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Les 4000 îles, notre petite pause farniente

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Dimanche 20 janvier 2013, nous arrivons dans la région la plus au sud du Laos appelé Si Phan Don, ce qui signifie “4000 îles”. A cet endroit le Mékong s’étale jusqu’à 15 kilomètres de large, et se faufile entre les innombrables îles et îlots avant de poursuivre son chemin jusqu’au Cambodge.

Nous décidons de poser pied à terre sur l’ile de Don Det, toujours sur les bons conseils de notre loueur de scooter de la veille. Il existe trois îles principales, nous avons opté pour celle centrale, avec des hébergements petits budgets.

Notre petite embarcation accoste en début d’après-midi après une vingtaine de minutes de navigation.

Si l’extrémité nord de l’ïle est un peu touristique, (mais ça reste raisonnable) passés quelques mètres, l’ambiance est beaucoup plus calme.

Pas de difficulté pour trouver un hébergement. De nombreux bungalows bordent le Mékong, à des prix équivalents. Nous choisissons le nôtre avec deux hamacs sur la terrasse, pour 3 euros la nuit, vue sur le Mékong comprise.

Nous traversons l’île dans sa largeur (au moins 5 min de marche!) pour admirer le coucher du soleil d l’autre côté.

Il faut bien l’avouer, notre activité principale ici est le farniente (d’où l’importance des DEUX hamacs!) Il faut dire qu’on ne se lasse pas d’admirer le Mékong et ses scènes de vie quotidienne: pêche, vaisselle, lessive, douche…
Nous nous douchons probablement aussi avec l’eau pompée dans le Mékong.

Après un jour et demi d’inactivité, Pierre ne tenant plus en place, nous louons des vélos pour nous rendre sur l’île de Don Khône reliée à la notre par un pont.

La balade est très agréable à travers l’île, on longe le Mékong tout en traversant des petits villages.

Nous nous arrêtons à plusieurs reprises en chemin pour admirer les paysages.

L’ile de Don Khône possède une très grosse chute d’eau, très touristique, (et donc payante) que nous avons choisi d’éviter. L’autre particularité historique de cette île est aussi la présence d’une voie de chemin de fer française.

En effet, les colons français de l’Indochine avaient construit un système pour assurer le transport de marchandises. La cascade rendant impossible la navigation, les bateaux étaient acheminés par voie ferrée sur 14 Km, puis une fois les obstacles dépassés, retrouvaient les eaux du Mékong.

Le souvenir de cette période et de ces aménagements est encore bien visible à certains endroits:

Pour terminer la balade, nous nous rendons à un point de vue pour observer les dauphins d’eau douce, une espèce en voie de disparition. Malheureusement, nous n’en apercevrons pas, et devrons nous contenter de la vue sur la frontière avec le Cambodge qui n’est qu’à quelques kilomètres face à nous.

Bien que très proche, nous ne traverserons pas la frontière Cambodgienne ici, car avant de découvrir ce pays, nous repartons en direction de la Thaïlande pour un nouveau projet de volontariat! Pas très logique nous direz-vous à première vue, mais plus simple de notre point de vue pour les visas 😉

Mais pour l’heure, il est temps de rentrer à notre bungalow. La lumière rasante rend les paysages encore plus jolis:

Pour certains buffles, c’est l’heure du bain:

Tandis que d’autres profitent des derniers rayons du soleil.

Vous l’aurez compris, l’atmosphère est très paisible, et nous apprécions pleinement ce calme et cette vie authentique.

Petit conseil: ne pas attendre d’être affamé avant d’aller au restaurant. En effet, après la commande de nos plats, la serveuse chevauche son scooter jusqu’à la supérette du coin pour acheter les ingrédients nécessaires. De même lorsque Pierre commande une salade de papaye, la cuisinière cueille devant nous la dite papaye! Ce qui implique un peu d’attente. La cuisine se fait par ailleurs au charbon de bois, et la vaisselle dans la rivière. Mais on se régale!
En plus:

C’est un mode de vie plutôt sain (si on abuse pas du nutella!), surtout si l’on ajoute le fait qu’on se couche tôt. En même temps le couvre feu (“curfew” en anglais) est de mise, comme dans tous le Laos, bien que pas vraiment respecté!

