Monthly Archives: February 2013

Sur les bords du plus grand lac d’Asie du Sud-Est

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Lundi 18 février 2013, nous quittons Siem Reap et les magnifiques temples d’Angkor pour la petite ville de Kompong Chhnang (à mes souhaits). Oui, les noms des villes cambodgiennes sont aussi difficiles à orthographier qu’à prononcer, et l’affaire se complique encore plus quand il s’agit de prendre des billets de bus. Prière de ne pas confondre avec Kompong Cham!

Il n’y a pas de bus direct qui dessert cette ville peu touristique. Nous faisons donc une halte à Battambang, pour prendre une “correspondance”. Nous arrivons à la tombée de la nuit. On ne perd pas beaucoup de temps pour choisir un hôtel, étant donné que la ville n’en comporte que deux ou trois. Idem pour les restaurants, il n’y en a qu’un digne de ce nom. Il deviendra le QG de nos papilles pour les deux prochains jours.

Même si celà ne se voit pas à première vue, la ville de Kompong Chhnang est située au bord du plus grand lac d’Asie du Sud-Est. Le centre ville est particulièrement bouillonnant et bruyant.
Mais à quelques coups de pédales, le paysage urbain est très rapidement remplacé par les maisons sur pilotis et les rizières au vert électrique.

De même, les nombreux et joyeux “hellooo” des enfants se substituent aux incessants coups de klaxons à mesure que nous nous éloignons de l’agitation citadine.

Nous apprécions pleinement le calme de la campagne khmer.

Enfin, calme jusqu’à la sortie de l’école, où des centaines d’élèves à vélos occupent alors les rues.

Nous visitons également le marché situé au centre-ville, il est plutôt basique et rudimentaire de part son installation. Les allées pour circuler sont étroites. Nous évitons soigneusement le “coin viande”.

L’un des points d’intérêts de Kompong Chhnang est un village flottant de pêcheurs vietnamiens.

Pour une poignée de dollars, nous louons les services d’une navigatrice hors pair qui manie son embarcation avec brio et nous balade pendant une heure dans le village flottant.

Nous sommes vraiment impressionnés par les maisons et l’organisation de ce lieu “extraordinaire” qui possède tous les attributs d’un village ordinaire: garage, pompe à essence, ferme de cochons, supérette, étals de poissons, école…

Ici, la supérette est aussi mobile:

Les enfants apprennent très tôt à se déplacer seuls avec les embarcations:

ou avec des moyens du bord:

En tout cas, leur “pied marin” se développe très tôt.

Nous croisons aussi des pêcheurs:

Certaines maisons sont en plus ou moins bon état (photo réalisé sans trucage):

Nous en avons pris plein les yeux dans ce dédale de canaux qui semble d’une autre époque, et il est temps pour nous de mettre pied à terre. Nous reprenons nos bicyclettes pour rejoindre notre hôtel.

Dans la campagne, les charrettes tirées par des boeufs côtoient les véhicules motorisés.

Même à secs, les rizières offrent un panorama des plus agréables.

Au soleil rasant, les maisons s’habillent d’une couleur particulière qui rend l’atmosphère assez magique.

Comme à l’aller, les enfants ne manquent pas de nous saluer à notre passage.

A voir leurs sourires, on peut parier que c’est la première fois qu’ils voient un homme aussi grand et avec autant de cheveux faire du vélo! 😉

Nous arrivons à l’hôtel alors que le soleil se couche, nous offrant une fois encore un joli spectacle.

Demain nous partons plus au Sud en direction de Phnom Penh, capitale du Cambodge.

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Et ça continue Angkor et Angkor

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A la suite de nos deux semaines de volontariat, nous quittons définitivement la Thaïlande. Après une nuit dans le train, 7h d’attente à la gare et encore quelques heures de train, nous arrivons à la frontière au niveau d’Aranya Prateth (Thaïlande). Nous y passons une nuit car nous ne voulons pas traverser la frontière le soir (risque d’arnaque plus élevé). D’autant que nous avons entendu que la traversée de la frontière cambodgienne n’était pas une partie de plaisir (Les douaniers demandent un bakchich si on ne veut pas attendre toute la journée notre coup de tampon, ou encore, ils organisent de fausses visites médicales, toujours pour soutirer de l’argent).

Le lendemain matin nous partons à pied pour la frontière (3-4 km) et après une dizaine de minutes nous avons la chance d’être pris en stop par de gentils thaïlandais! Après un rapide tour dans le border-market, nous arrivons au poste frontière, et nous nous rendons compte que nous ne sommes pas les seuls.

Il faut dire que cette porte d’entrée au Cambodge est très fréquentée car elle permet de se rendre aux temples d’Angkor, notre destination également. Nous arrivons ensuite au bureau de l’immigration cambodgienne pour demander notre visa. Un panneau officiel indique 20$ et une feuille manuscrite scotchée en dessous rajoute “+ 100 Bahts”. Nous donnons uniquement les 20$ par personne…et ça passe!

Nous voici au Cambodge, nous échangeons donc nos derniers bahts thaïlandais contre la monnaie locale: le dollars US ! Il existe bien une monnaie officielle : le riel, mais elle n’est utilisée que pour les petites coupures (1000 riels = 0,25 USD). Pas facile de s’y retrouver au début ! En gros, les deux monnaies cohabitent : les dollars US pour les “grosses” sommes et les riels en guise de centimes.

Nous partageons un taxi avec un couple de République Tchèque pour nous rendre à Siem reap, à 160km. La ville est assez encombrée en ce moment car c’est le nouvel an chinois, donc beaucoup de touristes sont en vacances ici. La plupart des guesthouses petit budget sont complètes et nous finissons par prendre un lit en dortoir au Garden village guesthouse.

