Bangkok, mon petit choc linguistique

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Nous sommes presque déçus d’arriver aussi rapidement à Bangkok, on s’habitue vite à voyager en business-class! Nous foulons donc le sol de la Thaïlande le jeudi 22 novembre 2012. Nous nous rendons directement au bureau de l’immigration qui nous appose sur nos passeports un visa touristique gratuit pour 30 jours. Nous sommes rassurés car il arrive que l’immigration demande d’avoir en sa possession un billet retour, or notre prochain vol décolle d’Hanoï au Vietnam dans 4 mois!

Après plusieurs tentatives, nous trouvons un taxi qui accepte de mettre son compteur et nous rejoignons le quartier de Khao San à l’ouest de Bangkok (celui pour les petits budgets parait-il 😉 ).

Tandis que nous sommes arrêtés au feu rouge depuis quelques secondes (certains connaissant déjà l’histoire, vous pouvez sauter le paragraphe!) le chauffeur monte le volume de sa musique de clubber, baisse ma vitre, je ne sais pas pourquoi mais ça sent l’embrouille…

Le chauffeur s’agite pour nos montrer on ne sait quoi dans la rue, le compteur de kilomètres défile alors sous mes yeux incrédules, tandis que la voiture n’a pas bougé d’un millimètre…

Au bout de 5 mois, on reconnait un peu plus les entourloupes! Au bout de 5 mois, je suis encore trop polie pour les faire remarquer!

Nous trouvons un hotel très simple et bon marché dans une rue touristique (composé exclusivement d’échoppes de souvenirs, d’habits, de resto, ou d’hôtels), mais sans voiture donc relativement calme. Un des avantages de ce quartier, c’est qu’ici nous avons le choix: manger dans un grand restaurant ou dans un petit stand de rue, avoir une chambre de luxe ou partager sa salle de bain.

Le soir même nous nous baladons un peu dans les rues attenantes qui ne manquent pas d’animations. C’est un peu le choc “linguistique” pour moi! Pierre ayant vécu auparavant 6 mois en Chine, il n’est pas plus troublé que ça. En revanche pour moi c’est inédit d’être dans un pays où je ne comprends pas un mot et ne reconnait pas une lettre. Et bien que l’on soit à Bangkok tout le monde ne parle pas anglais. Heureusement les chiffres sont les mêmes que chez nous! Nous savons combien nous payons notre soupe, même si on ne sait pas toujours ce qu’il y a dedans!

Le lendemain nous partons de bonne heure et de bonne humeur direction l’ambassade du Vietnam afin d’obtenir nos visas pour la suite du voyage. Nous nous acquittons de 1800 baths (45€) chacun et laissons nos passeports en espérant les retrouver dans 15 jours à notre retour à Bangkok.

Etant donné la taille de la ville, la chaleur étouffante et les petites entourloupes des taxis, nous optons pour les bus locaux, nombreux, pratiques et à prix imbattables (de 20 à 50 cts d’€ selon le niveau de confort du bus). Avec une carte du réseau de bus et le sens de l’orientation aiguisé de Pierre (car les directions sont écrites en thaï évidemment), nous nous déplaçons plutôt aisément.

Nous rencontrons d’ailleurs de drôle de chose chemin faisant: un nouveau concept d’antivol pour bus:

En traversant un parc, je sursaute en remarquant un varan (énooooooorme évidemment 😉 ) à un (petit) mètre de moi, bien moins inquiet que je ne le suis.

Le soir, nous visitons le marché aux fleurs. Selon le Lonely, c’est le meilleur moment de la journée… ça a dû changer entre temps! C’est sympa mais sans plus.

Le plus intéressant finalement fut d’emprunter les ferries, vu que Bangkok est traversé par un fleuve. Nous avons pu admirer Bangkok by night. Malheureusement, pas de photos à partager, car on est serré comme des sardines, ça bouge pas mal sur l’eau, et ça éclabousse (voir détrempe pour certains). Sans doute pas le meilleur moyen de se déplacer, surtout que le volume sonore des moteurs et des “hôtesses” qui guident les gens sont imposants.