C’est déjà notre dernière journée au Laos (exceptée la journée de demain consacrée exclusivement au transport). Pour moi, c’est le pays qui est passé le plus vite, peut être parce que j’ai mis du temps à apprécié ce pays, vu que nous avons dans un premier temps suivi les grandes étapes touristiques comme Luang Prabang, Vang Vieng, Ventiane, mais l’authenticité du Sud m’a assurément conquise.

Pierre profite de cette dernière journée pour se balader au centre de l’île.

Après le calme et la sérénité de quelques une des 4000 îles, nous reprenons la route direction l’effervescence de Bangkok et continuons même encore un peu plus au Sud…

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Scoot-trip dans les alentours de Paksé

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Pour nous rendre à Paksé, nous testons un nouveau moyen de transport: le “sleeping-bus”. Pas de siège dans ce bus, mais une douzaine d’espaces couchettes doubles.

Etant donné la taille de Pierre, nous avons droit à une place spéciale. Contrairement à tous les voyageurs installés parallèlement à la route, nous sommes installés perpendiculairement au fond du bus, ce qui nous permet de profiter de toute la largueur du bus. Le temps d’avaler un sandwich vache qui rit 😉 et nous nous endormons bercés par les mouvements du bus.

En un clin d’oeil nous arrivons à Paksé, réveil en fanfare par les chauffeurs de tuk-tuk à 6h du matin. Pas vraiment bien réveillés, nous nous installons dans un Song Tao (taxi collectif) qui prétend que le centre ville est à 3km. Puis nos neurones se connectent, en réfléchissant, ce n’est pas possible, la première gare est situé à 10km, la deuxième en plein centre, et comme ils ont tendance à surestimer un peu les distances…

Avec un autre couple de français, Delphine et Laurent, nous prenons nos affaires et nous nous dirigeons à pied vers le centre-ville. Par hasard nous avons repéré le même hôtel, donc nous tentons de nous y rendre. Je dis “tentons” car les rues de Paksé ne possèdent aucun panneau pour indiquer leur nom! Nous traversons la ville en long en large et en travers. A cette heure matinale, nous croisons les moines en plein rituel, ils collectent les offrandes auprès des habitants.

L’hôtel que nous convoitions est complet. Nous tentons notre chance dans une guesthouse un peu plus loin, avec un petit jardin et une terrasse donnant sur le Mékong. C’est parfait pour nous. Nous y prenons notre petit-dej tout en organisant notre journée.

Dans un premier temps nous nous rendons à l’office du tourisme, dont le seul intérêt réside en fait dans la rencontre avec un français qui voyage au Laos en vélo. Il nous donne plein d’infos et nous indique une agence de location de scooters tenue par un belge.

Nous pensions visiter la ville de Paksé, mais pour l’avoir traversée quand nous cherchions une chambre, elle ne présente pas de grand intérêt. Nous décidons donc de louer des scooters et de partir dans les alentours l’après-midi même. Le loueur nous donne plein d’info ainsi qu’une carte de la région.

Nous partons donc à 4 pour la cascade de Tad Champi à 40 km de Paksé. La cascade est plutôt impressionnante, nous sommes agréablement surpris car c’est la saison sèche au Laos, mais la cascade est plutôt sympa.

Comme vous pouvez le constater, certains s’élancent du haut de la cascade!
Delphine, Laurent et Pierre se baignent malgré la fraîcheur de l’eau. Nous passons une bonne partie de l’après-midi au bord de l’eau. Nous rentrons à notre hôtel alors que la nuit est déjà tombée.

Pour changer, ce soir nous mangeons indien. De délicieux currys accompagnés de nans!

Nous retrouvons Delphine et Laurent le lendemain matin. Nous nous rendons dans une plantation de café conseillée par notre loueur de scooter. Nous nous arrêtons sur la route pour pique-niquer. Encore une fois le sandwich vache qui rit est de rigueur!

