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Santiago ou l’appel de la montagne

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Nous voici à Santiago, la capitale du Chili. Nous sommes le 27 août 2012 et notre avion décolle le 29 pour l’Australie. Nous trouvons un hotel sympa (tenu par un français) dans le quartier Paris-Londres. Il est classé dans la catégorie bon marché du routard, pourtant cela reste plus cher que tout ce que nous avons pu trouver dans le reste du Chili.(capitale oblige!)

Santiago est une grande ville, une très grande ville même puisqu’elle abrite plus d’un tiers de la population du Chili! Autant dire que ce n’est pas possible de tout visiter à pied…Heureusement elle possède un bon métro qui facilite grandement la tâche. Eviter les heures de pointe quand même car il est bondé et le ticket coûte plus cher ! (le prix du ticket varie selon les heures de la journée)
Ici les immeubles modernes côtoient sans complexe les monuments anciens :

Nous profitons de la fin de journée pour visiter un peu les quartiers touristiques.

Voici un exemple de modernité de la ville : un restaurant dans lequel chaque table est équipée d’un ipad, pour passer sa commande !

Enfin, vu le prix du menu, nous nous rabatterons sur une brasserie traditionnelle ou je teste une spécialité : le “pastel de choclo”. C’est un gratin de maïs avec du poulet, c’est très doux, presque sucré, délicieux avec un petit verre de vin chilien.

Ici comme dans le reste de l’Amérique du sud, la population reste tiraillée entre ses deux racines, les conquistadors d’une part et les peuples autochtones d’autre part (Inca au Pérou et en Bolivie, Mapuche au Chili)

En me renseignant sur le ski au Chili, j’apprend que les stations de ski sont à moins de 50km de Santiago… De plus, nous sommes en hiver ici, période idéale pour aller dévaler les pentes de la Cordillère des Andes! Pour notre dernier jour sur le sol chilien, je renonce alors à la visite de la ville et décide de m’offrir une journée de ski. Quand je dis m’offrir, c’est un euphémisme car le ski est vraiment un luxe ici (par exemple: prix du forfait journée: 30 000$ chiliens soit 50€, location d’une paire de gants pour la journée 5000$ chiliens soit 8€, je me suis demandé si c’était bien pour les louer et pas les acheter!) Mais bon, quand on aime on ne compte pas…Géraldine, elle, n’aime pas, et elle préférera donc passer une journée tranquille à Santiago.

Je pars de l’hôtel à 6h du mat’ pour arriver sur les pistes dès l’ouverture (ça fait bien longtemps que je n’avais pas mis de réveil si tôt !) Je ne suis pas trop dépaysé par la marque de mes skis…

Le paysage est vraiment sympa et même si ce n’est pas grand soleil, je profite de quelques belles éclaircies. On arrive même à distinguer Santiago, au fond de la vallée, sous la mer de nuages.

La neige est correcte car il a neigé il y a quelques jours. Il y a cependant quelques pistes fermées, mais quand je pose la question à un pisteur pour savoir si une piste rouge est ouverte, il me répond “elle est fermée mais tu peux y aller, il y a encore un peu de neige, profites en !” Etant habitué aux stations françaises, je suis agréablement surpris par cet état d’esprit 😉

Nous sommes à plus de 3200m d’altitude, mais les pistes sont assez faciles car peu pentues. De plus, il n’y a pas trop de monde car nous sommes en semaine. Je me fais donc vraiment plaisir pendant cette journée, même si je reste assez prudent car nous prenons l’avion demain pour l’Australie !

Valparaiso, retour à la civilisation!

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Samedi 25 aout 2012, nous arrivons à Valpariso, grande ville portuaire du Chili, composée de 45 collines, (“cerros” en espagnol).
De nombreux ascenseurs, plus ou moins récents, permettent de rejoindre les différents quartiers situés en hauteurs, à moins d’emprunter les escaliers pour les plus courageux (ou les plus fauchés!).
Nous sommes sous le charme de cette ville vallonnée où les facades des maisons sont peintes avec des couleurs vives, ou recouvertes de fresques.

Nous nous arretons dans un hotel du cerro Alegre, qui signifie colline joyeuse (selon Pierre), c’est un des quartiers les plus agréables.

L’hotel nous apparait bien confortable après notre séjour à la ferme. De plus, il dispose d’un mirador sur le toit qui offre une belle vue sur la ville illuminée.