Finalement cette solution offre un bon rapport confort/prix (2$/nuit/personne) et nous y resterons 3 nuits.

Nous louons des vélos le lendemain pour visiter la ville. A vrai dire il n’y a pas grand chose à voir à Siem Reap même; la raison pour laquelle la ville héberge autant de touristes, ce sont les temples d’Angkor, situés à quelques kilomètres. Le plus célèbre est Angkor wat, le temple représenté sur le drapeau du Cambodge. Mais l’ensemble du site archéologique, qui s’étend sur des dizaines de kilomètres, compte en réalité 287 temples! Il faudrait plusieurs semaines pour tous les visiter. Du fait de notre passion plutôt mitigée pour l’Histoire, nous optons pour le pass une journée qui nous semble amplement suffisant pour en prendre plein les yeux.

Nous profitons de nos vélos pour aller acheter nos billets d’entrée pour le lendemain. Cela nous évitera l’attente au guichet demain, et surtout, cela nous permet d’entrer dès aujourd’hui à partir de 17h, pour profiter du coucher de soleil.

Nous ne sommes pas vraiment époustouflés par Angkor wat. Après l’avoir vu sous tous les angles sur des photos ou des cartes postales, la réalité est un peu fade, démystifiée par d’immenses échafaudages sur la façade centrale et des centaines de visiteurs qui s’empressent dans ses allées.

Heureusement, c’est la fin de la journée. Le temple se vide rapidement et nous offre des endroits entièrement déserts, où l’on ressent un peu plus la magie du lieu.

Nous rentrons la nuit tombée. Pédaler dans le tumulte de la circulation de Siem reap est assez sportif! La conduite est totalement anarchique au Cambodge, il n’y a pas de règle au carrefour (en général, c’est le plus gros véhicule ou le chauffeur le plus téméraire qui passe en premier) et le sens de circulation sur chaque voie n’est donné qu’à titre indicatif…

Nous nous couchons tôt car une longue journée nous attend demain: Nous avons réservé un tuk-tuk du lever de soleil jusqu’au coucher du soleil afin de visiter une dizaine de temples.

Réveil à 4h30, j’ai beau être matinal, j’ai mal 😉
Nous attendons notre tuk-tuk à 5h.
5h30, il semble que notre chauffeur nous ait poser un lapin ! Heureusement, il n’y a pas de problème au Cambodge, il n’y a que des solutions! Un autre tuk-tuk nous propose ses services pour le même prix (25$). Nous avons de la chance dans notre malheur puisque notre nouveau chauffeur est une crème! Très sympathique, il parle plutôt bien anglais, il conduit prudemment et est toujours à notre service. N’hésitez pas à l’appeler au 0884140495 (Khen) si vous avez besoin de ses services.

Voici la liste des temples qui nous attendent : Lever de soleil sur le bassin de Srah Srang, Ta Prom, Banteay Samré, Banteay Srei, Ta Som, Neak Pean, Preah Khan, Bayon et coucher de soleil du haut de la colline de Phhnom Bakkheng.

Le lever de soleil n’a rien d’exceptionnel à cause de la brume matinale et nous nous demandons pourquoi nous nous sommes levés si tôt !? Nous avons notre réponse en visitant Ta Prom dès l’aurore. Nous sommes quasiment les seuls sur le site et les éclairages du soleil rasant sont magnifiques. Nous sommes subjugués par la beauté du lieu. Il s’agit d’un temple qui a été peu rénové et dans lequel on a laissé la végétation faire sont travail.

On se prend pour Lara Croft ou Indiana Jones dans ces ruines envahies par la jungle.

Nous errons dans les ruines pendant presque une heure car le site est relativement grand mais déjà des cars de chinois commencent à débarquer (Je n’ai rien contre les chinois, mais étant donné que c’est le nouvel an chinois en ce moment, ils arrivent en masse!)

Nous continuons notre visite par un second temple un peu excentré, qui lui aussi est quasiment désert : le Banteay Samré.

Il est en très bon état comparé à celui d’avant.

Nous reprenons le tuk-tuk pour un bon bout de route car le temple suivant est situé à 25km d’Angkor. Il s’agit d’un temple en grès rose dont les bas-reliefs sont si finement sculptés qu’on attribue ce travail à des femmes (comme si les hommes n’étaient pas capables de faire un travail de précision 😉 ).

Des singes montent la garde devant les portes des bibliothèques.

En chemin, notre chauffeur nous arrête pour acheter quelques melons locaux, que nous dégusterons avec lui. Il nous montre aussi le fruit du palmier à sucre :

Nous avons goûté l’intérieur du fruit, c’est assez insipide. Les cambodgiens le font bouillir pour récupérer le sucre.

De retour vers Angkor, le “petit” temple de Ta Som nous réserve de belles surprises car lui aussi est laissé en proie à la végétation. La porte principale située à l’arrière du temple est emprisonnée dans un arbre énorme.

Comme dans la plupart des temples des enfants sont envoyés pour vendre toutes sortes de souvenirs aux visiteurs. C’est tout bénef pour les parents qui les surveillent depuis leur hamac. En plus, ils doivent vendre plus que leurs parents avec des arguments comme: “I need money to go to school”…

L’après-midi est déjà bien avancé quand nous nous rendons au Preah Khan, un des plus grands temples que nous ayons visité. C’est une véritable ville; d’après le guide du routard, près de 47 000 personnes étaient attachées à son entretien pendant l’ère angkorienne.

