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Jakarta, notre dernière étape en Indonésie

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Nous débarquons à Jakarta 5h30 du matin le samedi 17 novembre 2012. Ça pique un peu les yeux, mais nous nous réveillons rapidement tandis que nous entreprenons de marcher jusqu’à Jalan Jaksa où l’on peut loger à petit prix. Nous galérons quelque peu à trouver un hôtel, car c’est un week-end de fête pour les musulmans, donc tout est cher, ou complet, ou fermé! Nous trouverons une chambre modeste, sans fenêtre, mais pour une nuit, ça suffira amplement.

Du fait de la faible attractivité de cette grande ville, et du peu de choses à faire, nous avons choisi un séjour éclair dans la capitale, avant de décoller pour Singapour. Après une petite sieste, nous partons à la découverte du “Monas”, le monument national de la ville.

C’est une grande tour (137 mètres) située au coeur de Jakarta. Elle symbolise la lutte pour l’indépendance de l’Indonésie. Au rez-de-chaussée se trouve un musée qui raconte l’histoire de l’Indonésie, et notamment la conquête de son indépendance, façon vitrine des galeries Lafayette au moment de Noël (ça tombe bien, vous êtes en plein dedans!). Cela semble être un bon support pédagogique vu les nombreuses classes présentes.

Comme nous l’avons vécu auparavant à Java, les gens sont curieux de nous voir, ce qui ne manque pas de provoquer une mini-émeute auprès d’une classe quand on sort l’appareil photo.

Ils se font rapidement reprendre à l’ordre par “l’homme en noir”.

Ca doit pas être facile tous les jours la vie de star!

Nous continuons notre visite en grimpant en haut de la tour, 1528 marches!!!
Non, je blague, on a pris l’ascenseur. Limite j’aurai préféré l’escalier, si il en avait existé un, vu que nous avons patienté 1h30, équivalent 3h avec la chaleur et la fatigue. Le sommet de la tour est une flamme de 14,5 tonnes, recouverte de 35 kg d’or.

La vue d’en haut est assez impressionnante (Pierre qui est un peu sujet au vertige ne fait pas trop le malin!):

En chemin vers la mosquée, nous croisons tandem et tridem (si un expert connait le nom ?), loué pour le plaisir des touristes, indonésiens pour la plupart.

Pour ma part, c’est la première mosquée que je visite, donc je suis vraiment impressionnée par celle-ci, d’autant plus que c’est la plus grande d’Asie du sud-est et la troisième plus grande mosquée du monde (après celles de La Mecque et Médine) d’après l’agent de sécurité qui s’improvise guide. Il faut rappeler que l’Indonésie est le pays avec le plus de musulmans au monde, 203 000 000 de pratiquants soit 88% de la population). Nous sommes bien content que quelqu’un nous fasse la visite à vrai dire, parce ce qu’on ne veut pas commettre d’impair dans ce lieu de culte.

La mosquée se trouve au premier au premier plan sur cette photo (le bâtiment blanc énorme avec un dôme). Tout près sur la droite se situe l’église catholique, minuscule en comparaison.

La mosquée se nomme Istiqlal, ce qui signifie indépendance en arabe. Elle a été construite pour commémorer l’indépendance de l’Indonésie. La taille du bâtiment est vraiment énorme. Chaque espace rectangulaire délimité par les pavés accueille un musulman pour la prière, orienté vers la Mecque évidemment. Les jours de fêtes importantes, la mosquée peut accueillir jusqu’à 120 000 personnes…

Elle est actuellement en travaux pour rénovation et/ou agrandissement, mais l’espace semble déjà immense.

Depuis la mosquée, on a vue sur l’église catholique, avec qui les musulmans entretiennent de bon rapports, organisant parfois à certaines occasions des rencontres communes.

Les musulmans d’Indonésie associent aussi les traditions de leurs îles à leur culte, comme le montre la présence de cet énorme tambour.

Bien que fatigués par notre balade, nous n’optons pas pour le moyen de transport local, une espèce de petite voiture à trois roues pétaradantes, dans laquelle de toute façon Pierre aurait eu un mal fou à se glisser!

Sur le chemin du retour, nous croisons une troupe qui fait “l’animation” avec un petit singe. J’ai le coeur serré, parce que les animaux je les préfère dans leur milieu naturel, mais je ne peux m’empêcher d’être impressionnée devant l’habileté du singe à utiliser les divers accessoires que lui donne son “maître”.

Voilà, nous venons de passer un mois en Indonésie, et si Pierre est vraiment conquis, je demeure un peu plus mitigé. Je déconseillerais Bali aux voyageurs petits budget, mais un vrai coup de coeur pour Java et Lombock avec ses habitants accueillants et curieux, ses paysages magnifiques, que ce soit les plages, les montagnes et volcans, les rizières, la jungle. Il y en a pour tous les goûts!

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Yogyakarta

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Dimanche 11 novembre 2012, après un trajet de 7h qui s’est transformé en 12h de minibus pour rejoindre Yogyagarta, nous arrivons un peu avant minuit, épuisés (on se lève à 4h du matin depuis deux jours). Nous prenons une chambre au hasard dans une homestay encore ouverte à cette heure tardive, avant d’avaler un dîner rapide dans un petit stand de rue, pressés de pouvoir enfin nous reposer!