La plantation est un lieu bien aménagé pour les visiteurs, c’est très agréable pour boire un café local.

Le propriétaire nous fait visiter la plantation. Les fruits sont cueillis lorsqu’ils ont une belle couleur rouge. La récolte s’effectue une fois par an. Il existe différents espèces de café: arabica, robusta…

Toutes les générations de la famille sont à l’ouvrage, du plus jeune au plus vieux. Tout le monde portent des manches longues et des gants malgré la chaleur. En effet les arbustes sont aussi habités par les araignées, les serpents, ou les fourmis.

Les fruits sont ensuite étalés au soleil à même le sol, et sont retournés manuellement chaque jour. L’opération se répète pendant un mois environ.

Une fois que les fruits ont séché, il faut les débarrasser de leurs écorces, puis trier minutieusement les graines. Il n’est pas aisé pour nous de distinguer au premier coup d’oeil les “bons” des “mauvais” grains.

C’est ce tri minutieux qui fait la différence entre du simple Nescafé et un excellent café. Les grains sélectionnés sont ensuite torréfiés pendant 20 à 30 min, dans un wok par exemple.

En rentrant de la plantation de café nous traversons un petit village, ou une femme est en train de tisser une étoffe. La qualité du travail est impressionnante, la femme incruste les perles dans le tissage selon des formes géométriques précises.

Nous nous interrogeons aussi sur la présence de cercueils. En fait, dans cette ethnie, il est habituel que les personnes fabriquent leur propre cercueil de leur vivant.

Une dernière tasse de café et nous disons au revoir à Delphine et Laurent qui reprennent la route pour Paksé. De notre côté nous nous rendons au village de Tad Lo situé à 30 km.

Alors qu’il ne nous reste plus que 5 km, nous nous rendons compte que notre roue arrière est crevée et la nuit commence à tomber! Heureusement, il y a un garage à 500 m qui nous répare ça en un clin d’oeil!

Il fait nuit noire lorsque nous arrivons à la guesthouse conseillée par notre loueur de scooter. Le couchage est sommaire, mais l’ambiance est excellente. Nous rencontrons d’autres français avec qui nous passons la soirée. C’est notre nuit d’hôtel la moins onéreuse depuis le début du voyage, soit 1,50 euros pour nous deux!!

Le lendemain, nous partons en direction de la cascade de Tad Lo où nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour profiter du paysage.

Cet après-midi, c’est balade à dos d’éléphants!!!

Je suis subjuguée par l’animal, qui me fait penser à une sorte de dinosaure, par sa taille, ses pieds, etc.

Un siège est fixé sur le dos du pachyderme, le temps de se hisser et c’est parti pour une heure de balade.

Le cornac (conducteur d’éléphant) prend place sur le cou de l’animal et le guide avec ces pieds. Dommage qu’il ne parle pas anglais, car nous avions beaucoup de questions à lui poser.

L’éléphant avance à un rythme tranquille, on suit le doux balancement de l’animal au fil de ses pas. Nous sommes impressionnés par les chemins escarpés et encombrés de rochers qu’il emprunte avec une facilité déconcertante!

L’éléphant fait une petite pause déjeuner, au menu: bambou!

Je ne sais pas pour quelle raison exactement mais notre éléphant est effrayé par les voitures et les scooters en mouvement. A leurs vues, nous finissons la balade au pas de course!

Après tous ces efforts nous récompensons notre éléphant avec un régime entier de banane, dont il ne fait qu’une bouchée:
Pierre 0 – 1 Éléphant!

Nous prenons le chemin du retour sous la lumière rasante du soleil.

Une petite pause à la station essence locale pour faire le plein:

Nous rejoignons Paksé avant la nuit et profitons encore des délicieux currys indiens avant de continuer notre route en direction des 4000 îles dès le lendemain matin.

Vang Vieng et Vientiane

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300 virages plus tard, nous arrivons à Vang Vieng. Comme à l’accoutumé, le terminal des bus se trouve à quelques kilomètres du centre ville et les tuk-tuks se sont bien organisés pour proposer tous le même prix, anormalement élevés! Comme nous ne sommes pas pressés, nous décidons d’y aller à pied.