Les chèvres nous manquent un peu à notre réveil, il n’y a que leur odeur qui a du mal à nous quitter!

Après un petit déjeuner royal à l’hotel, avec pain grillé et salade de fruit, nous arpentons les rues pentues en admirant la décoration des murs. La balade est très agréable.

Nous empruntons un ascenseur pour aller admirer le panorama de la ville.

Du fait de l’heure tardive (20h!!), nous nous offrons notre premier plat de sushi du voyage, car les restaurants locaux ne servent plus.

Demain, nous prenons le bus pour notre dernière étape au Chili: Santiago.

Première expérience de woofing…

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Au cours de notre voyage, nous avons choisi de devenir woofers pendant quelques jours. Le principe consiste à travailler quelques heures par jours en échange du gîte et du couvert. Nous sommes inscrits sur le site internet du réseau woofing Chili qui pour la somme de 45 euros nous a envoyé par mail la liste des différents lieux susceptibles de nous accueillir au Chili. Ce réseau existe dans de nombreux pays, dont la France.

Nous avons choisi de tenter l’expérience du woofing pour plusieurs raisons. La première est financière, car le coût de la vie au Chili est quasiment aussi élevé qu’en France. La deuxième concerne notre envie de voyager différemment: pouvoir se poser à un endroit, partager la vie locale, tisser des liens privilégiés, apprendre des choses et vivre de nouvelles expériences.

Ainsi nous sommes devenus bergers auprès des chèvres!

C’est avec une pointe d’appréhension, mais plein d’enthousiasme que nous empruntons un bus, puis un taxi collectif pour nous rendre chez Aldo Vitali, notre hôte pour les dix prochains jours.

1er jour: Installation et visite des lieux

Notre première journée se résume à faire connaissance avec Aldo (propriétaire de la ferme et d’une soixantaine de chèvres), Victor (un employé de notre âge qui travaille à la ferme depuis deux semaines) et Carmen (en charge de la vente du fromage et des produits de la boutique).

Après la visite de la propriété, nous installons notre chambre. Le confort est rudimentaire, mais nous nous y sentons bien, sans doute les “buena onda”, comme on dit ici.

Deuxième jour: travaux pratiques

C’est le lendemain que les choses sérieuses commencent. Petite surprise au réveil, une des chaussettes de Pierre a disparue..bizarre bizarre…

Tandis que Victor assure la traite (à la machine), nous nourrissons tour à tour les différents animaux de la ferme accompagné d’Aldo pour cette première fois : poules, oies, dindons, canards, cochons et sangliers, lama, lapins et ma partie préférée nous donnons le biberon aux petits chevreaux!

Nous poursuivons par le tri de bouteilles et bidons en plastiques que des précédents woofers ont installé lors de la plantation d’arbre fruitiers pour l’arrosage et la diffusion de l’engrais (pour les spécialistes: le PET résiste bien aux conditions extérieures, mais pas le PE qui se disloque en plein de petits bouts, petite dédicace au carré du 5 😉 )

Nous nous rendons compte que le travail d’Aldo n’est pas toujours une partie de plaisir: une chèvre est malade, il est nécessaire de l’abattre, car les soins par antibiotiques sont compliqués, couteux et posent problème pour le lait et la viande. Une autre chèvre meure des suites de son accouchement, elle est jetée en nourriture aux cochons, qui n’en font qu’une bouchée comme dans Jurassic Park! C’est la dure loi de la jungle, pardon, de la ferme!

On bichonne le chevreau orphelin qui deviendra notre Chouchou avant de trouver une maman chèvre adoptive, ouf!

Pour se remettre de toutes ses émotions, Carmen nous a préparé une cassuela, un plat typiquement chilien qui se présente sous forme d’une soupe avec morceaux de viandes et de légumes: muy rico! (délicieux)

Le soir, nous sommes quasiment autonome pour nourrir de nouveaux tous les animaux. Pierre s’initie à la traite à la main, et se débrouille plutôt bien, tandis que je me contente de donner les biberons remplis!

