Monthly Archives: April 2013

La “baie d’Halong terrestre”

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Mardi 19 mars 2013, notre train en provenance de Sapa arrive en gare d’Hanoï de bon matin (5h, ça pique un peu!). Nous patientons pour acheter des billets au guichet officiel et non à un petit vendeur à la sauvette qui tente sa chance auprès de nous. Une heure plus tard, nous partons pour la ville de Ninh Binh, connue aussi sous le nom de “baie d’Halong terrestre”.

A notre arrivée, avant de nous atteler à la recherche d’un hôtel, nous nous arrêtons prendre le petit déjeuner.

Tandis que nous nous rendons dans le centre-ville pour nous loger, nous constatons une fois encore que le scooter est un moyen de transport aux ressources illimitées:

Après avoir déposés nos bagages et pris une douche, nous louons deux scooters afin de partir explorer les environs. Comme à chaque fois, la première chose à faire et de trouver une station essence car le niveau est toujours au mini, voir insuffisant pour les parents de Pierre qui tombent en panne sèche! Heureusement, la station essence n’est plus qu’à 200 mètres

Nous quittons la ville peu après midi, non sans difficultés pour trouver la bonne route. Nous apprécions de nous retrouver dans la campagne et apercevons déjà les prémices de la baie d’Halong terrestre, à savoir ces pics rocheux géants plantés au milieu des rizières.

Nous nous arrêtons à Bich Dong, un petit temple en hauteur qui nous offre un joli panorama, après une escalade un peu périlleuse.

La route est très agréable. Nous sillonnons un peu au hasard dans les rizières, en savourant le paysage.

En chemin, nous croisons une femme qui nous propose un tour en bateau. Les parents de Pierre la prennent comme passagère pour nous rendre à l’endroit prévu, car elle veut ne veut pas démarrer du départ officiel pour ne pas à avoir à payer de taxe.

Mais quelques minutes plus tard, le portable de la femme sonne: on annule tout! Pas sure que cette balade aurait été approuvées par les autorités.

C’est donc sans déception que nous poursuivons notre route jusqu’au lieu officiel des balades en barques, endroit que nous avions soigneusement évités le matin même devant l’afflux de touristes.

Mais en fin d’après-midi, les canaux sont presque déserts. Le nombre d’embarcations donne quand même une petite idée du taux de fréquentation intense de ce lieu en pleine journée.

Nous profitons du cadre pour faire une petite halte et déguster des ananas découpés avec soin par notre vendeuse:

Une chèvre qui passait par là en profite aussi pour se régaler avec les “trognons”. Ca nous rappelle à Pierre et à moi nos petits cabris du Chili!

Mais déjà le soleil se couche, nous nous pressons pour rentrer à l’hôtel avant qu’il fasse nuit noire, Ninh Binh ne faisant pas exception au mode de conduite anarchique du pays.

Le lendemain, nous réenfourchons nos bolides pour nous rendre au temple de Bai Dinh. C’est le plus grand complexe bouddhique du pays. Face aux nombres élevés de touristes, je laisse Pierre et ses parents partir à la découverte du lieu et me pose dans un coin en les attendant.

Quelques minutes à peine après leurs départs je suis gentiment assaillie d’une vingtaine d’élèves vietnamiens qui s’assoient autour de moi, me prennent en photos. On essaye de communiquer en anglais ce qui compte tenu de mon niveau, du leurs et de nos accents respectifs, est assez épique. Leur professeur se joindra à nous. Tandis qu’on me questionne à l’infini sur moi (mon âge, mon métier, si je suis mariée et si je souhaite avoir des enfants plus tard…) et sur ce que je pense du pays (la nourriture, les gens, les paysages…), Pierre et ses parents poursuive la découverte des lieux.

Le temple renferme, entre autres, plusieurs imposants bouddhas de bronze, ainsi qu’une impressionnante collection de petites statues à son effigie.

Une haute tour est en cours de construction sur le site qui ne cesse de se développer semble-t-il.

Pierre fait l’acquisition d’un dollar en or (et oui!) que l’on peut apercevoir sur cette photo.

Nous reprenons la route dans un décor un peu plus sec, mais tout aussi agréable.

Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons dans un petit village que nous parcourons à pied.

Pierre est même mis à contribution avec les enfants pour refermer le pont après le passage d’un bateau.

Nous visitons un dernier monument avant de rentrer à l’hôtel, il s’agit du site de Hoa Lu, ancienne capitale du Vietnam. Après avoir transféré la capitale à Hanoi, le roi y fit construire de nombreux temples et pagodes. Quelle différence existe-il entre un temple et une pagode? sur internet la question ne semble pas complètement tranchée. Si quelqu’un en sait plus, qu’il n’hésité pas!

La visite se fait néanmoins au pas de course, car la journée est presque finie et nous avons un peu de route pour rentrer.

Nous prenons tout de même le temps de grimper jusqu’à un temple (ou une pagode?) situé sur une colline. Le panorama se mérite étant donné l’accès rendu assez difficile par les roches qui semblent affûtées comme des rasoirs.

Finalement, la vue annoncée par le guide n’est pas aussi belle à cause de la brume.

Nous ne nous attardons pas plus longtemps et prenons le chemin du retour.

Le lendemain, nous rentrons par le train à Hanoï. C’est notre avant-dernier jour au Vietnam, et en compagnie des parents de Pierre. Pour fêter ça, nous testons la spécialité du coin : la bière fraîchement brassée à prix défiant toute concurrence (0,20€).

Dégustée en immersion dans la rue au milieu du carrefour, la bière est encore meilleure.

Samedi 23 mars, c’est le jour des adieux! Tandis que les parents de Pierre profitent de leur dernière journée pour se balader à Hanoï, Pierre et moi nous récupérons nos passeports et nos visas indiens à l’ambassade avant de nous rendre à l’aéroport!

Goodbye Vietnam! Welcome to Népal!

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Bienvenue à Sapa, chez les H’Mong noirs

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Fraîchement débarqués de notre excursion dans la baie d’Halong, il nous reste quelques heures pour prendre notre repas avant de nous rendre à la gare d’Hanoï. Comme on ne change pas les bonnes habitudes, nous nous rendons à notre petit restaurant de Bun bo préféré.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare et prenons place dans le train de nuit qui nous attend déjà, Sapa nous voilà!

Le train couchette ressemble à ceux en France, si ce n’est que le matelas est symbolique et que la clim est réglée à fond. Je m’endors avec la couette, mon sac de couchage et mon manteau! 😉

Nous arrivons à Lao Cai le lendemain vers 7h. Comme nous avons pris un tour organisé pour ne pas perdre trop de temps, nous sommes pris en charge dès notre arrivée et ce jusqu’au trajet de retour en train. Un mini bus nous transfert de Lao Cai à Sapa. L’organisation laisse cependant un peu à désirer car nous attendons pendant 1h30 des passagers qui arrivent avec le train suivant. Mais nous restons positif : au moins, nous voyagerons assis à l’intérieur du bus, pas comme ces canards!

Nous sommes très en retard sur le programme lorsque nous arrivons à l’hôtel. Un autre changement nous attend, alors que nous devions passer notre première nuit à l’hôtel (pour récupérer des nombreuses heures de transports accumulés depuis la baie d’Halong) on nous annonce que nous partons finalement en trek dès ce matin.

Bon, si il en est ainsi! Nous prenons notre petit dej en 10 min chrono et nous nous hâtons de préparer nos sacs pour les deux journées de treks, l’hôtel gardant nos gros bagages.

Nous faisons connaissance avec les autres personnes de notre groupe qui patientent depuis un bon moment (de quoi bien commencer!). Heureusement notre guide nous présente un sourire radieux!

C’est avec deux heures de retard que nous commençons à marcher, ce qui est bien regrettable car au lieu d’emprunter des petits chemins à travers les cultures en terrasses, nous longeons la route. Heureusement les paysages sont magnifiques, bien qu’il n’y ait pas beaucoup de soleil.

C’est tout un groupe de jeunes filles, pour la plupart adolescentes qui nous accompagne. Elles sont reconnaissables grâce à l’habit traditionnel de leur ethnie, les H’mongs noirs.

