Sur les chemins de Katmandou

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Nous quittons le Vietnam le vendredi 22 mars 2012, après avoir récupéré nos passeports et nos visas pour l’Inde. C’est aussi le moment de dire au-revoir aux parents de Pierre qui ont passé deux semaines avec nous.

Après avoir volé d’Hanoï jusqu’à Bangkok, nous passons la nuit dans l’aéroport, pas si mal installés finalement, avec wifi, prises électriques et canaps à disposition.

Embarquement en début de matinée pour atterrir à Delhi avec 50 minutes de retard. C’est là que les choses se compliquent car notre avion suivant est supposé décoller dans les dix prochaines minutes…

Heureusement pour nous, c’est la même compagnie aérienne qui assure le vol Delhi-Katmandou. Un agent nous attend à la sortie et nous ouvrent les passages secrets de l’aéroport. Façon film d’action, on court dans les couloirs et sur les tapis roulants pendant 20 longues minutes, la nouvelle porte d’embarquement étant évidemment à l’opposé. Le personnel de l’aéroport nous autorise à doubler tout le monde au contrôle de sécurité.

Nous arrivons dans l’avion essoufflés mais sous les applaudissements de Catherine, Vincent et Romain, des amis venus nous retrouver pour partager deux semaines d’aventures népalaises avec nous. Les autres passagers, eux, ont plutôt le regard noir car ça fait une demi heure qu’ils nous attendent dans l’avion prêt à décoller! La suite du vol se passe sans souci.

Après deux heures d’attente à l’aéroport de Katmandou, nous obtenons enfin notre visa. Les choses se compliquent pour récupérer nos bagages, qui n’ont pas eu le temps d’être transférés à Delhi. Leurs arrivées sont prévues par le vol suivant, dans la soirée, mais nous préférons profiter tranquillement de notre fin d’après-midi après deux jours de transit.

Nous trouvons un taxi et rejoignons notre hôtel. L’ambiance, pour notre plus grand plaisir, est bien différente de celle du Vietnam, même si la circulation anarchique et à grand renfort de klaxons demeure ici aussi la norme. Pourtant, on croise régulièrement ce panneau:

La gestion du réseau électrique doit donner quelques sueurs froides à Romain, spécialiste du domaine. C’est en tout cas une grosse difficulté de ce petit pays. La distribution de courant n’est pas continue, il n’y a que quelques heures d’électricité durant la journée.

Nous rencontrons deux français à notre hôtel, Alex et Vanessa, qui sont à Katmandou depuis quelques jours et qui nous conduisent dans un de leur resto favori. Nous goûtons à une des spécialités du coin (même si d’après notre guide ce serait plutôt tibétain): les “Momos”. Ce sont des petits raviolis vapeurs, fourrés au poulet, au fromage, aux légumes, etc. On déguste aussi un “thali”, appelé aussi “Dalbat”, c’est une sorte de plateau repas complet servi à volonté, composé d’une soupe de lentille (le “dal”, d’où le nom dalbat), d’un mélange de légumes souvent épicés et d’un yaourt. On se régale!

Le Dalbat est le plat par excellence que mange les népalais, matin, midi et soir. Il est parfois accompagné de chapati, une galette de blé sans levain.

Nous finissons la soirée dans un bar de Thamel, le quartier animé et touristique de Katmandou.

Le lendemain, tandis que Pierre et moi allons (enfin) récupérer nos bagages à l’aéroport, Catherine et Vincent réservent des billets de bus pour notre prochaine destination: Pokhara.

L’après-midi, nous nous rendons à la Stupa de Swayambunath, appelée aussi Temple des Singes, mais il parait que les locaux n’aiment pas trop cette appellation. Nous traversons la ville à pieds, en passant devant les maisons typiques et les petites échoppes.

Le contraste entre modernité et autres époques se croise presque à chaque coins de rue.

Une bonne série de marches nous attend devant le temple avant d’atteindre les lieux (pour preuve, voir sur la photo au fond à droite 🙂 )

On s’accorde une petite pause au milieu de la montée infernale.

L’ascension en vaut néanmoins la peine, nous avons une vue imprenable sur Katmandou.

Le temple en lui même est un lieu de vie très animé où se côtoient singes, touristes, fidèles, vendeurs ambulants. Partout les drapeaux de prières bouddhistes flottent au vent.

Quelques fidèles allument des bougies ou de l’encens, prononcent quelques paroles et font tourner les moulins à prières.

La stupa est plutôt imposante, on peut y voir le regard de bouddha peint sur sa surface.

Un peu plus loin, nous tentons notre chance auprès d’une statue au pied de laquelle se trouve une sorte de jarre. Si notre pièce tombe dans le mille, c’est la chance assurée! Sinon, ce n’est qu’une roupie de perdue (0,0089€) …

Nous négocions les services d’un taxi pour nous rendre au Jardin des rêves, petit havre de paix dans la ferveur de Katmandou.

La journée s’achève autour d’une Nepal Ice, la bière locale. Mais pas de folies ce soir, car demain, c’est départ 6h pour Pokhara.

De bonne heure et de bonne humeur, nous rejoignons le lieu de départ des bus. C’est parti pour 7 heures de trajet chaotique. La route est sinueuse et défoncée, on est un peu ballotté de tous les côtés, mais les paysages sont magnifiques.

On croise aussi des scènes dignes d’une autre époque, comme cette fabrique de briques.

Dès notre arrivée à Pokhara, nous nous mettons en quête d’un hôtel. Nous séjournerons finalement au Royal Guest House, un hôtel nickel et pas cher. Nous pouvons déjà admirer les sommets enneigés depuis la terrasse.

Avec le gérant de la guesthouse, nous organisons nos 6 jours de trek dans les Annapurnas. Vincent et Catherine ont déjà repéré un parcours pas trop difficile, histoire de profiter pleinement de l’environnement exceptionnel du massif montagneux. Alex (dit Bobby) se joint à nous pour l’aventure.

Mais, des choses plus importantes encore se trament. Demain c’est “Holi”, la fête des couleurs en Inde et au Népal, pour fêter l’arrivée du printemps. Et pour avoir vu des photos sur internet, nous nous mettons en quête de vêtements “jetable” spécialement pour l’occasion. Des t-shirts et pantalons à environ un euro pièce feront l’affaire.

Et nous avons bien fait car en fin de la matinée, ça donne à peu près ça:

A l’aide de sachets de pigments de couleurs, les gens, touristes ou locaux, badigeonnent allègrement de peinture toutes les personnes qui les entourent en proclamant des “happy holi” à tout va.

C’est une fête très populaire et bonne enfant, en tout cas à Pokhara. Il semblerait que ce soit plus “tendu” dans les grandes villes, car c’est le seul jour de l’année où l’ordre social est bouleversé, et les plus frustrés peuvent peinturlurer leurs supérieurs…

La musique est évidemment de rigueur.

Tout le monde se mélange dans un joyeux bazar.

Il faut aussi lever la tête pour savoir déjouer les seaux d’eau colorée lancés depuis les balcons.

A la fin de la journée on ne sait plus qui est qui !

Malgré une douche “tonique”, la plupart d’entre nous gardent quelques traces en souvenir de cette journée mémorable.

Il est temps maintenant de préparer nos sacs de treks car demain nous partons à la conquête de l’Annapurna.
A nous les sommets enneigés!! (et sans doute aussi les courbatures…)

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