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes sur pied pour trouver un hôtel plus sympa. Nous procédons ainsi chaque fois que nous arrivons tard dans un nouvel endroit: une chambre au hasard pas trop cher, dans laquelle nous laissons nos affaires pour s’enquérir d’un endroit plus sympa le lendemain matin, si besoin est.

Alors que nous marchons quelques pas, un “rabatteur” nous indique un hôtel. Bien qu’habituellement réticent à ce genre de pratique, nous le suivons. De petites ruelles en petite ruelles, l’homme nous conduit au “Lotus losmen”, que nous n’aurions jamais trouvé seul. Le cadre, avec la terrasse sur le toit, aménagée de nombreuses plantes, ainsi que le petit déjeuner royal nous plaise bien. Le coin est idéal: rue piétonne, donc calme, et bien situé, ce qui nous permet en quelques pas de rejoindre les rues principales bien animées. On y voit notamment des becaks, tricycles permettant de transporter des passagers, des voitures à cheval, le tout aux côtés de véhicule plus classiques.

Le changement d’ambiance avec Bali est bien agréable. Destination beaucoup moins touristique, les personnes semblent plus authentiques dans leur rapport avec nous. Beaucoup d’étudiants viennent nous poser quelques questions et nous prennent en photo pour leurs devoirs à la maison. Les gens sont souriants, curieux, et ne nous adressent pas (toujours) la parole dans le simple but de nous vendre quelque chose. On apprécie avec plaisir ces échanges.

Yogyakarta, appelée Yogya est aussi le point de départ pour visiter deux temples classés au patrimoine de l’UNESCO: Borobudur et Prambanan. Nous choisirons de visiter seulement le premier, car l’entrée est à 20 dollars par temple par personne. De plus, les temples d’Ankor au Cambodge sont apparemment plus prestigieux, et ils sont aussi sur notre route.

Des agences proposent la visite du site de Borobudur, en minibus climatisé, départ au pied de l’hôtel. Nous sommes un peu las des “packages”, nous décidons donc de nous rendre par les transports locaux sur le site. Nous mettrons presque 3h.

Nous arrivons vers midi, c’est l’heure la plus chaude, mais apparemment l’heure la plus calme. Nous n’en sommes pas fiers, mais nous tentons de me faire passer pour étudiante grâce à ma carte vitale européenne (vu sur le net), mais en vain (Ils ont du s’apercevoir qu’il y avait un nombre anormalement élevé d’étudiants parmi les touristes français et exigent désormais une carte d’étudiant internationale, c’est-à-dire en anglais ).

Le temps de nous vêtir d’un sarong, et le majestueux temple bouddhiste s’élève devant nous.

Le temple est composé de plusieurs étages: sur les plus bas figure des gravures en bas relief qui décrivent des scènes de l’histoire de Bouddha. Ils sont en plus au moins bon état, mais les nombreux détails nous impressionnent.

Aux étages supérieurs, plusieurs dizaines de stupas (des sortes de cloches) recouvrent chacune un bouddha qui pointe de ses mains une direction différente.

La localisation du temple invite au calme et à la méditation: situé au milieu d’une végétation florissante, il est épargné de toute nuisance sonore.

Comme nous le constaterons plus tard dans la rue, nous sommes sollicités à plusieurs reprises pour poser sur des photos aux côtés de parfaits inconnus, qui semblent ravis que l’on accepte.

Nous déambulons durant deux heures dans les différents étages du temple. Le climat tropical se rappelle à nous avec une grosse averse, que nous éviterons, abrités sous le poste de sécurité.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons auprès d’un vendeur ambulant de beignets. Plutôt prudents nous ne prenons qu’un échantillons de chaque. Comment dire… c’est un DELICE!!
Nous retournons en acheter le triple avant de prendre le bus, qui semblait nous attendre cette fois : il part directement après nous avoir embarqué, ça nous change.

Alors certes, le “package” proposé par l’hôtel nous aurait fait gagner du temps, économiser de la marche à pied, et un peu d’argent (quasiment le même prix en transport mais deux dollars de réduction sur l’entrée) mais les beignets en valaient largement la peine! Donc pas de regret!

De retour à Yogya, nous éprouvons quelques difficultés à visiter certains endroits: les horaires de la fabrique de cigares ont changé, les marché aux oiseaux et aux poissons ont été déplacés à 4km, le prix du spectacle d’ombres a quadruplé et le palais du sultan est fermé pour cause de nouvel an musulman… mais ce n’est pas déplaisant de simplement se promener dans les rues, pleines d’animations, de vendeurs ambulants et d’indonésiens qui engagent facilement la conversation. Et il y a toujours quelques curiosités à découvrir.

Nous visitons un atelier de batiks (peinture à la main sur du tissu). On ne sait pas si c’est vraiment une école de batiks comme annoncé, mais nous pouvons observer les différentes étapes de fabrication artisanale : Pour chaque couleur, une couche de cire est appliquée sur toutes les zones non colorée (comme un négatif) puis le tissu est trempé dans la peinture. La cire est ensuite enlevée par un bain dans l’eau bouillante puis le processus est réitéré pour les couleurs suivantes.

