Monthly Archives: December 2012

The beach, une journée à Ko Phi Phi

Standard

Loi Kratong est passé et a emporté les derniers nuages de mousson avec lui. Nous nous décidons alors pour une excursion à la journée sur Ko Phi Phi. Nous retrouvons avec une joie mitigée l’organisation: transport en bétaillère + badges autocollants. Cette fois par contre pas de “long tail boat”, trop lent, mais un “speed boat” qui nous permet de parcourir en un temps record les 50km qui séparent l’île du continent. Le vieux moteur pétaradant est remplacé par de puissants et silencieux moteurs hors-bord. Le bateau est beaucoup moins bondé que la dernière fois ce qui n’est pas désagréable.

Nous faisons une première halte sur Bamboo island. L’île est quasiment déserte et la plage est d’un blanc immaculé. Un vrai paradis!

Les seuls habitants que nous croisons sont des sortes de varans qui semble sortir tout droit de l’époque des dinosaures.

Avant de nous jeter à l’eau, nous nous baladons autour de l’île.

Le paysage est très joli. Même les rochers sont design ici ! On dirait qu’il contiennent une grande quantité de fer qui s’érode à une vitesse différente du reste de la roche ce qui donne des effets assez spectaculaires.

Une petite baignade et il est déjà l’heure de repartir. Malheureusement, un passager manque à l’appel. Nous patientons un bon quart d’heure avant qu’une autre passagère le reconnaisse, en train de faire la sieste sur la plage à 20 m du bateau ! Le capitaine descend le réveiller et cette fois, nous prenons la mer vers Hing Klang, une autre île de l’archipel pour une pause snorkeling.

L’eau est d’une transparence appréciable et les poissons sont au rendez-vous.

Ce n’est pas vraiment une question de chance si les poissons sont là car dans ce genre d’excursion, le guide lance de la nourriture pour les attirer. Personnellement, je n’aime pas trop cette méthode car je trouve que la plongée perd un peu de son charme. De plus, les poissons perdent leur réflexes naturels et deviennent anormalement proche des humains.

Nous reprenons le bateau vers le sud pour atteindre Ko Phi Phi Lay. L’île surgit de l’eau comme un immense iceberg.

Nous la contournons jusqu’à atteindre une ouverture dans laquelle le bateau s’engage. Nous sommes entourés de falaises, on se croirait dans des Fjords, l’eau cristalline en plus.

La seconde baie dans laquelle nous nous rendons est tout aussi impressionnante, d’autant plus qu’elle rappelle des souvenirs à nombre de cinéphiles:


(Cliquer sur l’image pour agrandir)

Il s’agit de Maya Bay, la plage sur laquelle a été tournée le film “The Beach”, sorti en 2000, avec Léonardo Dicaprio (film que je vous recommande d’ailleurs). On nous avait carrément déconseillé d’y aller à cause de la sur-fréquentation du site. Finalement, nous sommes plutôt agréablement surpris par le calme et la beauté du lieu.

Nous finissons la journée par une escale sur Ko Phi Phi Don, l’île habitée de l’archipel. Malgré l’envahissement d’une partie de l’île par les hôtels et les restaurants, certains paysages restent très jolis et je suis déçu de ne pas avoir plus de temps pour explorer l’île et monter au point de vue situé au sommet.

Advertisements

Vamos a la playa

Standard

Nous commençons notre périple en Thaïlande par le sud et ses plages mondialement connues. Nous prenons un bus de nuit pour parcourir Bangkok-Krabi. Le réseau routier semble en bien meilleur état qu’en Indonésie, nous arrivons même avec 1h d’avance! Krabi est à quelques kilomètres de la mer. Il n’y a donc pas de plage mais c’est un bon point de départ pour les différentes îles de la côte d’Andaman. Après avoir trouvé un hôtel, nous visitons cette petite bourgade puis réservons une excursion pour le lendemain, un tour en bateau sur 4 îles.