3ème jour: Première sortie

Nous sommes sur le pont à 8h mais personne n’est là. Nous prenons l’initiative de nourrir les animaux. Un peu plus tard, Aldo nous rejoint et nous apprend que Victor est malade, il ne viendra pas travailler aujourd’hui. Aldo doit partir vendre des fromage au collège de son fils, donc nous allons devoir nous debrouiller comme des grands pour le pâturage des chèvres! Aldo nous prête un téléphone portable, et nous glisse dans la poche quelques chocolats. Je ne sais pas pour Pierre, mais moi je n’en mène pas large, mais pas le temps de réfléchir, les chèvres, sans doute affamées par l’heure tardive s’élancent dans la campagne.

Il serait plus juste de dire que cette fois-ci, ce sont les chèvres qui nous ont promenés et non l’inverse. Heureusement, les chiens, qui ont tous le même nom (Pastor), connaissent bien leur job. Lorsque le soleil est au rendez-vous, la balade est bien agréable.

Nous rentrons les chevres en milieu de journée. Le temps de finir la cassuela pour le déjeuner, de discuter un peu avec Carmen, et il est déjà l’heure de repartir (les chevres ont besoin de deux fois 3h de pâturage quotidien).

Petit moment de flottement, Pierre a égaré le portable d’Aldo pendant la sortie du matin… Miraculeusement, Pierre le retrouve au milieu de l’herbe après 30 min de recherche minutieuse dans la campagne, ouf!

Le soir, rebolotte, il faut nourrir tous les animaux et nous nous en chargeons puisqu’Aldo n’est toujours pas rentré.

Mission accomplie, il est déjà 19h30!

Pierre, porté par sa chance tente de faire du pain, ce qui selon moi relève de l’exploit, car: la recette est arrivée par sms, mais dans le désordre, il n’y a ni balance, ni indication de thermostat sur le four. Le résultat est vraiment pas mal, on se régale! Face à ce succès, il réitéra, presque tous les jours, en améliorant chaque fois sa recette.

4ème jour: Un heureux évènement

A notre réveil, mes deux chaussettes ont disparu! bizarre, bizarre…

Nous sommes autonome dans la distribution de la nourriture aux animaux, Aldo vient juste pour s’occuper de la traite, qui nécessite des procédures spécifiques afin de respecter les normes d’hygiène.
Nous emmenons les chèvres pâturer le matin. Nous ne sommes pas trop de 2 pour les diriger, mais nous sommes tout de même un peu plus serein que la veille. Cependant, un heureux évenement nous tombe dessus.
Une chèvre met bas de deux petits chevreaux, en plein milieu de la campagne ! Les trois se portent bien, et nous les ramenons en urgence à l’étable. Que d’émotions!

Pierre s’aperçoit que le petit chiot (sans doute Pastor Junior) tête le lait d’une chevre. Aldo nous expliquera que c’est de cette manière que sont élevés les chiens de berger afin de créer un lien avec les chèvres.

L’après midi, pendant le pâturage, Pierre raccompagne trois petits chevreaux récalcitrants aux étables. Il mettra presque une heure à retrouver toute la troupe dans la campagne chilienne!

Le soir nous goutons enfin le lait de chevre, pas mal. Le “goût de chèvre” est bien présent!

Jour 5: On se sent comme chez nous!

Victor est revenu est prend en charge les chèvres. De notre côté, nous faisons le “tri des dechet”. Aldo récupère les déchets plastique des alentours pour les transformer en materiaux de construction. Les bouteilles de plastique , bourrées de sacs plastiques et autres emballages, font un très bon isolant que l’ont peut utiliser, recouvert de terre séchée, pour construire des bâtiments. Aujourd’hui c’est un ami d’Aldo qui construit sa maison et qui a besoin de Tetrapack.

Le midi nous mangeons encore de la bonne viande de la ferme: Sébastian le cochon…ici quand on mange de la viande, elle a souvent un prénom 😉

Aldo doit être satisfait de notre travail parce qu’il nous ravitaille de plus en plus: viande, légumes, oeufs, et même un bonne bouteille de vin aujourdhui.

L’après-midi, alors que nous emmenons les chèvres pâturées, le vendeur de fruit du bord de route appelle pierre “le berger”, et nous offre des oranges.

Jour 6: Visites médicales

Après le pâturage du matin, c’est visites médicales pour les chèvres. Le vétérinaire coupe les cornes de certaines d’entre elles, qui ne manquent pas de se débattre malgré l’anésthésie locale. Je tente de réaliser des crêpes au lait de chèvres. Au feeling, car pas de recette, et des conditions spartiates, mais elles sont plutôt savoureuses! On se fera même un petit plaisir : crêpe banane-chocolat!

