Et nous voici…en Birmanie!

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En arrivant par avion en Thaïlande, nous avons obtenu une autorisation gratuite de 30 jours pour séjourner dans le pays. La date limite approche, mais il existe une ruse pour prolonger son séjour en Thaïlande, la technique dite du” visa-run”. Elle consiste à sortir de la Thaïlande pour se rendre dans un pays limitrophe, pour ensuite re-rentrer en Thaïlande et obtenir une nouvelle autorisation de séjour (de 15 jours seulement quand on arrive par la voie terrestre).

Depuis Mae sot, la frontière birmane n’est qu’a un pas: Il suffit de traverser le pont de l’amitié à pied.

Certains birmans traversent de manière un peu moins officiel, par bateau, pour aller travailler en Thaïlande, mais cette pratique est plus ou moins tolérée par la police de Mae Sot.

En ce qui nous concerne, nous préférons le passage officiel et nous nous rendons au poste frontière de Myawadi, ou nous devons nous acquitter de 500 Bahts chacun pour un visa d’une journée sur le sol birman.

Pour être certain que nous ne restons pas plus d’une journée, les douaniers gardent nos passeports en caution. Visiblement, la ville n’est pas prisée des touristes car même en arrivant à 11h à la frontière nous sommes les deux premiers étrangers à entrer dans Myawadi.

Le niveau de vie nous semble beaucoup plus bas qu’en Thaïlande: peu de rues sont goudronnées et les gens vivent dans des maisons faites de bois et de tôles. Nous nous baladons dans un marché.

On y trouve plein de produits bizarres dont des noix de bétel. Les birmans les mâchent dans une préparation avec de la chaux et des feuilles, ce qui leur procure un effet stimulant et coupe faim (et aussi une salive rouge!)

A Myawadi, beaucoup de gens appartiennent à l’ethnie des Karen, un peuple qui vit dans les montagnes, en Birmanie et en Thaïlande. Les peuples ethniques ont beaucoup soufferts des persécutions de la part du régime dictatorial birman. Heureusement, la Thaïlande a une certaine tolérance dans l’ouverture de ses frontière aux réfugiés birmans. Les femme Karen sont facilement reconnaissable car elle porte le thanaka, une poudre d’origine végétale qu’elle s’applique sur le visage.

Nous visitons un temple bouddhiste qui ne diffère pas beaucoup de ceux qu’on a pu voir en Thaïlande, si ce n’est qu’il est un peu moins ostentatoire.

La circulation est tout aussi chaotique qu’en Thaïlande, à une différence près : ici on roule à droite avec des voitures qui ont le volant à droite ! Original…

Une autre chose nous surprend, ce sont les écritures birmanes. La aussi c’est original, chaque mot est une vrai oeuvre d’art.

Je ne sais pas dans quel sens ça se lit, mais ça semble venir tout droit d’une autre planète !

Après quelques heures dans la ville, nous récupérons nos passeports et retraversons le pont de l’amitié. De retour sur le sol Thaïlandais nous obtenons gratuitement notre autorisation de séjour de 15 jours. Nous faisons un tour par le border market qui propose pas mal de produits birmans.

Sur les rives de la rivière-frontière on peut apercevoir beaucoup d’habitations précaires dans lesquelles vivent des réfugiés birmans.

Nous rentrons à l’orphelinat en fin d’après-midi pour retrouver nos petits Karens préférés !

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One response »

  1. Je me suis permis de renseigner votre article sur l’orphelinat en Thailande sur mon blog. Soutenant moi-même quelques ONG travaillant dans l’humanitaire, j’espère que mes lecteurs qui partent en Thailande pourraient faire quelque chose. On ne sait jamais !

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