Ubud, la “capitale touristique” de Bali

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Nous reprenons le ferry pour Bali le 30 octobre 2012. Le ferry est appellé ici “slow boat” et nous allons vite comprendre pourquoi! Après les 5h de traversée “réglementaires” le bateau stoppe à quelques centaines de mètres du port…Il semble ne pas y avoir de quai disponnible pour débarquer! nous attendrons encore 3 bonnes heures avant de pouvoir mettre le pied à terre. Le coté positif des choses c’est que le ferry est un très bon moyen pour rencontrer des gens, d’autant plus que les étrangers sont “parqués” sur le pont supérieur avec interdiction de s’assoir à l’intérieur du bateau avec les locaux (étrange!). Nous passons le temps en dicutant avec d’autres francais et en échangeant des souvenirs de voyage et des “bon plans”.

Nous arrivons à Ubud plusieurs heures après le coucher du soleil, mais aucun problème pour trouver un hôtel ici: La ville est constituée quasiment uniquement d’hôtels et de restaurants, tout ça en plein milieu des rizières. Nous sommes en basse saison et finalement nous trouvons la ville très agréable et relativement calme. Après une première nuit dans un hôtel miteux trouvé à la va vite, nous n’avons que 20 mètres à parcourir pour trouver un hôtel flambant neuf, avec petit déjeuner, eau chaude, wifi…tout ça pour un prix très raisonnable. Nous y passerons plus d’une semaine.

Nous consacrons la première journée au repos. Nous visitons quand même dans l’après-midi la Sacred Monkey Forest : un temple autour duquel la nature à repris ses droits et où les singes règnent en maître.

Il vaut mieux faire attention à son chapeau et ses lunettes de soleil car les singes se sont accoutumés à l’humain et n’hésitent pas à venir au contact pour chaparder des choses (notamment de la nourriture).

Le jour suivant nous ne résistons pas à une petite balade dans les rizières, le symbole de la région. Il est très agréable de s’y balader à pied ou en vélo.

La municipalité d’Ubud a mis en place un concept intéressant pour rénover les rues à moindre coût. N’importe qui peut devenir donateur et acheter une dalle sur laquelle il peut écrire un message. Il n’est pas étonnant alors de voir des gens marcher la tête baissée, car il y a de la lecture !

On tombe même parfois sur des messages assez marrants :

(“Selamat” est un mot indonésien utilisé pour dire bonjour, bienvenue, bon appétit…)

Les temples sont omniprésents à Bali. Les familles vivent ensemble dans des petites maisons regroupées autour d’un temple. Dans les hôtels également on trouve en général un temple et un jardin autour duquel tout l’hôtel est construit. C’est agréable car du coup les constructions sont assez aérées.

Les offrandes constituent un rituel quotidien pour tous les balinais : elles sont déposées devant les paliers de portes, dans les magasins, les restaurants, sur les scooters, et bien-sûr dans les temples.

Elles sont constituées d’encens, de feuilles, de fleurs et aussi de nourriture comme des petits gâteaux multicolores que les balinais s’autorisent à manger quand ils ont un petit creux !

Nous assistons à un spectacle de danse traditionnelle accompagnée par un gamelan (orchestre composé d’instrument balinais) au palais d’Ubud.

Je ne voulais pas quitter l’Indonésie sans écouter cette musique de Bali, car elle était le sujet de l’option musique du bac 2003, et je ne pensais pas un jour pouvoir en profiter en live ! Finalement nous avons surtout été impressionné par les danses qui sont d’une précision inouïe. Les danseuses sont synchronisées entre elles jusqu’aux mouvements de leurs doigts et à la direction de leurs regards. On les croirait vraiment en transe, comme possédées quand elles dansent.

Nous décidons également de nous imprégner de la culture locale en prenant des cours de cuisine balinaise. Nous débutons la matinée par un tour du marché pendant lequel la cuisinière nous décrira les différents légumes, fruits et épices utilisés sur l’île.

Les haricots verts en France nous paraissent bien ridicules comparé à ceux que l’on trouve ici :

Nous nous rendons ensuite à la cuisine dans laquelle nous préparons les différents ingrédients que l’on va utiliser. Voici le mélange d’épices nécessaire à la préparation de la sauce balinaise:

Il faut ensuite piler le tout dans un pilon en pierre de lave volcanique, après bien-sûr avoir revêtu son magnifique tablier Némo 😉

Nous faisons également frire des petits oignons:

Et voilà le travail :

Nous cuisinerons une soupe balinaise (bouillon, épices, boulettes de viande), des satay (brochettes de viande), des pepes (poisson, épices et légumes cuit à la vapeur dans une feuille de bananier), du riz jaune (riz, épice et oignons frits) et des dadar gulung (pancakes verts fourrés au sucre brun et à la noix de coco).

