Yogyakarta

Standard

Dimanche 11 novembre 2012, après un trajet de 7h qui s’est transformé en 12h de minibus pour rejoindre Yogyagarta, nous arrivons un peu avant minuit, épuisés (on se lève à 4h du matin depuis deux jours). Nous prenons une chambre au hasard dans une homestay encore ouverte à cette heure tardive, avant d’avaler un dîner rapide dans un petit stand de rue, pressés de pouvoir enfin nous reposer!

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes sur pied pour trouver un hôtel plus sympa. Nous procédons ainsi chaque fois que nous arrivons tard dans un nouvel endroit: une chambre au hasard pas trop cher, dans laquelle nous laissons nos affaires pour s’enquérir d’un endroit plus sympa le lendemain matin, si besoin est.

Alors que nous marchons quelques pas, un “rabatteur” nous indique un hôtel. Bien qu’habituellement réticent à ce genre de pratique, nous le suivons. De petites ruelles en petite ruelles, l’homme nous conduit au “Lotus losmen”, que nous n’aurions jamais trouvé seul. Le cadre, avec la terrasse sur le toit, aménagée de nombreuses plantes, ainsi que le petit déjeuner royal nous plaise bien. Le coin est idéal: rue piétonne, donc calme, et bien situé, ce qui nous permet en quelques pas de rejoindre les rues principales bien animées. On y voit notamment des becaks, tricycles permettant de transporter des passagers, des voitures à cheval, le tout aux côtés de véhicule plus classiques.

Le changement d’ambiance avec Bali est bien agréable. Destination beaucoup moins touristique, les personnes semblent plus authentiques dans leur rapport avec nous. Beaucoup d’étudiants viennent nous poser quelques questions et nous prennent en photo pour leurs devoirs à la maison. Les gens sont souriants, curieux, et ne nous adressent pas (toujours) la parole dans le simple but de nous vendre quelque chose. On apprécie avec plaisir ces échanges.

Yogyakarta, appelée Yogya est aussi le point de départ pour visiter deux temples classés au patrimoine de l’UNESCO: Borobudur et Prambanan. Nous choisirons de visiter seulement le premier, car l’entrée est à 20 dollars par temple par personne. De plus, les temples d’Ankor au Cambodge sont apparemment plus prestigieux, et ils sont aussi sur notre route.

Des agences proposent la visite du site de Borobudur, en minibus climatisé, départ au pied de l’hôtel. Nous sommes un peu las des “packages”, nous décidons donc de nous rendre par les transports locaux sur le site. Nous mettrons presque 3h.

Nous arrivons vers midi, c’est l’heure la plus chaude, mais apparemment l’heure la plus calme. Nous n’en sommes pas fiers, mais nous tentons de me faire passer pour étudiante grâce à ma carte vitale européenne (vu sur le net), mais en vain (Ils ont du s’apercevoir qu’il y avait un nombre anormalement élevé d’étudiants parmi les touristes français et exigent désormais une carte d’étudiant internationale, c’est-à-dire en anglais ).

Le temps de nous vêtir d’un sarong, et le majestueux temple bouddhiste s’élève devant nous.

Le temple est composé de plusieurs étages: sur les plus bas figure des gravures en bas relief qui décrivent des scènes de l’histoire de Bouddha. Ils sont en plus au moins bon état, mais les nombreux détails nous impressionnent.

Aux étages supérieurs, plusieurs dizaines de stupas (des sortes de cloches) recouvrent chacune un bouddha qui pointe de ses mains une direction différente.

La localisation du temple invite au calme et à la méditation: situé au milieu d’une végétation florissante, il est épargné de toute nuisance sonore.

Comme nous le constaterons plus tard dans la rue, nous sommes sollicités à plusieurs reprises pour poser sur des photos aux côtés de parfaits inconnus, qui semblent ravis que l’on accepte.

Nous déambulons durant deux heures dans les différents étages du temple. Le climat tropical se rappelle à nous avec une grosse averse, que nous éviterons, abrités sous le poste de sécurité.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons auprès d’un vendeur ambulant de beignets. Plutôt prudents nous ne prenons qu’un échantillons de chaque. Comment dire… c’est un DELICE!!
Nous retournons en acheter le triple avant de prendre le bus, qui semblait nous attendre cette fois : il part directement après nous avoir embarqué, ça nous change.