Nous embarquons le lendemain matin dans une “bétaillère” qui nous conduit à Ao Nang, la station balnéaire à quelques kilomètres de Krabi. On nous colle ensuite un autocollant de la couleur correspondant à l’excursion que nous avons choisi pour nous identifier parmi la horde de touristes. Malgré le sentiment d’être un mouton, on ne peut pas nier que l’organisation est béton! Nous prenons place à bord d’un “long tail boat”, un bateau à longue queue. Ce nom provient du type de moteur utilisé pour propulser l’embarcation : un moteur de voiture (voir de camion!) sans carénage, qui est prolongé d’un long axe entraînant l’hélice.

Nous nous rendons à Phranang beach. La plage est située au pied de gigantesque formations karstiques (falaises) et n’est accessible qu’en bateau.

Elle constitue un spot très réputé pour l’escalade.

On y visite la Grotte de Phranang (la grotte de la princesse). On y trouve un sanctuaire dans lequel les pécheurs déposent des offrandes assez originales : des phallus en bois (le pays est très décomplexé à ce niveau) dans l’espoir d’obtenir une pèche plus abondante…

Nous poursuivons la navigation jusqu’à une première île : Poda island (l’île tortue). La plage de sable blanc est magnifique, mais il faut la partager avec les singes mangeur de crabes qui vivent sur l’île.

Notre première baignade en Thaïlande est des plus agréable, l’eau est aussi chaude que l’air…entre 28°C et 30°C!

Nous nous arrêtons vers midi pour manger sur deux petites îles reliées par une bande de sable.

Nous profitons également de la plage, mais le temps commence à devenir menaçant. La période de mousson se termine tout juste et nous avons régulièrement des averses.

Ca ne rate pas, nous affrontons un bel orage !

Le guide nous propose pourtant de faire quand même la session de snorkeling. En effet, on est mieux dans l’eau! Mais la visibilité n’est pas terrible et il n’y a pas beaucoup de beaux poissons.

Nous finissons la journée en passant au large de Chicken island, je vous laisse deviner d’où lui vient ce nom !

Face aux caprices de la météo, nous décidons de reporter notre excursion à Koh Phi Phi prévue le lendemain à une date ultérieure. Nous profitons donc de la journée pour visiter Krabi. La ville possède un petit temple très calme, qui surplombe la ville.

Aujourd’hui mercredi 28 novembre 2012, c’est Loi Krathong, une des fêtes les plus populaires de Thaïlande, qui a lieu à la première pleine lune du 12ème mois lunaire. Elle annonce la fin de la saison des pluie. Le but de cette célébration est de remercier la divinité des rivières, qui donnent vie aux champs et aux forêts, et de lui demander pardon pour la pollution causée par les hommes. Des lanternes en papier sont envoyées dans le ciel.

Les thaïlandais fabriquent des petites embarcations en feuilles de bananier appelées “krathong”, décorées de fleurs et d’une bougie, qui sont ensuite relâchées dans la rivière.

Ça semble vraiment être une fête importante vu le nombre de personnes dans les rues. En tout cas, nous sommes content d’avoir pu y assister car l’ambiance populaire nous montre le vrai visage de la Thaïlande.

Nous quittons Krabi pendant quelques jours pour nous lancer à l’aventure de Koh Lanta! Bon, je vous avoue qu’il n’est pas trop difficile de s’en sortir sur Koh Lanta vu le nombre d’hôtels et de restaurants qui ont fleuri sur l’île. En fait, le jeu télévisé n’aurait pas été tourné ici mais sur une petit île non loin de là. Le nom “Koh Lanta” a été choisi pour l’émission car il signifie “Loin de tout”.

L’île est en effet très paisible, et même si elle ne possède pas d’attraction majeure, nous y passons quelques jours agréables. Nous louons un scooter qui nous permet d’aller jeter un coup d’oeil à la vieille ville qui se situe de l’autre coté de l’île.

Cela nous permet également d’atteindre des plages, plus désertes les unes que les autres !

