Scoot-trip dans les alentours de Paksé

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Pour nous rendre à Paksé, nous testons un nouveau moyen de transport: le “sleeping-bus”. Pas de siège dans ce bus, mais une douzaine d’espaces couchettes doubles.

Etant donné la taille de Pierre, nous avons droit à une place spéciale. Contrairement à tous les voyageurs installés parallèlement à la route, nous sommes installés perpendiculairement au fond du bus, ce qui nous permet de profiter de toute la largueur du bus. Le temps d’avaler un sandwich vache qui rit 😉 et nous nous endormons bercés par les mouvements du bus.

En un clin d’oeil nous arrivons à Paksé, réveil en fanfare par les chauffeurs de tuk-tuk à 6h du matin. Pas vraiment bien réveillés, nous nous installons dans un Song Tao (taxi collectif) qui prétend que le centre ville est à 3km. Puis nos neurones se connectent, en réfléchissant, ce n’est pas possible, la première gare est situé à 10km, la deuxième en plein centre, et comme ils ont tendance à surestimer un peu les distances…

Avec un autre couple de français, Delphine et Laurent, nous prenons nos affaires et nous nous dirigeons à pied vers le centre-ville. Par hasard nous avons repéré le même hôtel, donc nous tentons de nous y rendre. Je dis “tentons” car les rues de Paksé ne possèdent aucun panneau pour indiquer leur nom! Nous traversons la ville en long en large et en travers. A cette heure matinale, nous croisons les moines en plein rituel, ils collectent les offrandes auprès des habitants.

L’hôtel que nous convoitions est complet. Nous tentons notre chance dans une guesthouse un peu plus loin, avec un petit jardin et une terrasse donnant sur le Mékong. C’est parfait pour nous. Nous y prenons notre petit-dej tout en organisant notre journée.

Dans un premier temps nous nous rendons à l’office du tourisme, dont le seul intérêt réside en fait dans la rencontre avec un français qui voyage au Laos en vélo. Il nous donne plein d’infos et nous indique une agence de location de scooters tenue par un belge.

Nous pensions visiter la ville de Paksé, mais pour l’avoir traversée quand nous cherchions une chambre, elle ne présente pas de grand intérêt. Nous décidons donc de louer des scooters et de partir dans les alentours l’après-midi même. Le loueur nous donne plein d’info ainsi qu’une carte de la région.

Nous partons donc à 4 pour la cascade de Tad Champi à 40 km de Paksé. La cascade est plutôt impressionnante, nous sommes agréablement surpris car c’est la saison sèche au Laos, mais la cascade est plutôt sympa.

Comme vous pouvez le constater, certains s’élancent du haut de la cascade!
Delphine, Laurent et Pierre se baignent malgré la fraîcheur de l’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi au bord de l’eau. Nous rentrons à notre hôtel alors que la nuit est déjà tombée.

Pour changer, ce soir nous mangeons indien. De délicieux currys accompagnés de nans!

Nous retrouvons Delphine et Laurent le lendemain matin. Nous nous rendons dans une plantation de café conseillée par notre loueur de scooter. Nous nous arrêtons sur la route pour pique-niquer. Encore une fois le sandwich vache qui rit est de rigueur!

La plantation est un lieu bien aménagé pour les visiteurs, c’est très agréable pour boire un café local.

Le propriétaire nous fait visiter la plantation. Les fruits sont cueillis lorsqu’ils ont une belle couleur rouge. La récolte s’effectue une fois par an. Il existe différents espèces de café: arabica, robusta…

Toutes les générations de la famille sont à l’ouvrage, du plus jeune au plus vieux. Tout le monde portent des manches longues et des gants malgré la chaleur. En effet les arbustes sont aussi habités par les araignées, les serpents, ou les fourmis.

Les fruits sont ensuite étalés au soleil à même le sol, et sont retournés manuellement chaque jour. L’opération se répète pendant un mois environ.

Une fois que les fruits ont séché, il faut les débarrasser de leurs écorces, puis trier minutieusement les graines. Il n’est pas aisé pour nous de distinguer au premier coup d’oeil les “bons” des “mauvais” grains.

C’est ce tri minutieux qui fait la différence entre du simple Nescafé et un excellent café. Les grains sélectionnés sont ensuite torréfiés pendant 20 à 30 min, dans un wok par exemple.

En rentrant de la plantation de café nous traversons un petit village, ou une femme est en train de tisser une étoffe. La qualité du travail est impressionnante, la femme incruste les perles dans le tissage selon des formes géométriques précises.

Nous nous interrogeons aussi sur la présence de cercueils. En fait, dans cette ethnie, il est habituel que les personnes fabriquent leur propre cercueil de leur vivant.

Une dernière tasse de café et nous disons au revoir à Delphine et Laurent qui reprennent la route pour Paksé. De notre côté nous nous rendons au village de Tad Lo situé à 30 km.

Alors qu’il ne nous reste plus que 5 km, nous nous rendons compte que notre roue arrière est crevée et la nuit commence à tomber! Heureusement, il y a un garage à 500 m qui nous répare ça en un clin d’oeil!

Il fait nuit noire lorsque nous arrivons à la guesthouse conseillée par notre loueur de scooter. Le couchage est sommaire, mais l’ambiance est excellente. Nous rencontrons d’autres français avec qui nous passons la soirée. C’est notre nuit d’hôtel la moins onéreuse depuis le début du voyage, soit 1,50 euros pour nous deux!!

Le lendemain, nous partons en direction de la cascade de Tad Lo où nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour profiter du paysage.

Cet après-midi, c’est balade à dos d’éléphants!!!

Je suis subjuguée par l’animal, qui me fait penser à une sorte de dinosaure, par sa taille, ses pieds, etc.

Un siège est fixé sur le dos du pachyderme, le temps de se hisser et c’est parti pour une heure de balade.

Le cornac (conducteur d’éléphant) prend place sur le cou de l’animal et le guide avec ces pieds. Dommage qu’il ne parle pas anglais, car nous avions beaucoup de questions à lui poser.

L’éléphant avance à un rythme tranquille, on suit le doux balancement de l’animal au fil de ses pas. Nous sommes impressionnés par les chemins escarpés et encombrés de rochers qu’il emprunte avec une facilité déconcertante!

L’éléphant fait une petite pause déjeuner, au menu: bambou!

Je ne sais pas pour quelle raison exactement mais notre éléphant est effrayé par les voitures et les scooters en mouvement. A leurs vues, nous finissons la balade au pas de course!

Après tous ces efforts nous récompensons notre éléphant avec un régime entier de banane, dont il ne fait qu’une bouchée:
Pierre 0 – 1 Éléphant!

Nous prenons le chemin du retour sous la lumière rasante du soleil.

Une petite pause à la station essence locale pour faire le plein:

Nous rejoignons Paksé avant la nuit et profitons encore des délicieux currys indiens avant de continuer notre route en direction des 4000 îles dès le lendemain matin.

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