On trouve des toiles à tous les prix, non pas en fonction de la taille mais de celui qui l’a peinte nous précise-t-on. Nous choisissons un petit souvenir qui prendra place dans le prochain colis.

Le jeudi 15 novembre 2012 est un jour de fête pour les musulmans, il symbolise le premier jour de l’année. Plusieurs personnes dans la rue nous informe de célébrations, de carnavals, de procession dans la rue… mais nous ne verront rien de tout ça. Nous croiserons quelqu’un qui nous expliquera que la fête est quelque chose de plus introspectif, avec beaucoup de méditations, et qui se fait en famille…

En marchant dans la rue nous profitons d’un concert improvisé d’un groupe de percussions qui porte le nom de Ganesha (voir la rubrique musique pour la vidéo).

Vendredi 16 novembre 2012, Pierre part visiter le Kraton. C’est le palais royal du sultan actuel qui gouverne la région, très apprécié et reconnu. La demeure est plutôt sobre.

Quelques détails rappellent néanmoins le prestige du sultan.

Le palais dispose de son propre orchestre de gamelan, musique traditionnel de l’Indonésie.

Pierre se rend ensuite au “Château d’eau” sorte de piscine privée du sultan. Il est accosté par de jeunes étudiants qui se proposent de le guider afin de travailler leur anglais. Le château d’eau comporte deux piscines : une dans laquelle se baignent les 35 femmes du sultan et une seconde, dans une enceinte fermée, dans laquelle le sultan se baigne après avoir choisi une heureuse élue parmi les 35.

Les étudiants proposent ensuite à Pierre de le guider jusqu’à une mosquée souterraine, dont nous avions appris l’existence dans le guide du routard. Effectivement elle n’est vraiment pas facile à trouver.

Vous pouvez remarquer que Pierre pose avec notre colis qui nous a bien donné du fil à retordre: de l’emballage à l’envoi, il a bien failli ne jamais quitter l’Indonésie du fait du nouvel an musulman!

Le soir même, nous prenons un train de nuit pour nous rendre à Jakarta. Du fait de la fête de la nouvelle année pour les musulmans, c’est un gros week-end, les prix s’envolent et les places sont rares, même en achetant son billet quatre jours à l’avance. Nous voyageons en classe économique, mais avec la clim.

En entendant les récits de différents voyageurs, nous nous préparons psychologiquement pour cette épreuve! Mais nous sommes agréablement surpris. Nous parvenons à faire abstraction des sièges non inclinables, de la lumière présente tout le voyage, des vendeurs ambulants qui montent aux (très) nombreux arrêts en clamant haut et fort ce qu’ils proposent comme marchandises. Bercés par le train nous nous endormons par intermittence. Nous arrivons en gare de Jakarta à 5h30 du matin, la ville est déjà en effervescence.

Lever de soleil sur le Bromo

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Nous débarquons à Java le samedi 10 novembre. Etant donné le nombre de transports que nous avons pris depuis Ubud (bemos, bus, ferry) la journée est déjà bien avancée. Nous passons donc la nuit à Banyuwangi, après être passé à la gare pour réserver des places dans le train de 5h le lendemain matin.

Le train est relativement moderne, propre et surtout ponctuel ! Pour ne rien gacher, les passagers qui nous entourent sont adorables. Ils semblent beaucoup moins habitués aux touristes qu’à Bali, et du coup sont très curieux et parlent avec nous. Ils partagent avec nous un fruit que je n’avais pas encore gouté : le jackfruit. C’est très special, ca se rapproche un peu du durian (en moins fort quand même)

Les 5 heures de train passent en un clin d’oeil et nous voici à Probolinggo. D’ici nous prenons un minibus pour nous rendre à Ngasari, un village dans la montagne, point de départ des excursions pour le Bromo. Nous profitons de l’après-midi là-bas pour nous balader et profiter de l’air frais. Le paysage est brumeux et l’endroit est incroyablement calme : nous avons l’impression d’être arrivés sur une autre planète !

Nous essayons aussi de nous reposer car demain le réveil est prévu à 3h du mat’ pour profiter des magnifiques lumières qu’offre le lever de soleil (si la brume n’est pas aussi dense qu’aujourd’hui…)

Par chance, tous les nuages ont disparu le lendemain matin. Nous prenons une jeep alors que la nuit est encore profonde puis continuons à pied pour atteindre un sommet éloigné du volcan, qui offre un panorama parfait.

Des cavaliers proposent leurs services pour aider les touristes à atteindre le point de vue:

Le soleil se lève avec des couleurs somptueuses :

Le volcan crache quelques panaches de fumée.

Nous sommes récompensés de notre réveil matinal ainsi que de nos efforts pour atteindre le sommet. Le paysage est époustouflant :

Nous reprenons la jeep pour descendre dans la caldeira du volcan (zone plane). Les paysages nous rappellent le sud de la Bolivie.

Arrivés au pied du volcan, nous entamons l’ascension à pied. Bien-sur, nous ne sommes pas les seuls, d’autant plus que nous sommes en week-end aujourd’hui donc il y a beaucoup de touristes indonésiens.

