La croisière s’amuse dans la baie d’Halong

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Mardi 12 mars, nous partons de bonne heure et de bonne humeur pour une croisière de deux jours et une nuit dans la baie d’Halong.

Nous optons pour le confort en choisissant un tour organisé depuis Hanoï. On vient nous chercher en bus à notre hotel et nous n’avons plus qu’à nous laisser guider. Après 3h de bus et un petit arrêt obligatoire dans le magasin de souvenirs “partenaire”, nous arrivons à la mer. Nous grimpons dans un petit bateau qui nous emmène jusqu’à notre jonque.

La jonque, bien qu’un peu vieillotte de l’extérieur, est plutôt cosy à l’intérieur. Nous prenons place dans deux chambres doubles avec salles de bain et toilettes privées s’il vous plait !

Et le plus sympa, c’est le pont supérieur avec des transats pour prendre le soleil en profitant de la vue…malheureusement, aujourd’hui il manque le soleil! Mais le temps humide et brumeux, ça semble être la norme dans la baie d’Halong, il parait même que c’est ça qui fait tout le charme mystique du site !

C’est vrai que quand on quitte le port d’Halong, on n’aperçoit même pas les fameux pics karstiques qui font la réputation de la baie. Ce n’est qu’en pleine mer, après quelques kilomètres de navigation que ces mastodontes rocheux surgissent du brouillard.

On rentre alors dans un dédale de falaises et de pics rocheux; l’atmosphère est silencieuse et figée, comme si le temps s’était arrêté.

Le bateau stoppe pour nous permettre de faire un tour en kayak et d’explorer les lieux par nous même. Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’aller bien loin car le site naturel est immense (La baie compte 1969 îles et ilôts).

L’escale suivante nous permet de visiter la grotte de la surprise. Elle se nome ainsi car on rentre dans une première salle toute petite puis on accède à une seconde grotte beaucoup plus grande. Enfin, on est surpris une troisième fois en accédant à la dernière salle, immense. Le lieu est très fréquenté. En plus de la foule, les éclairages multicolores contribuent à créer un effet boite de nuit! Mais nous apprécions la visite malgré tout.

Pour la nuit, nous jetons l’ancre dans une petite baie à l’abri du vent et nous profitons du coucher du soleil entre deux falaises.

Après le repas, nous nous initions à la pêche au calamar, mais sans succès. Pourtant, un gros projecteur éclairant l’eau les attire, et nous les voyons passer à quelques centimètre de l’hameçon…

Nous allons finalement nous coucher, bercés par le ronronnement du moteur (en marche pour générer l’électricité à bord), ce qui perturbera un peu le sommeil des plus sensibles des oreilles 😉

Le lendemain matin, le temps s’est un peu amélioré. Nous passons la matinée sur le pont à profiter du paysage, tandis que notre jonque slalome entre les pics rocheux pour reprendre le chemin du retour.

Nous arrivons à Halong en début d’après midi, mais nous ne rentrons pas directement à Hanoï. Pour profiter encore un peu plus de ce lieu magnifique nous voulons nous rendre sur l’île de Cat Ba, située au cœur de la baie d’Halong. Pour cela, il suffit de prendre un taxi pour parcourir la dizaine de kilomètres qui nous sépare de l’embarcadère du ferry public sur la presque-île de Tuan Chau.

Avant de monter dans le taxi, nous sommes arrêté par un homme qui nous propose un bateau qui va justement à Cat Ba et qui part dans 10 minutes…quelle aubaine! (note pour plus tard: ne jamais faire confiance à quelqu’un qui vous propose exactement ce dont vous avez besoin, à l’endroit où vous en avez besoin et au moment où vous en avez besoin!) Il faut faire vite car le bateau part bientôt. Nous négocions le prix (qui reste un peu plus élevé que celui du ferry public) mais nous demandons à ne payer qu’une fois sur le bateau car le type ne nous inspire pas confiance…Nous le suivons jusqu’à l’embarcadère et discutons avec les autres passagers qui attendent. Il se trouve que le bateau n’est pas près de partir du tout, qu’ensuite il balade les gens dans la baie pour n’arriver qu’en fin d’après midi à Cat Ba, bien loin de ce qu’on nous a vendu! Nous décidons donc de reprendre notre plan initial et cherchons un taxi pour nous rendre à l’embarcadère du ferry public, mais c’est sans compter sur la ténacité de notre “rabatteur un peu louche”. Il nous explique qu’il a déjà avancé les frais d’embarquement pour nous, qu’on ne peut pas annuler. Puis il va voir tous les chauffeurs de taxi pour leur interdire de nous prendre. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de partir à pied vers le ferry mais le type prend son scooter et nous suit! Il nous barre la route et m’accroche pour m’empêcher d’avancer malgré que je fasse à peu près deux fois sa taille 😉

