Au fil du Mékong

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Le 4 janvier 2013, jour d’expiration de notre visa, nous quittons la Thaïlande pour notre prochaine destination: le Laos!

Après avoir emprunté plusieurs moyens de transports différents, nous parvenons à “l’embarcadère” de Chiang Khong: des petits bateaux nous attendent à même la berge pour nous emmener à la ville de Houei Sai au Laos. A cet endroit c’est le Mékong qui fait office de frontière entre les deux pays.

Les formalités des deux côtés de la frontière ne posent pas de problème. Nous obtenons sur place notre visa laotien, que nous payons en dollars. Seuls les billets neufs sont acceptés: un de nos billets comporte une microfissure, il est refusé! Un petit supplément d’un dollar est nécessaire pour obtenir notre visa car il est 16h passé (prix du visa: 30+1 dollars par personne pour 30 jours).

C’est un peu bizarre, car nous n’avons pas vraiment l’impression d’avoir changer de pays, mais la langue est différente (bien qu’assez proche du thaï) et les kips ont remplacés par les baths! Comme en Indonésie, nous sommes millionnaires! (1 million de kips = 95 euros).
Houei Sai ne présentant pas d’intérêt particulier, nous partons dès le lendemain matin. Nous avons choisi de rejoindre Luang Prabang en navigant deux jours sur le Mékong. Le prix est plutôt élevé (24 euros/pers), le confort plutôt sommaire, mais les paysages en valent vraiment la peine. Le départ est un peu compliqué. Lorsque presque tous les passagers sont installés, le capitaine décide finalement de changer de bateau, de la manière la plus désorganisée qui soit évidemment 😉

Mais une fois l’ancre levée, nous ne cessons d’admirer la vue autour de nous, nous sommes impressionnés par cette nature qui semble intacte.

Nous traversons des petits villages dans lesquels les gens vivent en autarcie, dans leurs maisons en bambous montés sur pilotis:

Nous croisons des orpailleurs, qui semblent tout droit sorti d’un autre temps:

Nous nous arrêtons pour la nuit à mi-chemin dans le village de Pakbeng. Nous retrouvons Laurent, dont nous avions fait la connaissance à Koh Tao. Nous partons ensemble en quête d’une chambre. Nous passons la soirée avec d’autres français, bonne ambiance, bonne musique et bières à prix défiant toute concurrence (un euro la grande bouteille)!

Le départ le lendemain matin est un peu plus mouvementé que la veille, il faut dire que le capitaine “entasse” littéralement les gens et les marchandises, provoquant une pointe de rébellion chez quelques passagers. Mais le capitaine ne veut pas affréter un deuxième bateau.
De mon côté je ne suis pas hyper rassurée car le Mékong est parsemé d’une multitude de récifs, mais bon, je me dis (espère!) que le capitaine a l’habitude!

Une fois encore, les paysages sont justes magnifiques. Nous croisons des buffles.

Et même des éléphants avec leurs cornacs (conducteur d’éléphant):

Nous croisons régulièrement des speed boat qui assurent la liaison Houesai-Luang Prabang en 6h, tandis que nous mettons deux jours (12 heures). Cela dit, ce n’est pas très sûr comme moyen de transports, il y a de nombreux accidents. Et vu la vitesse, les casques de moto qu’ils portent ne sont sans doute pas des protections suffisantes.

Le Mékong, comme tout cours d’eau, est un lieu important pour les habitants, tant au niveau de la pêche, de l’espace de jeux pour les enfants, que pour les actes de vie quotidienne: douche, lessive, vaisselle…

Après 7h de navigation nous atteignons la ville de Luang Prabang. Celle ci s’apparente plutôt à une grosse bourgade, malheureusement dédié presque uniquement au tourisme.

Non sans difficulté, nous parvenons à trouver une chambre petit budget dans la Guesthouse de Keo, un laotien de 74 ans qui parle un peu français. C’est une chouette rencontre avec cet homme et sa femme, qui a été aussi pendant quelques années professeur de français. Il faut rappeler que le Laos est une ancienne colonie française, ce qui explique les nombreuses traces encore présentes.

Le couple est très accueillant et n’hésite pas à partager leur repas avec nous pour nous faire découvrir des plats laotiens . Keo est en pleine forme et ne fait pas du tout son âge. Son secret: chaque jour, il monte les 328 marches jusqu’au Wat Tham Phousi. Nous décidons de l’accompagner un après-midi. Grâce à Keo nous empruntons les petits chemins pas très touristiques, passons devant l’école des moines, et auront droit à plusieurs explications et commentaires au fil de la visite.

Nous passons devant plusieurs Bouddhas, un pour chaque jour de la semaine:

Une fois arrivés au sommet, la foule se presse pour admirer le coucher du soleil!

Quand nous revenons du temple, il est déjà l’heure de passer à table. Nous nous rendons au marché où nous attend un énorme buffet végétarien:

Nous sommes aussi heureux de retrouver le célèbre sandwich nutella et la “french baguette”! Même si le pain n’est pas exactement celui qu’on peut trouver en France, ça reste délicieux!

Accompagné d’un délicieux “fruit shake” (fruits frais mixés), c’est le petit déj des champions!

Nous décidons de louer un scooter pour nous rendre à un lagon situé au Kouang Si Waterfall.

Quand on voit la couleur du Mékong, on ne s’attend pas à trouver une eau si turquoise. L’explication réside sans doute dans le calcaire qui se dépose au fond de l’eau en formant une paroi blanche.

Tout est aménagé pour les touristes, plongeoir, corde pour se suspendre! Bien que l’eau soit assez fraîche, Pierre n’a pas raté l’occasion de se prendre pour Tarzan.

En repartant du lagon, nous jetons un coup d’oeil à une réserve d’ours (car oui, il y a des ours en Asie!).

D’ailleurs, ils ont plutôt la belle vie ici…je vous laisse juger par vous même avec la photo suivante, d’un hamac pour ours!

Après cinq jours à Luang Prabang, il est temps pour nous de reprendre la route. La veille du départ Keo nous offre chacun un bracelet bouddhiste qu’il noue autour de notre poignet en suivant un rituel qu’il récitait lorsqu’il a été moine (au Laos comme en Thaïlande, et peut être dans tout les pays bouddhistes, chaque homme expérimente la vie de moine, un peu comme le service militaire avant en France).
Nous devons garder le bracelet, qui nous portera chance, jusqu’à notre retour en France. Keo nous invite à revenir le voir dans quelques années… “quand vous aurez des enfants”…

Nous continuons notre route vers le sud, et embarquons dans un bus VIP, qui n’a de VIP que le nom!

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