Par la grande “route”, nous rattrapons notre retard et sommes dans les temps pour le déjeuner.

Nous poursuivons la balade pour nous rendre dans un petit village où nous passerons la nuit chez l’habitant. Le temps se couvre rapidement laissant place à une brume assez épaisse.

Celà donne un petit côté mystique à l’endroit.

A notre arrivée, on nous offre une tasse de thé vert traditionnel. Puis nous choisissons nos lits. Le couchage est assez sommaire, mais ce n’est pas désagréable.

Les conditions de vie dans les montagnes sont assez dures. La cuisine se fait au feu de bois, et, elle est vraiment délicieuse.

Nous nous régalons avec les différents curries (= plats accompagnant le riz), préparés avec soin par notre hôte. Nous avons même droit à plusieurs tournées “d’Happy Water” (alcool de riz) pour finir la soirée de bonne humeur.

Pour notre plus grand plaisir, nous empruntons les petits chemins le lendemain. Le temps est même un peu plus dégagé.

Les paysages sont vraiment époustouflants.

Nous rejoignons notre hôtel en début d’après-midi.
Tandis que nous nous reposons Pierre et moi, ses parents partent se balader dans Sapa et au bord du lac.

Le lendemain, nous repartons en rando pour la journée en direction des villages de Cat Cat et de Sin Chai.
Nous passons devant le marché de Sapa.

Nous marchons autour de différentes zones de cultures. Le paysage est toujours aussi agréable. Nous traversons quelques rivières.

Nous croisons plusieurs scènes de vie quotidienne avant de parvenir à une imposante cascade.

Nous assistons ensuite à un spectacle de danse traditionnelle.

Bien que très touristique, l’endroit garde un certain charme.

Nous rentrons à l’hôtel en partageant les escaliers avec un troupeau de buffles.

Nous nous étonnons encore et toujours de ce qu’il est possible de transporter à bord d’un scooter. Ce sujet devrait mériter à lui seul un article.

Nous profitons de la terrasse pour notre dernier repas à l’hôtel, car le soleil est au rendez-vous. Puis nous montons à bord du train, dans lequel nous passerons encore une nuit.

Dès le lendemain matin, nous reprenons nos habitudes de routards sans pack “all inclusive” pour visiter notre prochaine destination : la baie d’Halong terrestre.

La croisière s’amuse dans la baie d’Halong

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Mardi 12 mars, nous partons de bonne heure et de bonne humeur pour une croisière de deux jours et une nuit dans la baie d’Halong.

Nous optons pour le confort en choisissant un tour organisé depuis Hanoï. On vient nous chercher en bus à notre hotel et nous n’avons plus qu’à nous laisser guider. Après 3h de bus et un petit arrêt obligatoire dans le magasin de souvenirs “partenaire”, nous arrivons à la mer. Nous grimpons dans un petit bateau qui nous emmène jusqu’à notre jonque.

La jonque, bien qu’un peu vieillotte de l’extérieur, est plutôt cosy à l’intérieur. Nous prenons place dans deux chambres doubles avec salles de bain et toilettes privées s’il vous plait !

Et le plus sympa, c’est le pont supérieur avec des transats pour prendre le soleil en profitant de la vue…malheureusement, aujourd’hui il manque le soleil! Mais le temps humide et brumeux, ça semble être la norme dans la baie d’Halong, il parait même que c’est ça qui fait tout le charme mystique du site !

C’est vrai que quand on quitte le port d’Halong, on n’aperçoit même pas les fameux pics karstiques qui font la réputation de la baie. Ce n’est qu’en pleine mer, après quelques kilomètres de navigation que ces mastodontes rocheux surgissent du brouillard.

On rentre alors dans un dédale de falaises et de pics rocheux; l’atmosphère est silencieuse et figée, comme si le temps s’était arrêté.

Le bateau stoppe pour nous permettre de faire un tour en kayak et d’explorer les lieux par nous même. Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’aller bien loin car le site naturel est immense (La baie compte 1969 îles et ilôts).