Après une demi heure de palabre dans une atmosphère plus que tendue, la situation se délie pour les deux partis : l’homme se fait rembourser ses frais et nous sommes “libres” sans rien avoir eu à débourser! Pas tous très sympathiques les vietnamiens…

Le trajet sur un vieux ferry rouillé est moins confortable que celui en jonque mais le temps s’est dégagé, et nous profitons de l’après midi ensoleillé pour admirer encore une fois le superbe paysage.

Après quelques heures de ferry, d’attente puis de bus pour traverser l’île, nous rejoignons Cat Ba Town. Nous trouvons par hasard un superbe hôtel avec vue sur mer, pas cher et tenu par des gens adorables.

Le lendemain nous louons des scooters pour explorer l’île qui fait quand même plusieurs dizaines de kilomètres de long. Nous commençons par le Cat Ba National Park, une jungle recouvrant presque un tiers de l’île. Une marche d’une heure nous mène jusqu’à une tour d’observation tout en haut de la montagne. Nous n’observons pas d’animaux mais seulement des arbres, à perte de vue.

Nous roulons ensuite vers l’ouest, et traversons des marais et des élevages piscicoles. Nous faisons une pause déjeuner dans un resto “très local”.

La cuisinière met 10 minutes à chercher puis à dépoussiérer le menu, qui de toute façon est à moitié effacé. On opte donc pour un classique pho ga (soupe de nouilles au poulet) qui s’avère être très bon, une fois que l’on a enlevé les quelques cheveux et moucherons qui flottent à la surface.

Nous enfourchons nos montures et longeons cette fois la côte pour rentrer vers Cat Ba Town.

Plus nous descendons, plus les paysages sont jolis. Il y a quelques plages mais le temps est un peu trop frais pour la baignade. Nous regagnons finalement la ville où nous nous arrêtons au marché. On y trouve des fruits, des légumes, de la viande et des mouches, mais aussi des trucs plus surprenants comme des faux billets.

Les vietnamiens les achètent pour les brûler dans les temples, c’est une façon de transmettre de l’argent à un défunt pour qu’il ne manque de rien là-haut !

Après quelques emplettes dans une boutique de thé, mes parents s’aperçoivent en reprenant le scooter que leur pneu avant est crevé. Ça ne m’inquiète pas trop car ce n’est pas la première fois que ça nous arrive en Asie, et je pense qu’il ne va pas être difficile de trouver un petit garage pour réparer ça. Je commence à regarder aux alentours, et là, par miracle, la patronne de l’hôtel (qui nous a loué les scooters) passe, nous voit en galère, s’arrête, nous donne son scooter et prend en échange le scooter crevé avant qu’on ait eu le temps de lui demander quoique ce soit. Durée total de la galère : moins de 5 minutes! Ça c’est ce qu’on peut appeler le sens du service.

Nous pouvons donc finir notre balade avant que le soleil ne se couche. Nous nous rendons au fort du canon, qui offre une superbe vue sur Lanha Bay et sur les trois plus belles plages de l’île de Cat Ba (appelées de manière originale : Cat Co 1, Cat Co 2 et Cat Co 3)

Comme nous avons déjà les casques adéquats, nous ne résistons pas à l’envie d’aller jouer au soldat, en essayant de passer inaperçus parmi les mannequins.

Nous descendons jusqu’aux plages pour “goûter” l’eau mais nous sommes vite fixés sur le fait que nous n’allons pas nous baigner (la mer est bien plus froide que dans le sud du pays!)

Nous finissons notre journée devant le coucher de soleil dans la baie de Cat Ba Town, où sont ancrés une multitude de bateaux de pêche.

Le lendemain on refait le trajet dans l’autre sens : bus, ferry, marche à pied et re-bus jusqu’à Hanoï, ce qui nous prend une bonne partie de la journée.

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