Malgré tout, le jeu en vaut la chandelle. Nous arrivons quasiment dans le cratère:

Après en avoir pris plein les yeux (et aussi plein les poumons car la poussière est omniprésente) nous rejoignons notre jeep pour le retour.

Nous regagnons l’hotel alors qu’il n’est que 9h du matin. Nous resdescendons à Problingo puis prenons un mini bus pour Yogyakarta.

Petit interlude balnéaire à Amed

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Dimanche 4 novembre 2012, nous ne prenons que le nécessaire pour trois jours, laissant à l’hôtel nos gros sacs, direction les plages d’Amed. Nous quittons Ubud en scooter, non sans admirer les vues magnifiques sur les rizières, dont on se ne lasse pas.

Nous sommes en basse saison, ce qui nous permet d’avoir un hôtel bien agréable pour un prix raisonnable, avec piscine privative, vue que nous sommes les seuls clients!

Amed est réputé pour ses sites de plongées et de snorkeling, c’est donc sans attendre que nous nous jetons à l’eau. Et nous ne sommes franchement pas déçu. A quelques mètres du rivage, nous plongeons dans un véritable aquarium naturel!

La journée suivante s’organise sous un ciel radieux : petit déj’ au bord de la piscine, snorkeling, nasi goreng (plat typique à base de riz frit) et jus de fruit frais, sieste, re-snorkeling…

Je passe un long moment à suivre mes poissons préférés:

Je me régale, car l’eau est peu profonde, et le baptême de plongée un peu stressant me rend finalement plus à l’aise dans l’eau en snorkeling.

Pierre plonge un peu plus en profondeur pour s’approcher d’une mystérieuse boîte aux lettres “échouée” au fond de l’eau, dont l’histoire n’est pas très claire.

Pierre découvre aussi des bancs de poissons auprès d’une épave de navire.

Les poissons sont tous plus beaux les uns que les autres, et on ne sait plus où donner de la tête!

Certains nous font un peu flipper!

Ils ressemblent à des créations de Tim Burton, qui avancent en véritable bande, la bouche ouverte… Il est temps pour moi de sortir de l’eau!!

Le lendemain, la météo nous rappelle que c’est normalement la saison des pluies en ce moment! Il pleut à torrent, nous avons 80 km à faire en scooter, et notre roue arrière est crevée!

Néanmoins, en Indonésie, les (petits) soucis ne sont jamais réellement des problèmes. Un employé emmène notre scooter au garage tandis que nous prenons notre petit-déjeuner. En une heure tout est réglé!

Même la pluie diminue en intensité et finit par s’arrêter, laissant à Pierre 2h de répit pour chausser palmes, masque et tuba et découvrir le site de Tulamben de renommée mondiale. L’épave de l’US Liberty, un bateau cargo américain coulé par les sous marins japonais en 1942, est échouée à quelques mètres du rivage. Les coraux se sont installés sur l’épave, attirant de nombreux poissons, et de nombreux plongeurs!

Nous reprenons la route en direction d’Ubud, sous quelques averses intermittentes. Mais bon, il faut bien justifier la place que prennent nos ponchos dans nos sacs, qui nous ont servit jusqu’à lors une seule fois en 4 mois de voyage!

Le temps mitigé ne nous empêche pas de profiter du paysage.

Nous rejoignons Ubud, le derrière quelque peu endolori (oui le scooter ça fait mal aux fesses, surtout quand on a choppé des coups de soleil avec le snorkeling lol !!), mais ravis de cette intermède balnéaire.

Pierre profite de notre dernière journée à Ubud pour m’offrir un massage de mon choix, car à Bali le massage est une véritable institution et fait partie intégrante de la culture. J’opte pour une séance de réflexologie plantaire, n’aimant pas follement me faire “papouiller” par des inconnus, surtout quand les massages sont “toniques”. Je suis agréablement surprise de l’effet qui persiste encore: je suis plus détendue, plus légère et plus dynamique!

Dans l’après midi, nous partons à découverte de la grotte de l’éléphant, qui malgré son nom n’a aucun lien de près ou de loin avec l’animal.

On arrive assez tard sur le site, ce qui est plutôt agréable car les boutiques de sarongs et de souvenirs sont en train de fermer, pour une fois nous ne sommes pas sur-sollicités.
La végétation est impressionnante.

Le soir venu, nous n’avons pas envie de faire nos sacs pour partir le lendemain… Nous décalons donc notre départ d’une journée.

Nous visitons encore quelques temples, dont celui de Pejeng. On y trouve la plus grande pièce de métal fondu que l’on connaisse au monde. Elle aurait été fondue avec un morceau de météorite au IIIè siècle avant JC. Elle n’est pas franchement mise en valeur.

Nous nous baladons une dernière fois dans les rues piétonnes d’Ubud.

Nous parvenons pour la première fois du voyage à prendre un transport local pour nous rendre au terminal de bus à destination de l’île de Java. Ce dernier trajet est à l’image que je garderai de Bali (peut-être seulement le Bali touristique?): la personne chargée de faire monter les passagers dans le bus nous prends des mains sans rien demander des fruits que Pierre épluche et les mange sous notre nez. Nous sommes tellement médusés qu’on en reste bouche bée et sans réaction…

Je quitte donc Bali sans grand regret.