L’escale suivante nous permet de visiter la grotte de la surprise. Elle se nome ainsi car on rentre dans une première salle toute petite puis on accède à une seconde grotte beaucoup plus grande. Enfin, on est surpris une troisième fois en accédant à la dernière salle, immense. Le lieu est très fréquenté. En plus de la foule, les éclairages multicolores contribuent à créer un effet boite de nuit! Mais nous apprécions la visite malgré tout.

Pour la nuit, nous jetons l’ancre dans une petite baie à l’abri du vent et nous profitons du coucher du soleil entre deux falaises.

Après le repas, nous nous initions à la pêche au calamar, mais sans succès. Pourtant, un gros projecteur éclairant l’eau les attire, et nous les voyons passer à quelques centimètre de l’hameçon…

Nous allons finalement nous coucher, bercés par le ronronnement du moteur (en marche pour générer l’électricité à bord), ce qui perturbera un peu le sommeil des plus sensibles des oreilles 😉

Le lendemain matin, le temps s’est un peu amélioré. Nous passons la matinée sur le pont à profiter du paysage, tandis que notre jonque slalome entre les pics rocheux pour reprendre le chemin du retour.

Nous arrivons à Halong en début d’après midi, mais nous ne rentrons pas directement à Hanoï. Pour profiter encore un peu plus de ce lieu magnifique nous voulons nous rendre sur l’île de Cat Ba, située au cœur de la baie d’Halong. Pour cela, il suffit de prendre un taxi pour parcourir la dizaine de kilomètres qui nous sépare de l’embarcadère du ferry public sur la presque-île de Tuan Chau.

Avant de monter dans le taxi, nous sommes arrêté par un homme qui nous propose un bateau qui va justement à Cat Ba et qui part dans 10 minutes…quelle aubaine! (note pour plus tard: ne jamais faire confiance à quelqu’un qui vous propose exactement ce dont vous avez besoin, à l’endroit où vous en avez besoin et au moment où vous en avez besoin!) Il faut faire vite car le bateau part bientôt. Nous négocions le prix (qui reste un peu plus élevé que celui du ferry public) mais nous demandons à ne payer qu’une fois sur le bateau car le type ne nous inspire pas confiance…Nous le suivons jusqu’à l’embarcadère et discutons avec les autres passagers qui attendent. Il se trouve que le bateau n’est pas près de partir du tout, qu’ensuite il balade les gens dans la baie pour n’arriver qu’en fin d’après midi à Cat Ba, bien loin de ce qu’on nous a vendu! Nous décidons donc de reprendre notre plan initial et cherchons un taxi pour nous rendre à l’embarcadère du ferry public, mais c’est sans compter sur la ténacité de notre “rabatteur un peu louche”. Il nous explique qu’il a déjà avancé les frais d’embarquement pour nous, qu’on ne peut pas annuler. Puis il va voir tous les chauffeurs de taxi pour leur interdire de nous prendre. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de partir à pied vers le ferry mais le type prend son scooter et nous suit! Il nous barre la route et m’accroche pour m’empêcher d’avancer malgré que je fasse à peu près deux fois sa taille 😉

Après une demi heure de palabre dans une atmosphère plus que tendue, la situation se délie pour les deux partis : l’homme se fait rembourser ses frais et nous sommes “libres” sans rien avoir eu à débourser! Pas tous très sympathiques les vietnamiens…

Le trajet sur un vieux ferry rouillé est moins confortable que celui en jonque mais le temps s’est dégagé, et nous profitons de l’après midi ensoleillé pour admirer encore une fois le superbe paysage.

Après quelques heures de ferry, d’attente puis de bus pour traverser l’île, nous rejoignons Cat Ba Town. Nous trouvons par hasard un superbe hôtel avec vue sur mer, pas cher et tenu par des gens adorables.

Le lendemain nous louons des scooters pour explorer l’île qui fait quand même plusieurs dizaines de kilomètres de long. Nous commençons par le Cat Ba National Park, une jungle recouvrant presque un tiers de l’île. Une marche d’une heure nous mène jusqu’à une tour d’observation tout en haut de la montagne. Nous n’observons pas d’animaux mais seulement des arbres, à perte de vue.

Nous roulons ensuite vers l’ouest, et traversons des marais et des élevages piscicoles. Nous faisons une pause déjeuner dans un resto “très local”.