Nous finissons notre “marathon des temples” par le Bayon, un des plus célèbres.

Pour admirer le coucher du soleil, nous grimpons la colline surplombée par le Phhnom Bakkheng. Le temple n’a rien d’exceptionnel mais sa situation offre un très beau panorama sur Angkor.

Nous nous couchons éreintés mais des images plein la tête. Le lendemain nous nous autorisons une journée de repos bien méritée avant la prochaine étape beaucoup plus “rurale”.

Les mains dans l’argile

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Nous revoila engagé pour un nouveau volontariat. Et oui, on a tellement aimé les différentes expériences qu’on a eu précédement (Ferme au Chili, famille en Australie, orphelinat en Thaïlande), qu’on en redemande! Cette fois ci il s’agit de construction à base de matériaux naturels, un sujet qui m’intéresse particulièrement.

Le centre de construction DinDang a pour but de promouvoir les techniques traditionnelles et écologiques de constructions de bâtiments en glaise dans la région de Phato, au sud de la Thaïlande.

Le projet a débuté au cours de l’année 2007 et fonctionne avec l’aide de thaïlandais et de volontaires internationaux. Le but est de fonder un centre éducatif où toutes personnes intéressées par les techniques de constructions traditionnelles pourront apprendre et partager leurs savoirs. DinDang est un mot thaï, qui signifie “terre rouge”, du fait de la couleur de la glaise utilisée pour l’élaboration des bâtiments.

Après un long périple depuis le Laos, nous arrivons chez Bow le responsable du projet. Nous sommes heureux de découvrir que nous ne sommes pas les seuls volontaires puisqu’il y a déjà une anglaise, un italien, une française, un canadien présent depuis plusieurs semaines, ainsi qu’un autre français, et deux canadiens qui arrivent avec le même bus que nous.

Nous logeons dans une grande maison en bois qui peut accueillir une quinzaine de volontaires, à coté de la maison familiale de Bow. Nous sommes quasiment dans la jungle, la vue est magnifique et la grande terrasse permet d’en profiter au maximum.

Le site du projet se trouve à une vingtaine de minutes à pied, le chemin traverse la foret puis une petite rivière. On a vu pire comme trajet pour se rendre au boulot !

Le terrain a été offert à Bow par une autre association qui essaye de développer la permaculture et développe des actions en lien avec l’éducation des enfants (Thaï Childhood Development Center). Bow y a travaillé de nombreuses années avant de démarrer son propre projet il y a cinq ans.

Le site est idéalement situé près d’une rivière ce qui permet de trouver facilement certains matériaux de construction (sable, pierres) et de l’eau. Il est déjà bien aménagé, plusieurs bâtiments ont été construits par les précédents volontaires : quatre petites maisons, un kiosque, une école, une salle à manger avec cuisine.

Nous commençons par apprendre à faire l’adobe, le matériau de base. On mélange dans un grand trou de l’argile, de la paille et de l’eau, puis on piétine le tout pendant un bon moment (jusqu’à ce que le soleil et la chaleur nous oblige à faire une pause en fait!).

Nous l’utilisons pour réaliser le sol du deuxième étage de la bibliothèque, un nouveau bâtiment construit par les précédents volontaires.

Nous appliquons également une couche de finition sur les murs de la bibliothèque. Elle est composée d’un mélange d’eau et de tapioca chauffé, auquel on ajoute du sable. Une fois appliquée, cette couche forme une sorte de vernis naturel.

Voici ce que ça donne avant (à droite), et après (à gauche) :

Bow nous apprend également des choses sur la nature qui nous entoure. Il nous fait découvrir des plantes rigolotes qui se referment quand on les effleure ou qui explosent quand on les mouille!

Il nous explique également tous les usages que l’on peut faire du bananier, de la fleur au tronc (les deux se mangent!), en passant par la sève qui permet de faire cicatriser des plaies, et bien sûr les feuilles (pour cuisiner) et les fruits.

Le vendredi matin nous allons faire un tour au marché de Paksong. Bow nous fait découvrir le sticky rice : du riz collant cuit avec du lait de coco dans un bambou. Délicieux!

De retour au boulot, nous commençons la construction d’un gros four en argile dans l’idée de pouvoir y faire cuire des pizzas. Nous construisons une solide fondation ainsi qu’un premier étage.

Le lendemain, le four aura tout le loisir de sécher tranquillement puisque nous ne travaillons pas pour cause de “free-food festival” ! Ça se passe à Patho, à 20km d’ici. C’est un évènement financé par le gouvernement pour promouvoir le tourisme dans cette contrée reculée. La journée est marquée par des descentes en rafting auxquelles nous participons. Seulement, la notion de rafting n’est pas la même ici qu’en France…Il s’agit en fait de radeaux en bambou, sauf que le bambou a été remplacé par des tuyau de PVC! On ne peut pas vraiment parler de sport extrême non plus en ce qui concerne les rapides…Je me suis déjà fais plus peur en descendant l’Ardèche en canoë 😉

Malgré tout l’activité est bien agréable et la paisible descente se transforme rapidement en combat de joutes.

De retour au sec nous allons applaudir Bow qui donne un concert avec un petit groupe d’ami. Mais le moment fort de la journée arrive à 17h avec l’ouverture du “free food festival”. Le concept est simple, l’achat d’un bol à 0,75€ permet ensuite de se balader dans tout le festival et d’être servi gratuitement dans chaque stand de nourriture. Autant dire qu’il vaut mieux avoir l’estomac costaud!

Nous testons des dizaines de spécialités avec parfois quelques surprises, notamment une salade papaye… “not spicy” selon la cuisinière, là encore la notion de piquant n’est pas la même en Thaïlande qu’en France !