Samedi 24 novembre, nous partons à la fraîche (lever: 7h30, qui a dit que c’était les vacances?? 😉 ) pour visiter le Wat Phra Kaew, appelé aussi temple du Bouddha d’émeraude. Ce vaste espace renferme également l’ancienne résidence royale (le Grand Palais). Il est composé de nombreuses constructions, le plus souvent finement décorées.

Des énormes stupas (sorte de cloches) dorées à la feuille d’or, et qui devraient en théorie renfermer chacune un bouddha, sont portées par plusieurs personnages très soignés.

Le point d’orgue de la visite est évidemment le bouddha d’émeraude, qui serait d’ailleurs plutôt en quartz (de jaspe) ou en jade (de néphrite, pour les spécialistes). Il trône sur un autel à plusieurs mètres de haut, il occupe une place très importante dans le bouddhisme thaï et est l’objet de beaucoup de vénération.

Ce lieu est très important pour les thaïlandais: tenue correcte exigée (épaules et jambes intégralement couvertes, petite tolérance pour les tongs).
Je vous laisse admirer le pantalon de Pierre prêter pour l’occasion:

Toute démonstration de “tendresse” est interdite:

Le temple du Bouddha d’émeraude possède même une maquette des temples d’Angkor au Cambodge:

Nous passons devant le Grand Palais dont l’architecture nous impressionne. Dommage qu’on ne puisse pas visiter l’intérieur!

Après une petite pause déjeuner, nous continuons notre balade par le marché des amulettes. Ce sont des miniatures, le plus souvent à l’effigie de Bouddha, que les collectionneurs comparent avec beaucoup d’attention à l’aide d’un monoculaire. Ces amulettes servent à porter chance, notamment pour les métiers à risques comme chauffeur de taxi parait-il…

Nous poursuivons la visite avec le temple Wat Pho, un peu moins fréquenté que le temple du Bouddha d’émeraude, mais qui possède beaucoup de charme.

Il présente une des plus vaste collection de bouddhas du monde.

Plusieurs pièces accueillent un Bouddha, dans différentes positions

Le Wat Pho abrite également le plus grand Bouddha couché du monde (46 m de long, 15 m de haut) autant dire que c’est galère à photographier!

Durant notre dernier jour à Bangkok, nous profitons du parc Dusit. Enfin, de derrière les grilles car il est en rénovation. C’est à la suite d’un voyage en Europe en 1897 que Rama V rentre au pays la tête remplie d’images de châteaux et fait construire le parc Dusit.

Nous visitons également le palais Vimanmek, ( ancienne demeure de Rama V), pied nu, dépourvu de nos sacs à dos et appareils photo, le tout au pas de course car on est en retard! Le palais compte 81 pièces, il serait le plus grand bâtiment en teck doré du monde construit sans clou. Nous avons seulement pu photographier une dépendance du palais.

Nous nous pressons de rentrer car avant de prendre le bus pour quitter Bangkok, Pierre doit essayer le “patron” de son costume sur mesure, à prix défiant toute concurrence.

Nous sautons dans un bus local qui nous conduit au terminal Sud des bus, gare routière qui ne paye pas de mine à l’extérieur mais qui est très moderne et organisée à l’intérieur. Nous espérons emprunter le bon bus, car on ne peut lire que l’heure du départ sur le ticket. Même la date est incompréhensible pour nous, en Thaïlande, nous sommes en 2555!

L’aventure continue à Krabi!

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3 responses »

  1. J’adore ce pays! Le cote culturel de Bangkok est juste impressionnant!
    Vous avez fait la fete un peu la bas? Et j’espere que vous avez fait les “Thaaiii maassaaaggeee”?!?!?

    • Ouai, le pays nous plait bien de ce qu’on en a vu pour l’instant. Les gens sont vraiment très sympas. Pour ce qui est de la fiesta, j’avoue qu’on fait un peu notre “vieux couple” 😉 mais bon notre chambre d’hôtel étant située à 20m d’une boite de nuit, on en a quand même profité malgré nous!!
      ++

  2. Punaise paie ton boudha de 45m de long!! On a vu du 15-20metres au sri lanka mais là je déclare défaite!
    Et bravo pour la photo!!!

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