La cuisinière met 10 minutes à chercher puis à dépoussiérer le menu, qui de toute façon est à moitié effacé. On opte donc pour un classique pho ga (soupe de nouilles au poulet) qui s’avère être très bon, une fois que l’on a enlevé les quelques cheveux et moucherons qui flottent à la surface.

Nous enfourchons nos montures et longeons cette fois la côte pour rentrer vers Cat Ba Town.

Plus nous descendons, plus les paysages sont jolis. Il y a quelques plages mais le temps est un peu trop frais pour la baignade. Nous regagnons finalement la ville où nous nous arrêtons au marché. On y trouve des fruits, des légumes, de la viande et des mouches, mais aussi des trucs plus surprenants comme des faux billets.

Les vietnamiens les achètent pour les brûler dans les temples, c’est une façon de transmettre de l’argent à un défunt pour qu’il ne manque de rien là-haut !

Après quelques emplettes dans une boutique de thé, mes parents s’aperçoivent en reprenant le scooter que leur pneu avant est crevé. Ça ne m’inquiète pas trop car ce n’est pas la première fois que ça nous arrive en Asie, et je pense qu’il ne va pas être difficile de trouver un petit garage pour réparer ça. Je commence à regarder aux alentours, et là, par miracle, la patronne de l’hôtel (qui nous a loué les scooters) passe, nous voit en galère, s’arrête, nous donne son scooter et prend en échange le scooter crevé avant qu’on ait eu le temps de lui demander quoique ce soit. Durée total de la galère : moins de 5 minutes! Ça c’est ce qu’on peut appeler le sens du service.

Nous pouvons donc finir notre balade avant que le soleil ne se couche. Nous nous rendons au fort du canon, qui offre une superbe vue sur Lanha Bay et sur les trois plus belles plages de l’île de Cat Ba (appelées de manière originale : Cat Co 1, Cat Co 2 et Cat Co 3)

Comme nous avons déjà les casques adéquats, nous ne résistons pas à l’envie d’aller jouer au soldat, en essayant de passer inaperçus parmi les mannequins.

Nous descendons jusqu’aux plages pour “goûter” l’eau mais nous sommes vite fixés sur le fait que nous n’allons pas nous baigner (la mer est bien plus froide que dans le sud du pays!)

Nous finissons notre journée devant le coucher de soleil dans la baie de Cat Ba Town, où sont ancrés une multitude de bateaux de pêche.

Le lendemain on refait le trajet dans l’autre sens : bus, ferry, marche à pied et re-bus jusqu’à Hanoï, ce qui nous prend une bonne partie de la journée.

D’Hoi An à Hanoï (à ne pas confondre)

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Nous continuons notre remontée fantastique vers le nord et décidons de faire étape à Hoi an. Ce n’est pas du luxe car après avoir remonté la moitié du pays d’une traite en bus couchette, nous sommes bien contents de nous poser.

D’autant plus que la ville est relativement calme et pas trop “bétonnée” comparée au reste du Vietnam. Pour preuve, elle a même été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.

Les rues sont très authentiques et on sent l’influence de la Chine, qui n’est pas loin.

Nous passons la journée à errer dans les rues qui sont très calmes car interdites à la circulation. Nous découvrons plusieurs marchés dans lesquelles on peut tester les spécialités culinaires locales pour pas cher.

Géraldine est conquise par les Banh xeo, des petites crêpes avec du soja cuites sous nos yeux. Mais de manière générale, nous sommes un peu déçu par la nourriture vietnamienne, qui promettait monts et merveilles, mais j’en reparlerais dans la rubrique dédiée.

Pour tout avouer, nous avons même mangé plusieurs fois dans un resto…indien ! Le Ganesh, que nous avons élu d’un commun accord “meilleur resto de notre voyage toutes catégories confondues”…en attendant de goûter la nourriture indienne en Inde.

Nous continuons notre visite de la ville avec le très célèbre pont japonais, un pont couvert construit en 1593 pour relier les quartiers habités par les communautés chinoises et japonaises. Chaque extrémité est gardée par un couple de statues, représentant des chiens d’un côté et des singes de l’autre.