Ubud, la “capitale touristique” de Bali

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Nous reprenons le ferry pour Bali le 30 octobre 2012. Le ferry est appellé ici “slow boat” et nous allons vite comprendre pourquoi! Après les 5h de traversée “réglementaires” le bateau stoppe à quelques centaines de mètres du port…Il semble ne pas y avoir de quai disponnible pour débarquer! nous attendrons encore 3 bonnes heures avant de pouvoir mettre le pied à terre. Le coté positif des choses c’est que le ferry est un très bon moyen pour rencontrer des gens, d’autant plus que les étrangers sont “parqués” sur le pont supérieur avec interdiction de s’assoir à l’intérieur du bateau avec les locaux (étrange!). Nous passons le temps en dicutant avec d’autres francais et en échangeant des souvenirs de voyage et des “bon plans”.

Nous arrivons à Ubud plusieurs heures après le coucher du soleil, mais aucun problème pour trouver un hôtel ici: La ville est constituée quasiment uniquement d’hôtels et de restaurants, tout ça en plein milieu des rizières. Nous sommes en basse saison et finalement nous trouvons la ville très agréable et relativement calme. Après une première nuit dans un hôtel miteux trouvé à la va vite, nous n’avons que 20 mètres à parcourir pour trouver un hôtel flambant neuf, avec petit déjeuner, eau chaude, wifi…tout ça pour un prix très raisonnable. Nous y passerons plus d’une semaine.

Nous consacrons la première journée au repos. Nous visitons quand même dans l’après-midi la Sacred Monkey Forest : un temple autour duquel la nature à repris ses droits et où les singes règnent en maître.

Il vaut mieux faire attention à son chapeau et ses lunettes de soleil car les singes se sont accoutumés à l’humain et n’hésitent pas à venir au contact pour chaparder des choses (notamment de la nourriture).

Le jour suivant nous ne résistons pas à une petite balade dans les rizières, le symbole de la région. Il est très agréable de s’y balader à pied ou en vélo.

La municipalité d’Ubud a mis en place un concept intéressant pour rénover les rues à moindre coût. N’importe qui peut devenir donateur et acheter une dalle sur laquelle il peut écrire un message. Il n’est pas étonnant alors de voir des gens marcher la tête baissée, car il y a de la lecture !

On tombe même parfois sur des messages assez marrants :

(“Selamat” est un mot indonésien utilisé pour dire bonjour, bienvenue, bon appétit…)

Les temples sont omniprésents à Bali. Les familles vivent ensemble dans des petites maisons regroupées autour d’un temple. Dans les hôtels également on trouve en général un temple et un jardin autour duquel tout l’hôtel est construit. C’est agréable car du coup les constructions sont assez aérées.

Les offrandes constituent un rituel quotidien pour tous les balinais : elles sont déposées devant les paliers de portes, dans les magasins, les restaurants, sur les scooters, et bien-sûr dans les temples.

Elles sont constituées d’encens, de feuilles, de fleurs et aussi de nourriture comme des petits gâteaux multicolores que les balinais s’autorisent à manger quand ils ont un petit creux !

Nous assistons à un spectacle de danse traditionnelle accompagnée par un gamelan (orchestre composé d’instrument balinais) au palais d’Ubud.

Je ne voulais pas quitter l’Indonésie sans écouter cette musique de Bali, car elle était le sujet de l’option musique du bac 2003, et je ne pensais pas un jour pouvoir en profiter en live ! Finalement nous avons surtout été impressionné par les danses qui sont d’une précision inouïe. Les danseuses sont synchronisées entre elles jusqu’aux mouvements de leurs doigts et à la direction de leurs regards. On les croirait vraiment en transe, comme possédées quand elles dansent.

Nous décidons également de nous imprégner de la culture locale en prenant des cours de cuisine balinaise. Nous débutons la matinée par un tour du marché pendant lequel la cuisinière nous décrira les différents légumes, fruits et épices utilisés sur l’île.

Les haricots verts en France nous paraissent bien ridicules comparé à ceux que l’on trouve ici :

Nous nous rendons ensuite à la cuisine dans laquelle nous préparons les différents ingrédients que l’on va utiliser. Voici le mélange d’épices nécessaire à la préparation de la sauce balinaise:

Il faut ensuite piler le tout dans un pilon en pierre de lave volcanique, après bien-sûr avoir revêtu son magnifique tablier Némo 😉

Nous faisons également frire des petits oignons:

Et voilà le travail :

Nous cuisinerons une soupe balinaise (bouillon, épices, boulettes de viande), des satay (brochettes de viande), des pepes (poisson, épices et légumes cuit à la vapeur dans une feuille de bananier), du riz jaune (riz, épice et oignons frits) et des dadar gulung (pancakes verts fourrés au sucre brun et à la noix de coco).

A la fin de la matinée nous dégustons le repas tous ensemble. On a pris des notes, mais c’est pas sûr qu’on puisse vous refaire ça en France étant donné la multitude d’ingrédients farfelus qu’il faut !