Au moment de se coucher, Pierre aperçoit une petite souris! Le mystère du voleur de chaussettes est enfin percé. On ne parvient cependant pas à négocier pour qu’elle nous rende nos chaussettes. Cela fait bien rire Aldo et Victor qui pensent qu’elle en a fait des sacs de couchages pour sa petite famille.

7ème jour: A chaque jour suffit sa peine!

Ce matin Aldo nous confie un petit travail de peinture avant d’aller pâturer avec les chèvres. Nous repeignons le mur extérieur du logement des volontaires avec de la chaux pour qu’il resiste mieux à l’humidité.
L’après midi c’est Victor qui prends en charge les chèvres, tandis que nous nettoyons les étables…dur dur, nous aurons le temps de n’en nettoyer qu’une sur les 5! il faut dire que Pierre a beaucoup papoté avec Victor, avec qui il commence à bien sympathiser.

8ème jour: Il pleut, il mouille…

Aujourd’hui, il pleut ! Les chêvres sortent mais reviennent d’elle même au bout d’une demi-heure. Pierre devait continuer à nettoyer les étables mais ca semble vite compromis car les chêvres sont à l’intérieur et ca ne parait pas raisonnable de travailler avec le temps qu’il fait.
Du coup, Pierre et Victor allument le poele à bois et passent toute l’après-midi à discuter et à échanger de la musique.

Nous avons une fuite dans le toit de notre chambre, pile au dessus du lit…Pierre arrive à dévier les gouttes vers un seau avec un bout de ficelle (tel Mac Gyver!) Ca suffira pour le moment, faute de mieux!

De mon côté je suis embauchée toute la journée pour faire le fromage avec Aldo. Pierre me rejoint dans la soirée pour les étapes de séparation du petit lait et de mise en forme. Nous finirons à 1h du mat, fatigués mais satisfaits.

9ème jour: Grâce mat’

Le matin nous nous autorisons une petite grasse mat’ jusqu’à 9h et nous allons promener les chèvres. La nuit a été fraîche et les sommets environnants sont enneigés.

L’après-midi, Victor s’occupe de les faire pâturer mais au retour un petit chevreau manque à l’appel : notre petit chouchou!! Nous partons tous les trois à sa recherche et nous le retrouverons juste avant la tombée de la nuit. Nous sommes tellement content de l’avoir retrouvé que Pierre ne dit rien quand le petit chevreau se soulage dans ses bras. Il aurait eu peu de chance de survivre une nuit dehors, à cause des renards et du froid.

10ème jour: On profite, c’est bientôt la fin

Dernier jour de travail, aujourd’hui ce sont les brebis qui nous on échappées…une demi heure de marche pour les retrouver et autant pour réussir à les faire rejoindre le troupeau!

Le soir Aldo passe nous voir avec du fromage frais que l’on a fait avec lui il y a 2 jours, et du vin. Accompagné du pain frais que Pierre a fait, c’est un régal. Nous passons une bonne partie de la soirée à discuter avec lui, et on ne s’embête pas une seconde. Un sacré personnage, plein d’humour et avec de l’énergie à revendre!

11ème jour: Le départ

C’est le jour du départ mais nous ne pouvons nous empêcher de nourrir les animaux pour les voir une dernière fois.
Aldo embauche Pierre pour porter et décaper des vielles machines de son grand père qu’il veut mettre dans la boutique comme déco.
Nous avons aussi pas mal de boulot pour nettoyer vétements et chaussures après 10 jours à patauger dans la gadoue.

Finalement nous ne partirons qu’en fin d’aprèm, avec une petite boule au ventre. Dur dur de quitter tout ce beau monde (animaux inclus) mais pas mécontent de retourner dans la civilisation pour retrouver un peu de confort.

Pour clore cet article, Pierre vous propose un petite visite guidée de la ferme.

La tête dans les étoiles à La Serena

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Après l’expédition dans le salar d’Uyuni puis le séjour dans le désert d’Atacama, nous sommes contents de poser nos valises quelques jours et de ne rien faire !

La Serena est une grande ville et nous y découvrons le Chili “moderne”. Nous avons l’impression d’être revenu en Europe : propreté, respect des règles de circulation, pas de vendeurs à chaque coin de rue mais des centres commerciaux énormes…nous sommes presque perdu et mal à l’aise dans ce monde moderne après plus d’un mois au Pérou et en Bolivie!