Vang Vieng est une petite ville idéalement située au bord de la rivière et entourée de montagnes. Un pont en bambous nous mène de l’autre coté de la rivière où nous trouvons un super bungalow pour passer quelques nuits.

Difficile d’imaginer que jusqu’à l’année dernière ce havre de paix était littéralement envahi de fêtards du monde entier (en majorité de jeunes australiens) qui venaient pratiquer une activité bien particulière : le tubing. Cela consiste à descendre la rivière sur de grosses chambres à air tout en s’arrêtant dans tous les bars le long de la rive pour boire. Je dis jusqu’à l’année dernière, puisqu’à la suite de nombreux abus, accidents, et même de morts par noyade, le gouvernement australien est rentré en contact avec le Laos pour faire interdire cette pratique. De nombreux bars ont fermé.

De mon coté, je n’ai pas l’esprit à la fête, puisque je souffre d’une intoxication alimentaire accompagnée d’une grosse fièvre. Heureusement, Géraldine s’occupe bien de moi et 24h plus tard, le plus dur est passé. Je suis un peu rassuré sur mon état car l’idée d’aller chez le médecin ou à l’hôpital au Laos ne m’enchantait guère!

Le sur-lendemain je peux enfin sortir de la chambre, et nous faisons une petite balade de convalescence pour découvrir les environs. A peine sortis de la ville, nous nous retrouvons au milieu des rizières entourées de falaises, le paysage est magnifique.

Les laotiens vivent très simplement, la plupart des maisons sont construites en bois, les routes sont en terre. Les gens cuisinent au charbon de bois (même dans les restaurants) et se nourrissent des ressources qu’il produisent. Ils ont un rapport au travail très différent du notre. En fait, la plupart travaillent juste pour subvenir à leurs besoins, et comme ils ont très peu de besoins … Quel contraste avec la Thaïlande, qui fonctionne plutôt sur les principes de la société dite “moderne”.

Pour notre dernier jour à Vang Vieng, nous louons une moto pour aller voir une cascade. Les 15 kilomètres à parcourir nous prennent presque une heure à cause de l’état de la piste. Arrivés sur place, nous trouvons un petit filet d’eau qui coule… Et oui, en saison sèche, les cascades sont beaucoup moins impressionnantes ! Heureusement la piste nous fait traverser de beaux petits villages et offre un panorama sur les collines environnantes. Avant la tombée de la nuit, je dépose Géraldine, qui a mangée assez de poussière pour la journée, à l’hôtel, et profite de la moto pour aller au Blue Lagoon. C’est une rivière d’un bleu intense où une plage a été aménagée.

L’entrée au blue lagoon permet aussi d’accéder à l’impressionnante grotte Tham Poukham. A l’intérieur on trouve un bouddha couché, éclairé par les faibles rayons du soleil qui entrent par l’ouverture de la grotte.

L’intérieur de la grotte est immense, on se croirait dans une cathédrale. Mais plus on s’enfonce dans les entrailles de la Terre, plus il fait sombre, et il faut sortir la frontale.

Je continue à marcher une dizaine de minutes avant de rebrousser chemin, n’étant pas trop fan de spéléologie!

Le lendemain, nous poursuivons notre descente vers le sud pour nous rendre à Vientiane, la capital du Laos. Vientiane est la plus grande ville du Laos avec … 700 000 habitants! Pas de quoi rivaliser avec les autres capitales asiatiques. D’ailleurs on ne se croirait pas dans une capitale, il n’y a quasiment pas de bâtiments de plus de 2 ou 3 étages.

Du coup, la ville est plutôt agréable, et vu qu’elle n’est pas trop étendue, on peut s’y balader à pied. On y trouve de nombreuses traces de la présence française. Une rue est d’ailleurs surnommée “les Champs-Elysées de Vientiane”, elle se termine par un arc de triomphe rappelant celui de la place de l’étoile à Paris.