Après quelques jours paisibles à Ubud nous décidons de louer un scooter pour explorer un peu les environs. La circulation est assez calme ici et nous pensons pouvoir nous déplacer sans problème en scooter…c’était sans compter sur le bon vouloir de la police…

Nous partons de bon matin en direction du Lac Batur. Quelques kilomètres avant d’arriver nous sommes arrêtés par un barrage de police. On nous avait dit que les policiers étaient très tatillons, surtout avec les touristes étrangers. Nous nous arrêtons confiants, persuadé d’être en règle (papiers du véhicule, permis international, casque, véhicule en bon état). Le policier, très sympathique, engage la conversation. Pourtant au bout de 5 minutes il commence à changer de ton et nous indique que nous n’avons pas le permis adapté pour conduire un scooter. En effet, sur mon permis international, le permis B pour voiture est validé mais pas le permis “motocycle”, normal puisque je n’ai pas le permis moto…J’essaye de lui expliquer qu’en France, j’ai le droit de conduire un scooter avec le permis B, mais rien y fait, il me dit qu’ici on est en Indonésie, et il faut le permis motocycle et que l’amende est de 250 000 roupies (pas d’affolement, ça ne fait qu’une vingtaine d’euros!) Info ou intox? Dans ma tête je repense à tous les gamins de 12 ans que l’on a croisé sur les routes en moto, pieds nus et sans casque…pas sûr qu’ils aient le permis adapté eux non plus !

Mais avant même que je commence à rechigner, le policier me dit qu’il peut laisser passer pour cette fois, en échange d’un petit quelque chose comme par exemple la moitié du prix de l’amende…Si j’avais été persuadé d’être dans mon droit j’aurais demandé à payer l’amende en échange d’un reçu officiel ce qu’il aurait peut-être mis le policier en difficulté…ou pas! Finalement je préfère ne pas jouer avec le feu, et je lui donne discrètement 50 000 Roupies, ce qui semble lui suffire pour nous laisser repartir.

Au fur et à mesure que l’on monte la température diminue, ce qui n’est pas désagréable. Nous arrivons enfin à Penelokan, village qui offre un magnifique panorama sur le volcan Batur et son lac.

Le paysage est lunaire et nous voyons très nettement les coulées de lave qui ont déferlées du volcan (en noir sur la photo). Nous nous arrêtons dans un petit restaurant local ou personne ne parle anglais (pas de chance, c’est rare à Bali). Nous ne savons toujours pas ce que l’on à mangé, excepté que ça ressemblait à du poisson, que ça piquait fort et que ça ne coûtait pas cher!

Nous poursuivons la route vers le pied du volcan pour essayer de traverser les zones de roche volcanique noire. En chemin nous rencontrons un motard qui nous propose de le suivre et nous amène jusqu’à un petit temple sur les rive du lac. Bien-sur, il essayera par la suite de sympathiser avec nous, de nous dire qu’il connais bien la France, etc, pour enfin de compte essayer de nous vendre ses peintures. Nous réussissons à trouver des excuses plus ou moins tangibles pour ne pas acheter ses peinture et nous le remercions gentiment de nous avoir montré cet endroit magnifique :

Nous prenons le chemin du retour qui se déroulera sans encombre, mais avec quelques détours : les cartes de l’île ne sont pas toujours fidèles à la réalité, et les panneaux de direction quasi inexistants… Heureusement les gens dans la rue sont toujours prêt à nous indiquer la direction (même quand ils ne la connaissent pas d’ailleurs !). Nous faisons une halte à Gunung Kawi, un temple encastré au fond d’une vallée. Après avoir revêtu nos sarongs, obligatoires pour visiter le temple, nous descendons les 230 marches pour atteindre la rivière. Les flancs de la vallée sont recouverts de rizières verdoyantes.

Au fond de la vallée, nous atteignons les mausolées, sculptés dans des niche à même la falaise.

Nous n’avons parcouru que 80 km mais cela nous a pris quasiment toute la journée entre les pauses, la circulation dense et la qualité des routes pas toujours au rendez-vous! Pourtant, nous sommes conquis par ce nouveau moyen de locomotion qui nous procure une grande liberté. Nous décidons alors de laisser nos gros sacs à dos à l’hôtel, et de partir pour 3 jours en scooter avec des bagages légers, direction Amed, à l’est de l’île.

Un petit détour par Lombok

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Il existe deux manières de se rendre aux îles Gili situés au Nord de Lombock : le bateau rapide et cher (2h, 24 euros/pers) ou le ferry très lent mais plus économique (5h de bateau + 2h de minibus+ 45 min de bateau, 12 euros/pers).

Je sais que vous avez deviné pour laquelle des solutions nous avons optée!

Nous partons donc ce samedi 24 octobre 2012 en mini bus afin de rejoindre l’embarcadère de Pandagbai à Bali. Nous embarquons sur le ferry à 9h pour 5h de traversée.

Le nombre de touristes au mètre carré a sérieusement diminué!
La traversée se passe bien, il y a même une télé, qui diffuse le film “Taxi” (pour les spécialistes, c’est celui avec les pères noël), en français sous-titré indonésien!