Heureusement, nous trouvons par hasard un hotel dans lequel on se sent comme chez nous (La casa Maria) avec un beau petit jardin et des propriétaires adorables.

Comme vous pouvez le voir, nous testons le vin chilien. Il est, il faut l’avouer, bien meilleur que ce que nous avons pu boire au Pérou et en Bolivie.

C’est une bonne chose que l’hotel dispose d’une cuisine car la vie est assez chère au Chili (quasiment aussi chère qu’en France) et nous ne pouvons plus nous permettre de manger midi et soir au restaurant.

Le premier soir, le temps est bien dégagé, et nous en profitons pour nous rendre à l’observatoire de Mamalluca. Le Chili compte un grand nombre d’observatoires astronomiques car l’air pûr et l’altitude sont propices à l’observation des étoiles. Nous passerons une bonne partie de la soirée à écouter les explications de la guide qui nous donne plein d’informations sur l’univers qui nous entoure, la naissance des étoiles, les planètes… Les commentaires sont ponctués par des observations au télescope, dans lequel nous avons pu admirer Saturne et ses anneaux, ainsi que des nébuleuses. L’astronome nous montre aussi des constellations, à l’oeil nu cette fois. Dans l’hémisphère sud, on utilise la Croix du sud pour s’orienter car on ne peut pas voir l’étoile polaire, qui est “derrière” la Terre!

A la fin de la visite, nous avons le droit à la démo d’un super logiciel (gratuit qui plus est): Stellarium, qui permet de visualiser le ciel à un lieu donné et à une date donnée. C’est vraiment sympa pour pouvoir reconnaître les étoiles et les constellations. Je vous incite à le tester, c’est bien fait, très abordable même pour les novices (comme moi) et ça fonctionne même off-line.

Les jours suivants, nous visitons un peu la ville. Elle comporte quelques places et bâtiments sympas.

Le soir nous nous rendons à la plage par l’avenue Francisco de Aguirre qui est bordée de palmiers.

Après avoir parcouru les 2 kilomètres de l’avenue, nous sommes récompensés par un magnifique couché de soleil sur le Pacifique.

Le désert d’Atacama, déjà le Chili!

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Vendredi 10 août, nous traversons la frontière entre la Bolivie et le Chili. L’organisation est un peu légère car nous attendons une heure que la navette arrive, puis une heure et demi pour récupérer nos bagages qui ont voyagé dans un autre bus. Les formalités ne posent en revanche pas de problème, même si les douanes sont très strictes concernant le transport des fruits et légumes. Comme le Chili commercialise beaucoup son agriculture, ils veillent à ne pas contaminer leurs cultures avec des germes transportés par les fruits.
Nous apprécions la douceur du climat après la rigueur rencontrée dans le désert.

La ville de San Pedro de Atacama est aussi plus basse en altitude, ce qui décuple notre énergie! En revanche, il n’y a pas grand chose à voir, c’est une petite ville très touristique, avec presque exclusivement des restaurants, hôtels et tours-opérators.L’église vaut néanmoins le coup d’oeil avec notamment son toit en bois.

Les murs des batiments sont réalisés en adobe, un mélange de terre et de paille qui a séché. Les rues ne sont pas goudronnées mais en terre. Je suis surprise de voir qu’ils les arrosent fréquemment pour éviter la poussière alors que l’eau est précieuse dans cet oasis au milieu du désert.

Nous louons des vélos pour explorer les environs du désert. Nous sommes entourés de roches de tailles diverses, qui donnnent une impression assez lunaire et onirique.

Nous nous baladons dans la Vallée de la Muerte (vallée de la Mort), quelques passages sont épiques, car le sable a recouvert le chemin. Et évidemment ça monte!

Nous croisons des sandboarders qui descendent la dune, entourée par les volcans enneigés.

Pierre poursuit jusqu’à la vallée de la Luna (vallée de la Lune) à un rythme plus soutenu car nous devons rendre les vélos à 17h. Il prend tout de même le temps de s’arrêter pour quelques photos.

Nous prenons un bus de nuit pour rejoindre La Serena le soir même, nous n’avons pas de difficultés à nous endormir après les 50 km de VTT dans le désert!