Le lendemain, nous louons des vélos afin de prendre un peu de recul sur la ville, et surtout pour nous rendre à la plage, distante de quelques kilomètres.

La côte est relativement sauvage au niveau de la plage de An Bang. On y trouve seulement quelques paillotes (restaurants et bars) ainsi que des habitations de pêcheurs. On s’apercevra, en quittant la ville en bus le lendemain, que ce n’est plus vraiment le cas en remontant vers le nord : de grand hôtels en béton se sont appropriés la plage sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.

Les pêcheurs utilisent des petites embarcations type “coquille de noix” que l’on avait vues à Mui Né.

L’eau est moins chaude que dans le sud, mais je m’offre quand même une petite baignade car c’est la dernière avant un long moment (pas d’étape “plage” prévue en Inde, et encore moins au Népal!)

Nous rentrons en prenant des détours dans les rizières, qui prennent des couleurs merveilleuses au coucher du soleil.

Finalement, il n’y a rien “d’extraordinaire” à faire à Hoi An, mais le calme et la sérénité qui règnent dans la ville en font une étape idéale avant de rejoindre Hanoï, la capitale.

Car nous avons un rendez-vous à Hanoï! Et oui, mes parents nous rejoignent pour passer deux semaines avec nous.
Nous reprenons un bus de nuit pour remonter la deuxième moitié nord du pays. C’est donc encore un trajet de plus de 16h qui nous attend. Heureusement, au moment de monter dans le bus en début d’aprèm, on nous confirme que nous arriverons à Hanoï le lendemain à 6:00 am et non 6:00 pm comme annoncé lors de l’achat du ticket 😉

Ouf, nous avons le temps de nous poser un peu à l’hôtel avant que mes parents ne frappent à la porte, vers 19h. Et ils n’arrivent pas les mains vides : nous prenons un apéro au comté et au saucisson…de quoi combler temporairement une envie qui nous ronge depuis 8 mois!

De notre coté nous essayons de leur faire découvrir les saveurs locales en les emmenant dans un petit resto qui sert des Bun Bô (un plat à base de vermicelles, bœuf, mangue verte, cacahuètes, soja…). Le décor et le service sont réduits au strict minimum mais la nourriture est délicieuse.

Nous profitons de la journée du lendemain pour visiter la ville et planifier notre futur itinéraire.

Hanoï est une grande ville, polluée, encombrée et bruyante. Nous apprenons l’art de traverser la route à la vietnamienne : regarder droit devant et avancer en marchant lentement mais surtout à vitesse constante. Ce dernier point est très important puisque ca permet au nuées de deux roues qui arrivent de chaque coté d’anticiper votre position et de vous éviter par la droite ou par la gauche… autant vous dire que c’est un peu stressant la première fois, mais une fois qu’on s’y fait c’est une technique très efficace!

Nous nous baladons au alentour du lac de Hoan Kiem.

Nous accédons à un petit temple situé sur une île au milieu du lac et relié par un pont.

Finalement, le plus intéressant est d’observer la vie des vietnamiens qui se déroule principalement dans la rue: restaurants, café, marché, vaisselle, lessive, artisanat… tout se fait sur le trottoir, qui du coup perd un peu sont rôle initial de passage pour les piétons!

Après avoir arpentés les rues en long et en large, nous réservons une excursion pour la Baie d’Halong le lendemain.

Kite-surfeurs paradize

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Après 5h de bus nous arrivons à Mui Né, une station balnéaire de la côte est.

Soleil de plomb, plage de sable fin, eau à 26°C, un peu de vague et 30 noeuds de vent en permanence…les conditions rêvées pour le kite-surf ! Et les aficionados ne se font pas prier pour fréquenter ce spot. Des kites par centaines offrent un spectacle permanent.

Certains sont carrément bargeots, enchaînant des sauts de plusieurs dizaines de mètres !

Ça bastonne sévère comme on dit dans le jargon (=vent fort)! Je me serais bien laissé tenter par une initiation mais quand je vois la puissance du vent, ça me refroidit un peu. Certains doivent se mettre à deux pour ne pas s’envoler!

Le soleil couché, la plage retrouve son calme et c’est le moment idéal pour une petite baignade dans les vagues.