Vers 14h nous arrivons au débarcadère de Lembar à Lombock. Un minibus nous attend pour nous conduire à Bangsai, lieu de départ pour rejoindre par bateau les îles Gili, non sans s’arrêter dans un “bureau” où nous éconduirons poliment toutes les propositions de trajets et autre qui nous sont faites…

L’archipel de Gili est composé de trois îles. Nous choisissons Gili Trawangan, c’est la plus grande île. Elle est la plus éloignée de la côte, et pourtant la mieux desservie. C’est aussi la plus touristique, mais comme nous sommes en basse saison, on tente!

Ca ne se voit pas sur la photo, mais la traversée a été épique avec la houle, ça remuait sévère, surtout sur une petite embarcation. Certains touristes attraperont des gilets de sauvetage… Je ne suis pas plus rassurée, mais refuse de céder à la panique! Le point positif, j’étais tellement flippée que j’en ai oublié le mal de mer (même sans mes bracelets magiques!).

Nous arrivons “seulement” un peu mouillés par les éclaboussures des vagues, d’autres sont carrément détrempés.

Nous occupons le dernier bungalow disponible à l’hôtel Sunrise (Petite dédicace à Dora et Servan, ça devrait vous rappeler quelque chose, le mot hamac était souligné dans votre guide 😉 )

Bien que le gérant de l’hôtel nous dise qu’il n’y a pas beaucoup de moustiques, je préfère demander une moustiquaire, que nous rafistolerons avec les moyens du bord, sinon, autant ne pas mettre de moustiquaire!

Gili Trawangan est la plus développée des trois îles, mais l’ambiance est relativement paisible car les véhicules motorisés ne sont pas autorisés. Des petites carrioles tirés par des chevaux transportent les touristes d’un bout à l’autre de l’île.

Pierre décide de passer son PADI Open water Diver (certificat de plongée niveau 1), qui s’effectue sur trois jours.
Pour ma part, je me contente d’un baptême de plongée. Vu que l’instructeur parle français, et que les fonds marin sont réputés, c’est la bonne occasion!

Bon, pour être honnête, j’étais trop stressée pour réellement profiter! Mais j’ai quand même vu Némo en vrai! Il est beaucoup plus petit qu’à la télé!

Je pense néanmoins que je me contenterai du snorkelling à l’avenir, même si Pierre a ramené de très jolies photos réalisées sur différents sites et notamment sur celui d’une épave de moto:

Pour mon baptême nous avons plongé sur un site un peu particulier. Des cages métalliques ont été installées au fond de l’eau, dans lesquelles on fait circuler un faible courant électrique, qui stimule la croissance des coraux, et donc attire les poissons. Le résultat est plutôt positif!

Tandis que Pierre plonge, et bosse la théorie, je me balade un peu et découvre des plages toutes plus belles les unes que les autres:

Nous quittons ce petit coin de paradis après quatre jours, destination Kuta à Lombok (à ne pas confondre avec Kuta à Bali). La traversée en bateau entre Gili Trawangan et Lombok est plus agréable qu’à l’aller et l’on profite pleinement une dernière fois du paysage.

Arrivés à Lombok, les choses se compliquent. Vu les prix délirants du transport, on décide de ne prendre que des transports locaux, appelés bemo. Evidemment, on nous propose des shuttles (minibus qui font la navette entre les principaux sites touristiques), mais lorsqu’on annonce notre budget, on nous répond pas très gentiment que pour ce prix on peut y aller à cheval!
Qu’importe, c’était prévu: on marche, jusqu’à ce qu’un type nous rattrape en scooter pour nous dire qu’il est OK. Finalement, il accepte notre proposition à 15€ alors que le prix initial demandé était 40€…je vous laisse imaginer la marge qu’il prennent au passage.

Nous ne sommes pas mécontent, car nous évitons ainsi de prendre cinq bemos à la suite, dont les horaires, les trajets et les tarifs demeurent plus qu’aléatoires, et nous rejoignons ainsi Kuta en 2h.

Nous croiserons de nombreux singes sur la route, c’est un animal sacré dans la religion hindoue.

Le Kuta de Lombok est beaucoup plus calme que celui de Bali, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Nous prenons notre repas du soir dans un petit “warong”au bord de la plage, qui a choisi de diffuser “Mister Bean en vacance en France”. Ca nous fait tout drôle de revoir la France, et on rit avec plaisir avec les serveurs, qui savent qu’on est français, et avec les petits vendeurs de bracelets qui redeviennent le temps d’un film des enfants.

Le lendemain, Pierre négocie un scooter pour moins de 2 euros la journée! Pendant plusieurs heures, nous sillonnons les routes, qui parfois se transforme en chemin digne du Paris-Dakar!

Nous nous arrêtons plusieurs fois sur des plages splendides:

Nous traversons également plusieurs villages et des plantations de tabac:

Il n’y a pas de station essence sur le chemin, mais pas de problème car les gens en vendent régulièrement le long de la route, dans des bouteilles de Vodka, à un prix défiant toute concurrence: 40 centimes d’euros le litre !