Un petit bout de peau de porc grillée pour faire passer tout ca?

Après une petit pause digestive nous retournons arpenter les stands dont l’accès devient de plus en plus difficile à cause du monde (environ 4000 personnes). Finalement, les meilleurs stands commencent à être à cours de provisions, et ce n’est pas plus mal car nous avons déjà mangé trois fois plus qu’il n’en faut!

Notre efficacité au travail s’en trouve bien diminuée le lendemain matin, heureusement, c’est le dernier jour de la semaine.

Nous nous plaisons vraiment à DinDang. Nous apprenons plein de choses chaque jour sur l’écologie, la construction, la nature que ça soit avec Bow ou avec les autres volontaires qui sont pas mal calés en la matière. Mais c’est surtout la super ambiance qui règne dans le groupe qui nous décide de prolonger notre séjour d’une semaine supplémentaire. Nous serons restés au total plus de 2 mois en Thaïlande…à croire que ce pays nous plait bien !

Seul petit hic, notre visa expire dans quelques jours. Mais par chance on se trouve pas loin de la frontière avec la Birmanie ce qui nous permet de le renouveler facilement. Un petit tour en bateau depuis Ranong nous emmène jusqu’au poste d’immigration birman (Victoria point) et un billet de 10$ par personne nous permet d’avoir le précieux tampon.

De retour à Ranong, Bow invite tout le groupe au restaurant. Un buffet à volonté, et un volcan sur des braises permettent à chacun de faire sa petite popote puis de se régaler. Décidément, je vais peut être réussir à prendre quelques kilos après ces deux semaines.

Après une seconde journées de repos, nous reprenons le travail pour une semaine. Deux nouveaux volontaires nous rejoignent (un français et une allemande).

Nous poursuivons la construction du four. La méthode est simple mais efficace : on dispose un tas de sable en dôme qui constitue le foyer. On le recouvre d’adobe pour construire les parois puis une fois sec, on pourra enlever le sable:

Géraldine, elle, se met à la peinture avec Marion. Marion a concassé des pierres pour fabriquer de la peinture 100% naturelle! Le bleu en revanche lui est “chimique”.

Elles décorent l’intérieur de la bibliothèque ainsi qu’un banc. Elles réalisent aussi des drapeaux avec des habits de récupération afin de rendre la bibliothèque plus attrayante pour les enfants.

Le second gros chantier de la semaine concerne la galerie. Nous modifions un peu la structure du toit pour le rehausser à certains endroits car on s’aperçoit qu’il est vraiment bas pour les personnes non thaï 😉 (et pas seulement pour moi)

Nous nous occupons aussi de faire le nivellement pour le sol en essayant de prévoir une évacuation correcte pour les eaux de pluie car en saison humide, ça tombe fort! Nous réalisons les fondations en pierres et en béton.

Bow nous montre une technique simple mais très efficace pour faire du béton sans bétonnière ni brouette. C’est la technique du volcan:

En fin de semaine, Bow nous donne un cours de thaï pour débutant. C’est pas si compliqué finalement, dommage que nous apprenions tout ça quelques jours avant de quitter le pays.

Nous nous accordons également une après midi libre pour aller visiter une cascade avec tous les volontaires. Il faut 2h de marche pour l’atteindre mais les efforts sont récompensés. C’est de loin la plus belle cascade que j’ai vu en Thaïlande, je n’imagine même pas ce que ça doit donner pendant la saison des pluies.

Le plus c’est que l’on peut s’y baigner, ce qui n’est pas désagréable après 2h de marche par 30°C.

Pour le retour nous avons la chance de tomber sur un camion qui nous charge tous dans sa benne.

Nous finissons la deuxième semaine de boulot par un peu de menuiserie. Nous construisons des bac à fleurs pour planter des herbes aromatiques. Je m’écrase le doigt avec un coup de marteau, mais heureusement je n’en ai plus besoin puisque notre séjour à DinDang se termine.

Pour la dernière soirée tous ensemble, nous nous rendons à Ranong pour le marché du dimanche soir. Tout le monde monte à l’arrière du pick-up, puisque c’est le moyen de transport traditionnel ici.

Nous espérons profiter des festivités du nouvel an chinois. Finalement nous profitons surtout des stands de nourritures envahissants toutes les rues de la ville. J’en profite pour enfin goûter les insectes. Pour commencer en douceur je teste les criquets car j’ai peur de trouver les larves un peu écoeurante !

C’est assez croustillant et salé…pas mal pour l’apéro! Il parait que c’est bon pour la santé et c’est une bonne source de protéines, mais bon, ça ne vaut pas une bonne côte de boeuf!

Nous finissons la soirée en buvant quelques verres dans un bar, avant de rentrer en contemplant les étoiles depuis l’arrière du pick-up.

Nous avons vraiment passé deux semaines géniales. Personnellement, cela m’a ouvert les yeux sur les possibilités de la construction naturelle. Certes les méthodes de constructions sont souvent très gourmandes en temps et en mains d’oeuvres, mais vraiment économiques. Bien-sûr elles doivent également être adaptées à chaque pays, mais même en France il est possible de construire une maison pour quelques milliers d’euros si vous avez du temps devant vous!

Merci à Rory et Nico pour leurs photos utilisées dans cet article.

De Paksé à Paksong

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Nous avons cinq jours devant nous pour parcourir les 1300 km qui séparent Paksé au Laos de Paksong, petite ville au sud-ouest de Bangkok (Thaïlande), et lieu de notre futur séjour de volontariat. Quitter le Laos, comme entrer en Thaïlande ne pose pas de problème et se fait en moins d’une demi-heure! Nous prenons ensuite un minibus jusqu’à la petite ville d’Ubon Ratchani, qui semble assez peu touristique étant donné les regards d’intérêts que nous portent les habitants.