Alors certes, le “package” proposé par l’hôtel nous aurait fait gagner du temps, économiser de la marche à pied, et un peu d’argent (quasiment le même prix en transport mais deux dollars de réduction sur l’entrée) mais les beignets en valaient largement la peine! Donc pas de regret!

De retour à Yogya, nous éprouvons quelques difficultés à visiter certains endroits: les horaires de la fabrique de cigares ont changé, les marché aux oiseaux et aux poissons ont été déplacés à 4km, le prix du spectacle d’ombres a quadruplé et le palais du sultan est fermé pour cause de nouvel an musulman… mais ce n’est pas déplaisant de simplement se promener dans les rues, pleines d’animations, de vendeurs ambulants et d’indonésiens qui engagent facilement la conversation. Et il y a toujours quelques curiosités à découvrir.

Nous visitons un atelier de batiks (peinture à la main sur du tissu). On ne sait pas si c’est vraiment une école de batiks comme annoncé, mais nous pouvons observer les différentes étapes de fabrication artisanale : Pour chaque couleur, une couche de cire est appliquée sur toutes les zones non colorée (comme un négatif) puis le tissu est trempé dans la peinture. La cire est ensuite enlevée par un bain dans l’eau bouillante puis le processus est réitéré pour les couleurs suivantes.

On trouve des toiles à tous les prix, non pas en fonction de la taille mais de celui qui l’a peinte nous précise-t-on. Nous choisissons un petit souvenir qui prendra place dans le prochain colis.

Le jeudi 15 novembre 2012 est un jour de fête pour les musulmans, il symbolise le premier jour de l’année. Plusieurs personnes dans la rue nous informe de célébrations, de carnavals, de procession dans la rue… mais nous ne verront rien de tout ça. Nous croiserons quelqu’un qui nous expliquera que la fête est quelque chose de plus introspectif, avec beaucoup de méditations, et qui se fait en famille…

En marchant dans la rue nous profitons d’un concert improvisé d’un groupe de percussions qui porte le nom de Ganesha (voir la rubrique musique pour la vidéo).

Vendredi 16 novembre 2012, Pierre part visiter le Kraton. C’est le palais royal du sultan actuel qui gouverne la région, très apprécié et reconnu. La demeure est plutôt sobre.

Quelques détails rappellent néanmoins le prestige du sultan.

Le palais dispose de son propre orchestre de gamelan, musique traditionnel de l’Indonésie.

Pierre se rend ensuite au “Château d’eau” sorte de piscine privée du sultan. Il est accosté par de jeunes étudiants qui se proposent de le guider afin de travailler leur anglais. Le château d’eau comporte deux piscines : une dans laquelle se baignent les 35 femmes du sultan et une seconde, dans une enceinte fermée, dans laquelle le sultan se baigne après avoir choisi une heureuse élue parmi les 35.

Les étudiants proposent ensuite à Pierre de le guider jusqu’à une mosquée souterraine, dont nous avions appris l’existence dans le guide du routard. Effectivement elle n’est vraiment pas facile à trouver.

Vous pouvez remarquer que Pierre pose avec notre colis qui nous a bien donné du fil à retordre: de l’emballage à l’envoi, il a bien failli ne jamais quitter l’Indonésie du fait du nouvel an musulman!

Le soir même, nous prenons un train de nuit pour nous rendre à Jakarta. Du fait de la fête de la nouvelle année pour les musulmans, c’est un gros week-end, les prix s’envolent et les places sont rares, même en achetant son billet quatre jours à l’avance. Nous voyageons en classe économique, mais avec la clim.

En entendant les récits de différents voyageurs, nous nous préparons psychologiquement pour cette épreuve! Mais nous sommes agréablement surpris. Nous parvenons à faire abstraction des sièges non inclinables, de la lumière présente tout le voyage, des vendeurs ambulants qui montent aux (très) nombreux arrêts en clamant haut et fort ce qu’ils proposent comme marchandises. Bercés par le train nous nous endormons par intermittence. Nous arrivons en gare de Jakarta à 5h30 du matin, la ville est déjà en effervescence.

Advertisements

3 responses »

  1. un petit coucou à vous 2… ah ça dépayse!!! Moi qui suis au boulot à chaque fois que je lis vos aventures de dingues!!! car il vous en arrive mais vous vous en sortez toujours haut la main… Nous on commence à préparer les fêtes de fin d’année et on se prépare au froid de l’hiver BROUHHH!!! @+ les aventuriers!!! 😉
    Bisous

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s