Malheureusement, la plupart des plages ne permettent pas de se baigner à marée basse à cause des rochers. Dans ces cas là, la meilleure chose à faire est d’attendre le coucher du soleil et d’en prendre plein les yeux !

(cliquez sur l’image pour agrandir)

Après 3 jours “loin de tout” nous regagnons la terre ferme et retournons à Krabi, notre QG! Nous découvrons de plein jour les bords de la rivière que nous n’avions encore pas pris le temps de visiter. Ici aussi on trouve de très belles formations karstiques.

Notre visite se termine précipitamment suite à l’attaque de crabes géants.

Bangkok, mon petit choc linguistique

Standard

Nous sommes presque déçus d’arriver aussi rapidement à Bangkok, on s’habitue vite à voyager en business-class! Nous foulons donc le sol de la Thaïlande le jeudi 22 novembre 2012. Nous nous rendons directement au bureau de l’immigration qui nous appose sur nos passeports un visa touristique gratuit pour 30 jours. Nous sommes rassurés car il arrive que l’immigration demande d’avoir en sa possession un billet retour, or notre prochain vol décolle d’Hanoï au Vietnam dans 4 mois!

Après plusieurs tentatives, nous trouvons un taxi qui accepte de mettre son compteur et nous rejoignons le quartier de Khao San à l’ouest de Bangkok (celui pour les petits budgets parait-il 😉 ).

Tandis que nous sommes arrêtés au feu rouge depuis quelques secondes (certains connaissant déjà l’histoire, vous pouvez sauter le paragraphe!) le chauffeur monte le volume de sa musique de clubber, baisse ma vitre, je ne sais pas pourquoi mais ça sent l’embrouille…

Le chauffeur s’agite pour nos montrer on ne sait quoi dans la rue, le compteur de kilomètres défile alors sous mes yeux incrédules, tandis que la voiture n’a pas bougé d’un millimètre…

Au bout de 5 mois, on reconnait un peu plus les entourloupes! Au bout de 5 mois, je suis encore trop polie pour les faire remarquer!

Nous trouvons un hotel très simple et bon marché dans une rue touristique (composé exclusivement d’échoppes de souvenirs, d’habits, de resto, ou d’hôtels), mais sans voiture donc relativement calme. Un des avantages de ce quartier, c’est qu’ici nous avons le choix: manger dans un grand restaurant ou dans un petit stand de rue, avoir une chambre de luxe ou partager sa salle de bain.

Le soir même nous nous baladons un peu dans les rues attenantes qui ne manquent pas d’animations. C’est un peu le choc “linguistique” pour moi! Pierre ayant vécu auparavant 6 mois en Chine, il n’est pas plus troublé que ça. En revanche pour moi c’est inédit d’être dans un pays où je ne comprends pas un mot et ne reconnait pas une lettre. Et bien que l’on soit à Bangkok tout le monde ne parle pas anglais. Heureusement les chiffres sont les mêmes que chez nous! Nous savons combien nous payons notre soupe, même si on ne sait pas toujours ce qu’il y a dedans!

Le lendemain nous partons de bonne heure et de bonne humeur direction l’ambassade du Vietnam afin d’obtenir nos visas pour la suite du voyage. Nous nous acquittons de 1800 baths (45€) chacun et laissons nos passeports en espérant les retrouver dans 15 jours à notre retour à Bangkok.

Etant donné la taille de la ville, la chaleur étouffante et les petites entourloupes des taxis, nous optons pour les bus locaux, nombreux, pratiques et à prix imbattables (de 20 à 50 cts d’€ selon le niveau de confort du bus). Avec une carte du réseau de bus et le sens de l’orientation aiguisé de Pierre (car les directions sont écrites en thaï évidemment), nous nous déplaçons plutôt aisément.

Nous rencontrons d’ailleurs de drôle de chose chemin faisant: un nouveau concept d’antivol pour bus:

En traversant un parc, je sursaute en remarquant un varan (énooooooorme évidemment 😉 ) à un (petit) mètre de moi, bien moins inquiet que je ne le suis.