Nous réservons une place dans le train de nuit du lendemain pour rejoindre Bangkok. Nous avons donc une journée pour découvrir cette petite ville.

Premier arrêt “sportif” (enfin juste le temps d’une photo 🙂 ), une véritable salle de sport en plein air se dresse devant nous.

On ne sait pas très bien si c’est en libre accès, ou si c’est privé. Mais d’une manière générale, de nombreuses villes de Thailande mettent à la disposition de leurs habitants des installations sportives en plein air, une excellente initiative.

Ma préférence va sans conteste à cet appareil sportif hautement sophistiqué, et bien désigné 😉

Trêve de plaisanterie, la veille au soir de nombreuses personnes, jeunes et moins jeunes, étaient rassemblées sur cette grande place, et s’adonnaient aux sports de leurs choix: muscu, skateboard, football, danse, vélo…

La place est aussi aménagée d’une immense statue dont la signification nous est inconnue.

Après la pause déjeuner dans un restaurant local, nous marchons jusqu’à un temple dont le seul intérêt réside dans le fait qu’il possède la plus grosse cloche en bois de Thaïlande.

L’heure tourne est c’est déjà le moment d’aller récupérer nos sacs laissés à l’hôtel et de nous rendre à la gare. Les trajets en train sont toujours authentiques, voir folkloriques. Comme nous voulons voyager à moindre frais, nous voyageons en 3ème classe sur des sièges non inclinables. La nuit va être longue! Mais les gens sont toujours souriants et sympathiques. Le trajet est ponctué de très nombreux arrêts et de vendeurs ambulants qui proposent à toutes heures de la nuit de quoi se restaurer ou s’hydrater.

Nous arrivons à Bangkok à 5h du matin, notre correspondance pour Chumpon est à 13h. Dans un premier temps nous souhaitons laisser nos bagages en consigne, mais comme le prix annoncé est quatre fois supérieur à celui normalement indiqué, nous renonçons. Je garde les sacs tandis que Pierre ira retirer de l’argent et faire quelques achats en ville.

A 8h pétante, toute la gare s’immobilise et l’hymne national thaïlandais retentit.

A 10h, les policiers organisent le déplacement de la “salle d’attente” : une centaine de rangées de sièges est déplacée en à peine quelques minutes pour que les femmes de ménages puissent nettoyer la zone. Efficacité impressionnante!

A 12h Pierre apporte le déjeuner: Mac Do, pour changer un peu des pâtes et du riz, même si on se régale avec les plats thailandais.

Pierre rapporte également des photos assez hallucinantes du centre commercial (Siam Paragon) qu’il a visité comme on visite un musée d’art contemporain.

Ci dessous une libre interprétation des dents de la mer version urbaine. C’est en réalité pour promouvoir l’immense aquarium situé dans le centre commercial.

Un peu plus loin, des mannequins (hélas en plastique 😉 ) assurent la promotion de Vogue…

Mais le plus surprenant est l’étage des concessions automobiles. C’est inhabituel de voir des voitures au 4ème étage d’un building, exposées derrière des vitrines “comme des vulgaires sacs à main ” dixit Pierre.

Enfin, si comme nous, tant de consommation vous a hérissé le poil, vous pouvez vous défouler par une petite séance d’art martial.

Un dernier passage parmi la vie urbaine trépidante de Bangkok avant de monter à bord du train.

Et c’est parti pour 8h30 de train, sous la brise des ventilos:

Habituellement, nous ne réservons que très rarement les hôtels avant d’arriver, préférant jeter un oeil à la chambre au préalable, car même si le guide de voyage est élogieux, les choses évoluent très rapidement (surtout les prix!).

Mais pour cette fois, l’arrivée étant prévue à 21h30, dans une ville pas très touristique, nous avons préféré jouer la carte de la sécurité. Ce fut une heureuse initiative, étant donné que nous sommes finalement arrivés à 3h du matin, dans une ville bien endormie!

Nous nous réveillons le lendemain à midi passé. Nous dégustons pour le déjeuner sans doute l’un de nos meilleurs plats de padthai (pâtes thai)!

Nous louons une petite moto pour découvrir les environs, et notamment les plages qui manquent à Pierre.

La plage est plutôt agréable, bien qu’assez exposée au vent.

Pierre en profite pour se baigner, de mon côté je poursuis la lecture des aventures du Bourbon the kid (petite dédicace à Bertrand 🙂 )

Le lendemain, avant de prendre un bus pour Ranong (dernière étape pour rejoindre notre lieu de volontariat), nous partons pour une petite balade à moto, encore et toujours avec vue sur la mer.

Et sous les cocotiers:

Les 4000 îles, notre petite pause farniente

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Dimanche 20 janvier 2013, nous arrivons dans la région la plus au sud du Laos appelé Si Phan Don, ce qui signifie “4000 îles”. A cet endroit le Mékong s’étale jusqu’à 15 kilomètres de large, et se faufile entre les innombrables îles et îlots avant de poursuivre son chemin jusqu’au Cambodge.

Nous décidons de poser pied à terre sur l’ile de Don Det, toujours sur les bons conseils de notre loueur de scooter de la veille. Il existe trois îles principales, nous avons opté pour celle centrale, avec des hébergements petits budgets.

Notre petite embarcation accoste en début d’après-midi après une vingtaine de minutes de navigation.