A la fin de la matinée nous dégustons le repas tous ensemble. On a pris des notes, mais c’est pas sûr qu’on puisse vous refaire ça en France étant donné la multitude d’ingrédients farfelus qu’il faut !

Après quelques jours paisibles à Ubud nous décidons de louer un scooter pour explorer un peu les environs. La circulation est assez calme ici et nous pensons pouvoir nous déplacer sans problème en scooter…c’était sans compter sur le bon vouloir de la police…

Nous partons de bon matin en direction du Lac Batur. Quelques kilomètres avant d’arriver nous sommes arrêtés par un barrage de police. On nous avait dit que les policiers étaient très tatillons, surtout avec les touristes étrangers. Nous nous arrêtons confiants, persuadé d’être en règle (papiers du véhicule, permis international, casque, véhicule en bon état). Le policier, très sympathique, engage la conversation. Pourtant au bout de 5 minutes il commence à changer de ton et nous indique que nous n’avons pas le permis adapté pour conduire un scooter. En effet, sur mon permis international, le permis B pour voiture est validé mais pas le permis “motocycle”, normal puisque je n’ai pas le permis moto…J’essaye de lui expliquer qu’en France, j’ai le droit de conduire un scooter avec le permis B, mais rien y fait, il me dit qu’ici on est en Indonésie, et il faut le permis motocycle et que l’amende est de 250 000 roupies (pas d’affolement, ça ne fait qu’une vingtaine d’euros!) Info ou intox? Dans ma tête je repense à tous les gamins de 12 ans que l’on a croisé sur les routes en moto, pieds nus et sans casque…pas sûr qu’ils aient le permis adapté eux non plus !

Mais avant même que je commence à rechigner, le policier me dit qu’il peut laisser passer pour cette fois, en échange d’un petit quelque chose comme par exemple la moitié du prix de l’amende…Si j’avais été persuadé d’être dans mon droit j’aurais demandé à payer l’amende en échange d’un reçu officiel ce qu’il aurait peut-être mis le policier en difficulté…ou pas! Finalement je préfère ne pas jouer avec le feu, et je lui donne discrètement 50 000 Roupies, ce qui semble lui suffire pour nous laisser repartir.

Au fur et à mesure que l’on monte la température diminue, ce qui n’est pas désagréable. Nous arrivons enfin à Penelokan, village qui offre un magnifique panorama sur le volcan Batur et son lac.

Le paysage est lunaire et nous voyons très nettement les coulées de lave qui ont déferlées du volcan (en noir sur la photo). Nous nous arrêtons dans un petit restaurant local ou personne ne parle anglais (pas de chance, c’est rare à Bali). Nous ne savons toujours pas ce que l’on à mangé, excepté que ça ressemblait à du poisson, que ça piquait fort et que ça ne coûtait pas cher!

Nous poursuivons la route vers le pied du volcan pour essayer de traverser les zones de roche volcanique noire. En chemin nous rencontrons un motard qui nous propose de le suivre et nous amène jusqu’à un petit temple sur les rive du lac. Bien-sur, il essayera par la suite de sympathiser avec nous, de nous dire qu’il connais bien la France, etc, pour enfin de compte essayer de nous vendre ses peintures. Nous réussissons à trouver des excuses plus ou moins tangibles pour ne pas acheter ses peinture et nous le remercions gentiment de nous avoir montré cet endroit magnifique :

Nous prenons le chemin du retour qui se déroulera sans encombre, mais avec quelques détours : les cartes de l’île ne sont pas toujours fidèles à la réalité, et les panneaux de direction quasi inexistants… Heureusement les gens dans la rue sont toujours prêt à nous indiquer la direction (même quand ils ne la connaissent pas d’ailleurs !). Nous faisons une halte à Gunung Kawi, un temple encastré au fond d’une vallée. Après avoir revêtu nos sarongs, obligatoires pour visiter le temple, nous descendons les 230 marches pour atteindre la rivière. Les flancs de la vallée sont recouverts de rizières verdoyantes.

Au fond de la vallée, nous atteignons les mausolées, sculptés dans des niche à même la falaise.

Nous n’avons parcouru que 80 km mais cela nous a pris quasiment toute la journée entre les pauses, la circulation dense et la qualité des routes pas toujours au rendez-vous! Pourtant, nous sommes conquis par ce nouveau moyen de locomotion qui nous procure une grande liberté. Nous décidons alors de laisser nos gros sacs à dos à l’hôtel, et de partir pour 3 jours en scooter avec des bagages légers, direction Amed, à l’est de l’île.

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2 responses »

  1. C’est quoi le nom de l’hotel où vous logiez?? (sur laquelle on voit Géraldine)
    Ca me dit quelque chose ce carrelage blanc!

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