Le lendemain, nous partons en vadrouille en scooter car la farniente sur la plage n’est pas trop possible à cause du vent. Heureusement, il y a plein d’autres choses à voir à Mui Né. Nous longeons la côte et arrivons dans un village de pêcheurs.

En plus des gros chalutiers, on peut apercevoir une myriade de petites coquilles de noix, des toutes petites embarcations rondes, parfois faites de bambou tressé.

Le paysage est désertique et sauvage. Nous nous rendons à la rivière des fées, qui nous transporte dans un autre monde. Canyon rouge, dunes oranges et falaises blanches s’entremêlent pour former le lit d’un petit ruisseau.

Nous nous déchaussons et remontons la rivière (très peu profonde) pendant une bonne vingtaine de minutes avant d’arriver à une cascade. La cascade n’est pas très impressionnante, ce à quoi on s’attendait vu le faible débit de la rivière, mais le chemin en vaut vraiment la peine.

En amont de la cascade, on trouve quelques rizières verdoyantes…un véritable oasis dans ce désert.

En fin d’aprèm, je me rends aux dunes oranges, un site prisé au moment du coucher de soleil. J’ai l’impression d’être transporté en plein milieu du Sahara.

Cela me rappelle beaucoup le désert de Huacachina au Pérou, une des premières étapes de notre tour du monde, il y a 8 mois déjà!

Ici pas de sandboard comme au Pérou ( les dunes sont quand même beaucoup moins hautes) mais des enfants vendent des sacs plastiques pour faire de la luge dans les pentes ensablées.
Au moment du coucher de soleil les appareils photo chauffent !

Après le Sahara, je rentre à l’hôtel … en Russie! Et oui, Mui Né est fréquenté par une proportion assez hallucinante de touristes russes. A tel point que tous les restaurants ont des menus en russe et beaucoup de boutiques sont même intégralement russes.

L’explication est assez simple, il existe un vol direct entre Moscou et Mui Né !

Après deux jours à contempler les kite-surfeurs, je ne peux plus résister à l’appel de la mer. Je décide donc de prendre quelques heures de cours pour apprendre les bases. Je me rends à WindChimes, école que je ne saurais que recommander à ceux qui veulent débuter en Kite.

Heureusement, on ne se jette pas à l’eau comme ça. Après un peu de théorie, de présentation du matos et d’explication des consignes de sécurité, j’apprend à manier le cerf-volant sur la plage.

J’ai un super prof qui me met bien en confiance, et nous partons à l’eau dans la foulée pour la deuxième étape, le “body dragging”. Cela consiste à se faire tracter dans l’eau, mais sans planche. C’est bien utile de savoir faire ça!

Le lendemain, nous quittons Mui Né à 13h, je profite alors de la matinée pour reprendre une heure de cours. C’est le moment de monter sur la planche. Pas facile de gérer le cerf-volant d’un oeil et la planche de l’autre ! J’arrive quand même à m’offrir quelques instants de bonheur en faisant un bord ou deux.

Bravo à Gégé pour la photo parce que ça n’a pas duré plus de quelques secondes 😉

Et voici comment ça se termine :

Déjà l’heure de partir, le temps d’acheter un sandwich et je monte dans le bus encore en short de bain avec une seule idée en tête, refaire du kitesurf dès que possible !

La ville aux deux noms

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Saïgon, ça vous dit quelque chose? et Hô-Chi-Minh-Ville ? Et bien figurez-vous que c’est la même ville qui a changé de nom en 1975. C’est la “capitale” du sud du Vietnam avec plus de 7 400 100 habitants. Autant vous dire que c’est une grande ville et nous n’avons pas trop envie de nous éterniser ici. Nous y restons un jour complet pour pouvoir visiter les principaux bâtiments. La plupart datent de l’époque coloniale française, comme par exemple l’hôtel de ville, et la fameuse poste centrale dessinée par Gustave Eiffel.

On trouve aussi une très belle cathédrale, chose que l’on n’a pas tellement l’habitude de voir depuis que nous sommes en Asie.

Malheureusement, il n’est pas possible de visiter l’intérieur.