Si l’extrémité nord de l’ïle est un peu touristique, (mais ça reste raisonnable) passés quelques mètres, l’ambiance est beaucoup plus calme.

Pas de difficulté pour trouver un hébergement. De nombreux bungalows bordent le Mékong, à des prix équivalents. Nous choisissons le nôtre avec deux hamacs sur la terrasse, pour 3 euros la nuit, vue sur le Mékong comprise.

Nous traversons l’île dans sa largeur (au moins 5 min de marche!) pour admirer le coucher du soleil d l’autre côté.

Il faut bien l’avouer, notre activité principale ici est le farniente (d’où l’importance des DEUX hamacs!) Il faut dire qu’on ne se lasse pas d’admirer le Mékong et ses scènes de vie quotidienne: pêche, vaisselle, lessive, douche…
Nous nous douchons probablement aussi avec l’eau pompée dans le Mékong.

Après un jour et demi d’inactivité, Pierre ne tenant plus en place, nous louons des vélos pour nous rendre sur l’île de Don Khône reliée à la notre par un pont.

La balade est très agréable à travers l’île, on longe le Mékong tout en traversant des petits villages.

Nous nous arrêtons à plusieurs reprises en chemin pour admirer les paysages.

L’ile de Don Khône possède une très grosse chute d’eau, très touristique, (et donc payante) que nous avons choisi d’éviter. L’autre particularité historique de cette île est aussi la présence d’une voie de chemin de fer française.

En effet, les colons français de l’Indochine avaient construit un système pour assurer le transport de marchandises. La cascade rendant impossible la navigation, les bateaux étaient acheminés par voie ferrée sur 14 Km, puis une fois les obstacles dépassés, retrouvaient les eaux du Mékong.

Le souvenir de cette période et de ces aménagements est encore bien visible à certains endroits:

Pour terminer la balade, nous nous rendons à un point de vue pour observer les dauphins d’eau douce, une espèce en voie de disparition. Malheureusement, nous n’en apercevrons pas, et devrons nous contenter de la vue sur la frontière avec le Cambodge qui n’est qu’à quelques kilomètres face à nous.

Bien que très proche, nous ne traverserons pas la frontière Cambodgienne ici, car avant de découvrir ce pays, nous repartons en direction de la Thaïlande pour un nouveau projet de volontariat! Pas très logique nous direz-vous à première vue, mais plus simple de notre point de vue pour les visas 😉

Mais pour l’heure, il est temps de rentrer à notre bungalow. La lumière rasante rend les paysages encore plus jolis:

Pour certains buffles, c’est l’heure du bain:

Tandis que d’autres profitent des derniers rayons du soleil.

Vous l’aurez compris, l’atmosphère est très paisible, et nous apprécions pleinement ce calme et cette vie authentique.

Petit conseil: ne pas attendre d’être affamé avant d’aller au restaurant. En effet, après la commande de nos plats, la serveuse chevauche son scooter jusqu’à la supérette du coin pour acheter les ingrédients nécessaires. De même lorsque Pierre commande une salade de papaye, la cuisinière cueille devant nous la dite papaye! Ce qui implique un peu d’attente. La cuisine se fait par ailleurs au charbon de bois, et la vaisselle dans la rivière. Mais on se régale!
En plus:

C’est un mode de vie plutôt sain (si on abuse pas du nutella!), surtout si l’on ajoute le fait qu’on se couche tôt. En même temps le couvre feu (“curfew” en anglais) est de mise, comme dans tous le Laos, bien que pas vraiment respecté!

C’est déjà notre dernière journée au Laos (exceptée la journée de demain consacrée exclusivement au transport). Pour moi, c’est le pays qui est passé le plus vite, peut être parce que j’ai mis du temps à apprécié ce pays, vu que nous avons dans un premier temps suivi les grandes étapes touristiques comme Luang Prabang, Vang Vieng, Ventiane, mais l’authenticité du Sud m’a assurément conquise.

Pierre profite de cette dernière journée pour se balader au centre de l’île.

Après le calme et la sérénité de quelques une des 4000 îles, nous reprenons la route direction l’effervescence de Bangkok et continuons même encore un peu plus au Sud…

Scoot-trip dans les alentours de Paksé

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Pour nous rendre à Paksé, nous testons un nouveau moyen de transport: le “sleeping-bus”. Pas de siège dans ce bus, mais une douzaine d’espaces couchettes doubles.

Etant donné la taille de Pierre, nous avons droit à une place spéciale. Contrairement à tous les voyageurs installés parallèlement à la route, nous sommes installés perpendiculairement au fond du bus, ce qui nous permet de profiter de toute la largueur du bus. Le temps d’avaler un sandwich vache qui rit 😉 et nous nous endormons bercés par les mouvements du bus.

En un clin d’oeil nous arrivons à Paksé, réveil en fanfare par les chauffeurs de tuk-tuk à 6h du matin. Pas vraiment bien réveillés, nous nous installons dans un Song Tao (taxi collectif) qui prétend que le centre ville est à 3km. Puis nos neurones se connectent, en réfléchissant, ce n’est pas possible, la première gare est situé à 10km, la deuxième en plein centre, et comme ils ont tendance à surestimer un peu les distances…

Avec un autre couple de français, Delphine et Laurent, nous prenons nos affaires et nous nous dirigeons à pied vers le centre-ville. Par hasard nous avons repéré le même hôtel, donc nous tentons de nous y rendre. Je dis “tentons” car les rues de Paksé ne possèdent aucun panneau pour indiquer leur nom! Nous traversons la ville en long en large et en travers. A cette heure matinale, nous croisons les moines en plein rituel, ils collectent les offrandes auprès des habitants.