Après deux jours, nous quittons déjà Kuta Lombok pour rejoindre Bali, et plus précisément Ubud qui se trouve dans les terres. Nous gardons en tête des plages paradisiaques, et avons une petite pensée pour vous qui affrontez un hiver apparemment précoce!

Ambiance à Bali…

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Dimanche 21 octobre 2012, nous atterrissons à l’aéroport de Denpasar sur l’île de Bali en Indonésie. A Cairns, lors de l’enregistrement des bagages, le steward a émis de sérieux doute : la durée de l’escale à Darwin nous laisse-t-elle suffisamment de temps pour descendre de l’avion, récupérer nos bagages, les faire enregistrer à nouveau et passer la douane? Réponse : OUI et largement! Si on avait su, on aurait été un peu plus détendu!

Bref, un peu avant que le soleil se couche, nous sortons de l’aéroport, après avoir acheté nos visas sur place sans problème. D’emblée, l’odeur des krétek (cigarettes aromatisées au clou de girofle) et de l’encens utilisé pour les offrandes nous entoure et nous rappelle avec plaisir la Malaisie.

Pour notre première nuit en Indonésie, nous nous offrons un hôtel “de luxe” avec un chauffeur qui vient nous chercher à la sortie de l’aéroport. Nous nous rendons compte que c’est le seul point positif de l’hôtel, mais nous apprécions car le dépaysement est saisissant, surtout après l’Australie! Nous sommes sollicités un million de fois pour tout: pour porter nos bagages, pour prendre un taxi, pour choisir un hôtel, pour acheter de l’eau…

Nous quittons Denpasar, sans grand intérêt, pour la ville de Kuta (Kuta Bali, il existe également un Kuta sur l’ile de Lombock). Bien qu’à seulement une dizaine de kilomètre de l’aéroport, nous mettons plus d’une heure pour rejoindre l’hôtel, ce qui vérifie la théorie du Routard sur Kuta et la théorie de l’encombrement maximum!

L’hôtel est en fait plutôt désert, et pas très propre vu son prix… Des mini-insectes sont présents dans les draps, nous changeons de chambre, puis d’hôtel dès le lendemain.

A deux pas, nous trouvons un hôtel de confort équivalent pour moitié moins cher. Juste le temps de poser nos affaires et nous profitons de la piscine, car même si il n’est que 9h30 du matin, il fait déjà chaud. (mais nous pensons bien à vous qui affronterez bientôt l’hiver en France :-))

Nous partons ensuite à la découverte de la (très très très) touristique ville de Kuta. Nous ne sommes pas très dépaysées car nous croisons beaucoup d’australiens, qui ne sont qu’à 3h de vol, c’est un peu leurs “Côte d’Azur”.

Tout en essayant de repérer au mieux où nous sommes (pas de nom de rue, et des ruelles dans tous les sens avec les mêmes boutiques) nous accomplissons notre première mission: trouver un sarong (paréo)! En soit, la tâche parait simple, il y a des millions de vendeurs alignés les uns à côtés des autres. Dans les faits, il faut négocier, ça d’accord, mais jusqu’à quel point? Nous nous faisons rembarrer parce que nous ne voulons pas payer 10 euros pour deux sarongs, ou alors les vendeuses font la grimace quand aucun motif ne nous plait. Bref, c’est moyennement agréable. Mais bon, on ne se démonte pas, et nous pensons avoir finalement fait nos achats à un prix “juste”. Evidemment en chemin on nous propose mille fois, massages, lunettes de soleil, boissons et autres…

Le lendemain, nous partons à la recherche (quasi désepérée) d’un lycra pour le surf, pour Pierre, qui plus est, à sa taille (!!). Pierre négocie une planche de surf pour deux heures, ce qui est amplement suffisant, vu le courant et la taille des vagues, c’est assez fatiguant!

Néanmoins, Kuta possède la plus belle plage de Bali parait-il, et est idéal pour les surfeurs débutants. On n’en doute pas vu le nombre de loueurs le long de la plage.

Après l’effort le réconfort, nous achetons des fruits sur la plage, après une longue négociation et après avoir refusé de nouveaux massages, tatouages, sarong, appui-tête, ice-cream.

Vous l’aurez compris, Kuta ne rime pas avec tranquillité! Mais le coucher de soleil en vaut la peine.

Nous évitons le “rituel” de l’hôtel que nous avons découvert la veille: avant que le soleil ne se couche, un homme armé d’un espèce appareil à la SOS fantôme diffuse de l’insecticide à haute dose devant tous les bungalows de l’hôtel, il n’y a pas que les moustiques qui toussent! Mais il faut reconnaître que c’est efficace, il y a très peu de moustiques.

Nous apprécions de retrouver les jus de fruits frais à moindre coût (0,80 centimes d’euros environ) et découvrons avec plaisir les plats typiques de l’Indonésie: nasi goreng (riz frit, royal avec un oeuf dessus) et les satay (brochettes de viande avec une sauce à la cacahuète.

Après trois nuits à Kuta, “il faut savoir quitter Kuta pour faire connaissance avec une autre Indonésie”, nous prenons donc des billets pour les îles Gili à Lombock.