En plus des bâtiments administratifs, on trouve un nombre important de temples. Nous visitons le Wat Sisakhet qui se démarque des autres temples avec ces milliers de petites niches contenant au total plus de 10 000 Bouddhas. Effet visuel garantit!

Nous nous laissons tenter par un petit plaisir au temple Sokpaluang, le sauna aux herbes, qui nous a été conseillé par plusieurs personnes. Il s’agit en fait plutôt d’un hammam, dans lequel on ajoute des herbes aromatiques.

On retrouve les mêmes arômes que dans le tom yam, et finalement on à l’impression d’être dans une soupe géante ! C’est plutôt agréable, nous enchaînons au moins 5 ou 6 sessions de 10 minutes, entrecoupées d’un thé et d’une douche froide.

Nous visitons également le “Bouddha park” situé à l’extérieur de la ville. En fait il faut beaucoup plus de temps pour se rendre au parc que pour la visite en elle même…Le parc est assez étrange car les statues sont éparpillées ça et là sans aucune organisation.

Ca ne semble pas avoir beaucoup de valeur en terme de religion car les statues sont en béton brutes et pas très bien entretenues. Mais au moins, ça a le mérite d’être original, à l’image de ce bâtiment sphérique dans lequel on peut rentrer:

En 2 jours nous avons à peu près fait le tour de ce qu’il y a à voir dans la capitale, et décidons de ne pas nous éterniser car les hôtels sont chers ici.

Nous prenons un bus de nuit, qui va nous permettre de parcourir les 700km qui nous séparent de Paksé, dans le sud du Laos.

Au fil du Mékong

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Le 4 janvier 2013, jour d’expiration de notre visa, nous quittons la Thaïlande pour notre prochaine destination: le Laos!

Après avoir emprunté plusieurs moyens de transports différents, nous parvenons à “l’embarcadère” de Chiang Khong: des petits bateaux nous attendent à même la berge pour nous emmener à la ville de Houei Sai au Laos. A cet endroit c’est le Mékong qui fait office de frontière entre les deux pays.

Les formalités des deux côtés de la frontière ne posent pas de problème. Nous obtenons sur place notre visa laotien, que nous payons en dollars. Seuls les billets neufs sont acceptés: un de nos billets comporte une microfissure, il est refusé! Un petit supplément d’un dollar est nécessaire pour obtenir notre visa car il est 16h passé (prix du visa: 30+1 dollars par personne pour 30 jours).

C’est un peu bizarre, car nous n’avons pas vraiment l’impression d’avoir changer de pays, mais la langue est différente (bien qu’assez proche du thaï) et les kips ont remplacés par les baths! Comme en Indonésie, nous sommes millionnaires! (1 million de kips = 95 euros).
Houei Sai ne présentant pas d’intérêt particulier, nous partons dès le lendemain matin. Nous avons choisi de rejoindre Luang Prabang en navigant deux jours sur le Mékong. Le prix est plutôt élevé (24 euros/pers), le confort plutôt sommaire, mais les paysages en valent vraiment la peine. Le départ est un peu compliqué. Lorsque presque tous les passagers sont installés, le capitaine décide finalement de changer de bateau, de la manière la plus désorganisée qui soit évidemment 😉

Mais une fois l’ancre levée, nous ne cessons d’admirer la vue autour de nous, nous sommes impressionnés par cette nature qui semble intacte.

Nous traversons des petits villages dans lesquels les gens vivent en autarcie, dans leurs maisons en bambous montés sur pilotis:

Nous croisons des orpailleurs, qui semblent tout droit sorti d’un autre temps:

Nous nous arrêtons pour la nuit à mi-chemin dans le village de Pakbeng. Nous retrouvons Laurent, dont nous avions fait la connaissance à Koh Tao. Nous partons ensemble en quête d’une chambre. Nous passons la soirée avec d’autres français, bonne ambiance, bonne musique et bières à prix défiant toute concurrence (un euro la grande bouteille)!

Le départ le lendemain matin est un peu plus mouvementé que la veille, il faut dire que le capitaine “entasse” littéralement les gens et les marchandises, provoquant une pointe de rébellion chez quelques passagers. Mais le capitaine ne veut pas affréter un deuxième bateau.
De mon côté je ne suis pas hyper rassurée car le Mékong est parsemé d’une multitude de récifs, mais bon, je me dis (espère!) que le capitaine a l’habitude!