L’hôtel que nous convoitions est complet. Nous tentons notre chance dans une guesthouse un peu plus loin, avec un petit jardin et une terrasse donnant sur le Mékong. C’est parfait pour nous. Nous y prenons notre petit-dej tout en organisant notre journée.

Dans un premier temps nous nous rendons à l’office du tourisme, dont le seul intérêt réside en fait dans la rencontre avec un français qui voyage au Laos en vélo. Il nous donne plein d’infos et nous indique une agence de location de scooters tenue par un belge.

Nous pensions visiter la ville de Paksé, mais pour l’avoir traversée quand nous cherchions une chambre, elle ne présente pas de grand intérêt. Nous décidons donc de louer des scooters et de partir dans les alentours l’après-midi même. Le loueur nous donne plein d’info ainsi qu’une carte de la région.

Nous partons donc à 4 pour la cascade de Tad Champi à 40 km de Paksé. La cascade est plutôt impressionnante, nous sommes agréablement surpris car c’est la saison sèche au Laos, mais la cascade est plutôt sympa.

Comme vous pouvez le constater, certains s’élancent du haut de la cascade!
Delphine, Laurent et Pierre se baignent malgré la fraîcheur de l’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi au bord de l’eau. Nous rentrons à notre hôtel alors que la nuit est déjà tombée.

Pour changer, ce soir nous mangeons indien. De délicieux currys accompagnés de nans!

Nous retrouvons Delphine et Laurent le lendemain matin. Nous nous rendons dans une plantation de café conseillée par notre loueur de scooter. Nous nous arrêtons sur la route pour pique-niquer. Encore une fois le sandwich vache qui rit est de rigueur!

La plantation est un lieu bien aménagé pour les visiteurs, c’est très agréable pour boire un café local.

Le propriétaire nous fait visiter la plantation. Les fruits sont cueillis lorsqu’ils ont une belle couleur rouge. La récolte s’effectue une fois par an. Il existe différents espèces de café: arabica, robusta…

Toutes les générations de la famille sont à l’ouvrage, du plus jeune au plus vieux. Tout le monde portent des manches longues et des gants malgré la chaleur. En effet les arbustes sont aussi habités par les araignées, les serpents, ou les fourmis.

Les fruits sont ensuite étalés au soleil à même le sol, et sont retournés manuellement chaque jour. L’opération se répète pendant un mois environ.

Une fois que les fruits ont séché, il faut les débarrasser de leurs écorces, puis trier minutieusement les graines. Il n’est pas aisé pour nous de distinguer au premier coup d’oeil les “bons” des “mauvais” grains.

C’est ce tri minutieux qui fait la différence entre du simple Nescafé et un excellent café. Les grains sélectionnés sont ensuite torréfiés pendant 20 à 30 min, dans un wok par exemple.

En rentrant de la plantation de café nous traversons un petit village, ou une femme est en train de tisser une étoffe. La qualité du travail est impressionnante, la femme incruste les perles dans le tissage selon des formes géométriques précises.

Nous nous interrogeons aussi sur la présence de cercueils. En fait, dans cette ethnie, il est habituel que les personnes fabriquent leur propre cercueil de leur vivant.

Une dernière tasse de café et nous disons au revoir à Delphine et Laurent qui reprennent la route pour Paksé. De notre côté nous nous rendons au village de Tad Lo situé à 30 km.

Alors qu’il ne nous reste plus que 5 km, nous nous rendons compte que notre roue arrière est crevée et la nuit commence à tomber! Heureusement, il y a un garage à 500 m qui nous répare ça en un clin d’oeil!

Il fait nuit noire lorsque nous arrivons à la guesthouse conseillée par notre loueur de scooter. Le couchage est sommaire, mais l’ambiance est excellente. Nous rencontrons d’autres français avec qui nous passons la soirée. C’est notre nuit d’hôtel la moins onéreuse depuis le début du voyage, soit 1,50 euros pour nous deux!!

Le lendemain, nous partons en direction de la cascade de Tad Lo où nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour profiter du paysage.

Cet après-midi, c’est balade à dos d’éléphants!!!

Je suis subjuguée par l’animal, qui me fait penser à une sorte de dinosaure, par sa taille, ses pieds, etc.

Un siège est fixé sur le dos du pachyderme, le temps de se hisser et c’est parti pour une heure de balade.

Le cornac (conducteur d’éléphant) prend place sur le cou de l’animal et le guide avec ces pieds. Dommage qu’il ne parle pas anglais, car nous avions beaucoup de questions à lui poser.

L’éléphant avance à un rythme tranquille, on suit le doux balancement de l’animal au fil de ses pas. Nous sommes impressionnés par les chemins escarpés et encombrés de rochers qu’il emprunte avec une facilité déconcertante!

L’éléphant fait une petite pause déjeuner, au menu: bambou!

Je ne sais pas pour quelle raison exactement mais notre éléphant est effrayé par les voitures et les scooters en mouvement. A leurs vues, nous finissons la balade au pas de course!

Après tous ces efforts nous récompensons notre éléphant avec un régime entier de banane, dont il ne fait qu’une bouchée:
Pierre 0 – 1 Éléphant!

Nous prenons le chemin du retour sous la lumière rasante du soleil.

Une petite pause à la station essence locale pour faire le plein:

Nous rejoignons Paksé avant la nuit et profitons encore des délicieux currys indiens avant de continuer notre route en direction des 4000 îles dès le lendemain matin.