Le soir, nous visitons le marché aux fleurs. Selon le Lonely, c’est le meilleur moment de la journée… ça a dû changer entre temps! C’est sympa mais sans plus.

Le plus intéressant finalement fut d’emprunter les ferries, vu que Bangkok est traversé par un fleuve. Nous avons pu admirer Bangkok by night. Malheureusement, pas de photos à partager, car on est serré comme des sardines, ça bouge pas mal sur l’eau, et ça éclabousse (voir détrempe pour certains). Sans doute pas le meilleur moyen de se déplacer, surtout que le volume sonore des moteurs et des “hôtesses” qui guident les gens sont imposants.

Samedi 24 novembre, nous partons à la fraîche (lever: 7h30, qui a dit que c’était les vacances?? 😉 ) pour visiter le Wat Phra Kaew, appelé aussi temple du Bouddha d’émeraude. Ce vaste espace renferme également l’ancienne résidence royale (le Grand Palais). Il est composé de nombreuses constructions, le plus souvent finement décorées.

Des énormes stupas (sorte de cloches) dorées à la feuille d’or, et qui devraient en théorie renfermer chacune un bouddha, sont portées par plusieurs personnages très soignés.

Le point d’orgue de la visite est évidemment le bouddha d’émeraude, qui serait d’ailleurs plutôt en quartz (de jaspe) ou en jade (de néphrite, pour les spécialistes). Il trône sur un autel à plusieurs mètres de haut, il occupe une place très importante dans le bouddhisme thaï et est l’objet de beaucoup de vénération.

Ce lieu est très important pour les thaïlandais: tenue correcte exigée (épaules et jambes intégralement couvertes, petite tolérance pour les tongs).
Je vous laisse admirer le pantalon de Pierre prêter pour l’occasion:

Toute démonstration de “tendresse” est interdite:

Le temple du Bouddha d’émeraude possède même une maquette des temples d’Angkor au Cambodge:

Nous passons devant le Grand Palais dont l’architecture nous impressionne. Dommage qu’on ne puisse pas visiter l’intérieur!

Après une petite pause déjeuner, nous continuons notre balade par le marché des amulettes. Ce sont des miniatures, le plus souvent à l’effigie de Bouddha, que les collectionneurs comparent avec beaucoup d’attention à l’aide d’un monoculaire. Ces amulettes servent à porter chance, notamment pour les métiers à risques comme chauffeur de taxi parait-il…

Nous poursuivons la visite avec le temple Wat Pho, un peu moins fréquenté que le temple du Bouddha d’émeraude, mais qui possède beaucoup de charme.

Il présente une des plus vaste collection de bouddhas du monde.

Plusieurs pièces accueillent un Bouddha, dans différentes positions

Le Wat Pho abrite également le plus grand Bouddha couché du monde (46 m de long, 15 m de haut) autant dire que c’est galère à photographier!

Durant notre dernier jour à Bangkok, nous profitons du parc Dusit. Enfin, de derrière les grilles car il est en rénovation. C’est à la suite d’un voyage en Europe en 1897 que Rama V rentre au pays la tête remplie d’images de châteaux et fait construire le parc Dusit.

Nous visitons également le palais Vimanmek, ( ancienne demeure de Rama V), pied nu, dépourvu de nos sacs à dos et appareils photo, le tout au pas de course car on est en retard! Le palais compte 81 pièces, il serait le plus grand bâtiment en teck doré du monde construit sans clou. Nous avons seulement pu photographier une dépendance du palais.

Nous nous pressons de rentrer car avant de prendre le bus pour quitter Bangkok, Pierre doit essayer le “patron” de son costume sur mesure, à prix défiant toute concurrence.

Nous sautons dans un bus local qui nous conduit au terminal Sud des bus, gare routière qui ne paye pas de mine à l’extérieur mais qui est très moderne et organisée à l’intérieur. Nous espérons emprunter le bon bus, car on ne peut lire que l’heure du départ sur le ticket. Même la date est incompréhensible pour nous, en Thaïlande, nous sommes en 2555!

L’aventure continue à Krabi!