Une fois encore, les paysages sont justes magnifiques. Nous croisons des buffles.

Et même des éléphants avec leurs cornacs (conducteur d’éléphant):

Nous croisons régulièrement des speed boat qui assurent la liaison Houesai-Luang Prabang en 6h, tandis que nous mettons deux jours (12 heures). Cela dit, ce n’est pas très sûr comme moyen de transports, il y a de nombreux accidents. Et vu la vitesse, les casques de moto qu’ils portent ne sont sans doute pas des protections suffisantes.

Le Mékong, comme tout cours d’eau, est un lieu important pour les habitants, tant au niveau de la pêche, de l’espace de jeux pour les enfants, que pour les actes de vie quotidienne: douche, lessive, vaisselle…

Après 7h de navigation nous atteignons la ville de Luang Prabang. Celle ci s’apparente plutôt à une grosse bourgade, malheureusement dédié presque uniquement au tourisme.

Non sans difficulté, nous parvenons à trouver une chambre petit budget dans la Guesthouse de Keo, un laotien de 74 ans qui parle un peu français. C’est une chouette rencontre avec cet homme et sa femme, qui a été aussi pendant quelques années professeur de français. Il faut rappeler que le Laos est une ancienne colonie française, ce qui explique les nombreuses traces encore présentes.

Le couple est très accueillant et n’hésite pas à partager leur repas avec nous pour nous faire découvrir des plats laotiens . Keo est en pleine forme et ne fait pas du tout son âge. Son secret: chaque jour, il monte les 328 marches jusqu’au Wat Tham Phousi. Nous décidons de l’accompagner un après-midi. Grâce à Keo nous empruntons les petits chemins pas très touristiques, passons devant l’école des moines, et auront droit à plusieurs explications et commentaires au fil de la visite.

Nous passons devant plusieurs Bouddhas, un pour chaque jour de la semaine:

Une fois arrivés au sommet, la foule se presse pour admirer le coucher du soleil!

Quand nous revenons du temple, il est déjà l’heure de passer à table. Nous nous rendons au marché où nous attend un énorme buffet végétarien:

Nous sommes aussi heureux de retrouver le célèbre sandwich nutella et la “french baguette”! Même si le pain n’est pas exactement celui qu’on peut trouver en France, ça reste délicieux!

Accompagné d’un délicieux “fruit shake” (fruits frais mixés), c’est le petit déj des champions!

Nous décidons de louer un scooter pour nous rendre à un lagon situé au Kouang Si Waterfall.

Quand on voit la couleur du Mékong, on ne s’attend pas à trouver une eau si turquoise. L’explication réside sans doute dans le calcaire qui se dépose au fond de l’eau en formant une paroi blanche.

Tout est aménagé pour les touristes, plongeoir, corde pour se suspendre! Bien que l’eau soit assez fraîche, Pierre n’a pas raté l’occasion de se prendre pour Tarzan.

En repartant du lagon, nous jetons un coup d’oeil à une réserve d’ours (car oui, il y a des ours en Asie!).

D’ailleurs, ils ont plutôt la belle vie ici…je vous laisse juger par vous même avec la photo suivante, d’un hamac pour ours!

Après cinq jours à Luang Prabang, il est temps pour nous de reprendre la route. La veille du départ Keo nous offre chacun un bracelet bouddhiste qu’il noue autour de notre poignet en suivant un rituel qu’il récitait lorsqu’il a été moine (au Laos comme en Thaïlande, et peut être dans tout les pays bouddhistes, chaque homme expérimente la vie de moine, un peu comme le service militaire avant en France).
Nous devons garder le bracelet, qui nous portera chance, jusqu’à notre retour en France. Keo nous invite à revenir le voir dans quelques années… “quand vous aurez des enfants”…

Nous continuons notre route vers le sud, et embarquons dans un bus VIP, qui n’a de VIP que le nom!