Vang Vieng et Vientiane

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300 virages plus tard, nous arrivons à Vang Vieng. Comme à l’accoutumé, le terminal des bus se trouve à quelques kilomètres du centre ville et les tuk-tuks se sont bien organisés pour proposer tous le même prix, anormalement élevés! Comme nous ne sommes pas pressés, nous décidons d’y aller à pied.

Vang Vieng est une petite ville idéalement située au bord de la rivière et entourée de montagnes. Un pont en bambous nous mène de l’autre coté de la rivière où nous trouvons un super bungalow pour passer quelques nuits.

Difficile d’imaginer que jusqu’à l’année dernière ce havre de paix était littéralement envahi de fêtards du monde entier (en majorité de jeunes australiens) qui venaient pratiquer une activité bien particulière : le tubing. Cela consiste à descendre la rivière sur de grosses chambres à air tout en s’arrêtant dans tous les bars le long de la rive pour boire. Je dis jusqu’à l’année dernière, puisqu’à la suite de nombreux abus, accidents, et même de morts par noyade, le gouvernement australien est rentré en contact avec le Laos pour faire interdire cette pratique. De nombreux bars ont fermé.

De mon coté, je n’ai pas l’esprit à la fête, puisque je souffre d’une intoxication alimentaire accompagnée d’une grosse fièvre. Heureusement, Géraldine s’occupe bien de moi et 24h plus tard, le plus dur est passé. Je suis un peu rassuré sur mon état car l’idée d’aller chez le médecin ou à l’hôpital au Laos ne m’enchantait guère!

Le sur-lendemain je peux enfin sortir de la chambre, et nous faisons une petite balade de convalescence pour découvrir les environs. A peine sortis de la ville, nous nous retrouvons au milieu des rizières entourées de falaises, le paysage est magnifique.

Les laotiens vivent très simplement, la plupart des maisons sont construites en bois, les routes sont en terre. Les gens cuisinent au charbon de bois (même dans les restaurants) et se nourrissent des ressources qu’il produisent. Ils ont un rapport au travail très différent du notre. En fait, la plupart travaillent juste pour subvenir à leurs besoins, et comme ils ont très peu de besoins … Quel contraste avec la Thaïlande, qui fonctionne plutôt sur les principes de la société dite “moderne”.

Pour notre dernier jour à Vang Vieng, nous louons une moto pour aller voir une cascade. Les 15 kilomètres à parcourir nous prennent presque une heure à cause de l’état de la piste. Arrivés sur place, nous trouvons un petit filet d’eau qui coule… Et oui, en saison sèche, les cascades sont beaucoup moins impressionnantes ! Heureusement la piste nous fait traverser de beaux petits villages et offre un panorama sur les collines environnantes. Avant la tombée de la nuit, je dépose Géraldine, qui a mangée assez de poussière pour la journée, à l’hôtel, et profite de la moto pour aller au Blue Lagoon. C’est une rivière d’un bleu intense où une plage a été aménagée.

L’entrée au blue lagoon permet aussi d’accéder à l’impressionnante grotte Tham Poukham. A l’intérieur on trouve un bouddha couché, éclairé par les faibles rayons du soleil qui entrent par l’ouverture de la grotte.

L’intérieur de la grotte est immense, on se croirait dans une cathédrale. Mais plus on s’enfonce dans les entrailles de la Terre, plus il fait sombre, et il faut sortir la frontale.

Je continue à marcher une dizaine de minutes avant de rebrousser chemin, n’étant pas trop fan de spéléologie!

Le lendemain, nous poursuivons notre descente vers le sud pour nous rendre à Vientiane, la capital du Laos. Vientiane est la plus grande ville du Laos avec … 700 000 habitants! Pas de quoi rivaliser avec les autres capitales asiatiques. D’ailleurs on ne se croirait pas dans une capitale, il n’y a quasiment pas de bâtiments de plus de 2 ou 3 étages.

Du coup, la ville est plutôt agréable, et vu qu’elle n’est pas trop étendue, on peut s’y balader à pied. On y trouve de nombreuses traces de la présence française. Une rue est d’ailleurs surnommée “les Champs-Elysées de Vientiane”, elle se termine par un arc de triomphe rappelant celui de la place de l’étoile à Paris.

En plus des bâtiments administratifs, on trouve un nombre important de temples. Nous visitons le Wat Sisakhet qui se démarque des autres temples avec ces milliers de petites niches contenant au total plus de 10 000 Bouddhas. Effet visuel garantit!

Nous nous laissons tenter par un petit plaisir au temple Sokpaluang, le sauna aux herbes, qui nous a été conseillé par plusieurs personnes. Il s’agit en fait plutôt d’un hammam, dans lequel on ajoute des herbes aromatiques.

On retrouve les mêmes arômes que dans le tom yam, et finalement on à l’impression d’être dans une soupe géante ! C’est plutôt agréable, nous enchaînons au moins 5 ou 6 sessions de 10 minutes, entrecoupées d’un thé et d’une douche froide.

Nous visitons également le “Bouddha park” situé à l’extérieur de la ville. En fait il faut beaucoup plus de temps pour se rendre au parc que pour la visite en elle même…Le parc est assez étrange car les statues sont éparpillées ça et là sans aucune organisation.

Ca ne semble pas avoir beaucoup de valeur en terme de religion car les statues sont en béton brutes et pas très bien entretenues. Mais au moins, ça a le mérite d’être original, à l’image de ce bâtiment sphérique dans lequel on peut rentrer:

En 2 jours nous avons à peu près fait le tour de ce qu’il y a à voir dans la capitale, et décidons de ne pas nous éterniser car les hôtels sont chers ici.

Nous prenons un bus de nuit, qui va nous permettre de parcourir les 700km qui nous séparent de Paksé, dans le sud du Laos.