Ayutahya, la ville aux mille temples

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Ayuthaya est seulement à deux heures de train de Bangkok. C’est vraiment un mode de transport agréable, d’une part parce qu’on est pas soumis au stress de la conduite des chauffeurs parfois un peu trop intrépides, et d’autre part parce qu’on voyage avec les locaux, qui sont vraiment sympas. Le paysage est aussi souvent plus agréable que celui de l’autoroute.

A la sortie de la gare, nous empruntons une petite embarcation pour traverser le fleuve qui encercle le centre ville d’Ayuthaya. Après avoir trouvé un hôtel, nous retrouvons Sigrid, la soeur d’un de nos amis belges ;-), qui voyage aussi en Thaïlande.

Nous décidons de partir ensemble le lendemain à la découverte des nombreux temples. Les sites étant un peu éloignés les uns des autres, nous optons pour la location de vélos.

Bien qu’il existe un billet d’entrée global pour tous les temples (assez cher), nous optons, sur les conseils de notre loueuse de vélo de choisir au cas par cas, car tous les temples ne sont pas payants, et parfois, l’accès gratuit au jardin autour du temple est suffisant.

Ayuthaya a été fondée en 1350. Elle a été longtemps considérée par certains comme la plus belle ville du monde et comme la capitale du royaume de Siam. Pillée par les armées birmanes, la ville fut détruite en 1767, tandis que Bangkok devenait la “nouvelle” capitale. Le département des Beaux-Arts entreprit la restauration du site dans les années 1950. Lors d’une visite en 1955, le premier ministre birman fit un don pour la restauration de certains temples, en réparation des pillages 200 ans plus tôt. Ayuthaya est inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco depuis 1991.

Nous commençons notre visite par le temple Mahathat, dont l’élément le plus célèbre est une tête de Bouddha entrelacée dans les racines d’un arbre. Personne ne sait comment elle s’est retrouvée là.

Les temples sont plus ou moins bien conservés et/ou restaurés, et parfois, il faut pas mal d’imagination pour se rappeler la suprématie de ces lieux:

Nous sommes parfois dubitatifs quant aux significations de certains symboles, comme ce “champ” de coqs, peut être est ce en lien avec l’adoration sans limite que certains thaïlandais vouent à l’animal?

Les visiteurs peuvent participer à la rénovation des temples en achetant par exemple des feuilles d’or qu’ils peuvent directement appliqués sur ce Bouddha couché:

Au temple Sri Sanphet, la rénovation de quelques éléments permet de se rendre compte de l’importance passée de ces lieux.

Avant la pause déjeuner nous visitons encore le Wihan Mongkol:

Après une petite soupe tradionnelle, nous goûtons le roti sai mai, un dessert musulman composé d’une crêpe et de fils de sucre de canne.

Bon, pour moi, ça ne vaut pas un bon roti banana-chocolate! Mais la cuisson de la crêpe vaut le coup d’oeil! En effet, la femme dépose directement la pâte qu’elle tient à même la main sur la plaque chauffante. Lorsque la pâte cuit, elle se sépare presque par magie du reste de la pâte qu’elle tient dans sa main.

Cette petite pause (très) sucrée nous donne de l’énergie pour poursuivre notre visite jusqu’à Lokayasutha, un Bouddha couché immense vêtue d’un drap.

Le site de Chiwattanaram est notre dernier arrêt pour cette journée. Il est en rénovation, donc on ne peut pas pénétrer à l’intérieur de l’enceinte, mais il y a peu de monde et la vue est agréable.

Le soleil se couche déjà, une dernière photo et on se presse de rentrer, car rouler de nuit en vélo en Thailande n’est pas toujours chose aisée.

Sur le chemin du retour, nous passons par hasard devant le Ratchaburana qui est illuminé:

Sigrid quitte déjà Ayutahya ce soir par le train de nuit pour Chiang Mai! Elle pourra nous faire part de ces bons plans 😉 car nous y passerons quelques jours un peu plus tard!

Le lendemain, tandis que je reste flemmarder, Pierre se motive pour visiter un dernier temple, le Wat Yai Chaimongkol:

L’après midi, nous nous mettons en quête de quelques livres pour enfants en anglais, ce qui ne court pas les rues. En effet, notre prochaine étape nous mène à Mae Sot, au Nord ouest de la Thaïlande. Après nos expériences très positives au Chili et en Australie, nous nous sommes portés volontaires pour 2 semaines dans un orphelinat. Tous les enfants apprennent l’anglais à l’école, mais les livres en anglais sont encore plus rare à Mae Sot qu’à Ayuthaya!

A l’image de la gentillesse des thaïlandais, la femme qui tient notre hôtel nous offres cinq bandes dessinées qui raconte l’histoire d’une des princesses de Thaïlande, mais bon, comme c’est écrit en thaï, on est sur de rien!

Nous partons donc le lendemain en direction de Mae Sot.

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