons sans encombre à Coroico, où nous trouvons un petit hôtel pour notre séjour. Pierre étant en convalescence de son angine, c’est farniente et lecture au programme!

Le lendemain, nous optons pour une petite rando aux trois cascades. La balade est agréable, même si le sentier est fermé et que nous devons partager la route poussérieuse avec les voitures, minibus et autres engins roulants.

La vue nous ravit, la faune et la flore aussi.

Les deux premières cascades ne présentent pas beaucoup d’intérêt du fait de leur faible débit d’eau en cette saison. Celà n’empêche pas deux jeunes garçons d’aller à la pêche aux petits poissons.

La troisième cascade se fait désirer, nous nous arrêtons en chemin pour pique-niquer au mirador, avec vue panoramique.

La dernière cascade est beaucoup plus impressionnante.

Les jeunes du coin n’hésitent pas à se jeter à l’eau, malgré la température assez fraîche, et une couleur assez douteuse.

Nous prendrons un bus pour le retour, une occasion inespérée, un véhicule tout confort, sorti de nul part, pour un prix symbolique!

Alors que la veille nous avions envisagé de randonnée jusqu’au sommet, c’est le déluge sur Coroico à notre réveil. Nous décidons donc de partir le matin même, en quête de nouvelles aventures et de soleil! Nous n’allons pas être déçus!

Notre chauffeur est un pilote: par endroit la pluie a rendu la route difficilement pratiquable, l’embrayage patine (et ça se sent!), mais la caravane passe! Il recueillera même un petit poulet transi de froid en cours de route.

Nous atteignons La Paz sous la neige!

En attendant de prendre un bus pour Sucre en soirée, nous en profitons pour visiter le musée d’art contemporain de La Paz.

La Paz: Déjà un mois de voyage!

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Nous quittons Copacabana et le lac Titicaca pour nous rendre à La Paz, la capitale de la Bolivie. Le trajet en bus se déroule tranquillement jusqu’à l’arrivée à un détroit. Le bus embarque alors sur une grande barque et les passagers sur un bateau un peu moins rudimentaire.

En arrivant sur La Paz, nous traversons la banlieue qui surplombe tous les alentours de la ville, puis nous descendons dans le fond de la cuvette qui constitue le centre ville et les quartiers riches. (Et oui, c’est le monde à l’envers ici, les bas quartiers sont en haut !)

La Paz est la plus grande ville de Bolivie avec plus de 2 millions d’habitants. C’est aussi la capitale la plus haute du monde puisqu’elle s’étage de 3200m à 4000m. Autant vous dire que les balades n’y sont pas de tout repos, entre le dénivelé, la circulation, la pollution, la densité de population…

De plus, je fête notre premier mois de voyage avec une bonne angine…Et oui, c’est ça de rester regarder les couchers de soleil à 4000m d’altitude ! Heureusement, les antibiotiques sont en libre service ici donc je ne mettrai pas trop longtemps à me rétablir.

Nous effectuons donc la visite de la capitale à un rythme tranquille, en commencant par le marché aux sorcières. On peut y trouver toutes sortes d’ingrédients magiques, comme des foetus de lama et autre poudre de perlinpinpin.

A défaut d’être en bon état, les bus sont vraiment jolis ici.

Nous faisons un tour au musée des instruments de musique, où nous pouvons admirer et même tester des instruments de musique en tout genre. Comme par exemple cette guitare à 5 manches…si Shiva descend un jour sur terre, ça fera peut être un client potentiel 😉

Nous nous posons quelques instants sur les escaliers de la Plaza Murillo, la plus belle place de la ville. Elle est envahie de pigeons (je parle du volatile !) comme quoi c’est vraiment universel comme animal.

Pour ma part, je visite le musée de la coca, mais Géraldine préfère aller faire du shopping. C’est un petit musée en taille mais il contient énormement d’informations sur cette plante quasiment sacrée en Bolivie. On y découvre les vertus de la feuille de coca machée (coupe faim, meilleure resistance à l’altitude et au travail) mais également des alcaloïdes, qu’elle contient, utilisés jadis par les incas comme anesthésiants et aujourd’hui comme base de préparation de la cocaïne. Je suis étonné d’apprendre que Coca-cola achète encore des centaines de tonnes de feuilles de coca à la Bolivie pour la préparation de sa boisson gazeuse bien connue.

Finalement, La Paz est une très grande ville pas très agréable à vivre. Après avoir fait le plein de souvenir bon marché (bonnet, hamac, châle en alpaga…) nous partirons vers Coroico, non content de retrouver un peu de verdure.