A mon grand étonnement, la ville est très propre et la circulation relativement organisée…rien à voir avec Phnom Penh, la capitale du Cambodge, voisine de seulement 240km. Il y a même de beaux parcs pour le plus grand bonheur des vietnamiens qui y viennent pour se distraire.

Partout dans la ville, les traces du régime communiste sont bien présentes: Drapeau avec la faucille et le marteau, Affiche de propagande, Statue à l’effigie d’Hô-Chi-Minh…

Mais le régime communiste n’est pas celui que l’on connait au travers des livres d’histoires. Il s’agit plutôt d’un gouvernement communiste associé à une économie capitaliste (comme en Chine en fait)

Même à la nuit tombée la ville continue de fourmiller et la circulation ne désemplit pas :

Nous quittons ce tumulte pour Mui Né une station balnéaire à quelques centaines de kilomètres.

Good morning Vietnam

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Mercredi 27 février 2013 (oui, il y a plus d’un mois :-/ ), nous quittons le Cambodge à bord d’un minibus, direction la frontière avec le Vietnam. Le contraste entre le niveau de vie des deux pays est plutôt saisissant, même en ce qui concerne les postes frontières.

Nous sommes un peu dubitatifs lorsque le chauffeur réclame les passeports de tous les passagers, mais les formalités concernant la sortie du Cambodge sont groupés, et nous n’avons pas besoin de nous présenter en personne.

Nous passons ensuite sous la majestueuse porte du Vietnam où flotte le drapeau vietnamien, comme partout dans le reste du pays. Le visa d’entrée dans le pays doit être demandé avant l’arrivée sur le territoire (nous l’avons fait à Bangkok), les démarches sont donc assez rapides.

Après quelques kilomètres, nous changeons de bus, direction Can tho. Nous pensions naïvement avoir une petite expérience de ce que pouvait être la conduite intrépide. C’était sans compter la technique vietnamienne qui consiste en un véhicule lancé à vive allure, qui annonce son passage à grand renfort de coups de klaxon à décorner un buffle, et ce quelque soit le lieu ou l’heure de passage. Le véhicule ne ralentit sous aucun prétexte : piétons, vélos, scooters et poulets n’ont qu’à bien se tenir!

C’est sans doute la conduite la plus dangereuse au cours de notre voyage (même si on peut supposer que l’inde ne sera pas en reste), car non seulement la circulation est anarchique, avec des sens de circulation donné à titre indicatif, mais le phénomène, couplé à la vitesse nous donne quelques sueurs froides.

Remis de nos émotions, nous réservons une excursion (très) matinale le lendemain pour nous rendre aux marchés flottants à plusieurs kilomètres de Can Tho. L’effervescence des marchés a lieu avant 8h. C’est donc dans la pénombre de la nuit que nous prenons place Pierre et moi dans une petite embarcation.

Lorsque le jour se lève nous arrivons sur le lieu du premier marché flottant:

Chaque bateau est spécialisé dans la vente d’une seule espèce de fruit ou de légume. Le vendeur annonce son produit en le suspendant en haut d’un mat.

Tandis que nous naviguons en direction du second marché, nous nous arrêtons dans une fabrique de feuilles de riz. L’organisation est bien rodée. Les femmes disposent de louches et versent sur des “crêpières” une pâte assez liquide, vraisemblablement composé de riz pilé. La galette de riz cuit quasiment instantanément sur le feu alimenté par les écorces de riz (rien se perd, rien ne se crée, tout se transforme!).

Dès que les galettes de riz sont cuites, les hommes les décollent et les posent sur des grandes nattes tressées.

Les centaines de nattes sont ensuite disposées à l’air libre pour sécher au soleil.

Une fois que les galettes de riz sont bien sèches, certaines sont découpés à l’aide d’une machine pour réaliser les fameuses nouilles de riz que nous retrouvons dans les délicieux plats vietnamiens que nous dégustons.

Avant de quitter la fabrique, nous passons devant un petit hérisson qui essaye de faire le mur.

Pendant ce temps, notre capitaine nous a préparé un ananas qu’il a épluché avec soin:

Nous continuons notre balade dans le dédale de canaux qui constitue le delta du Mékong. Nous arrivons au coeur du deuxième marché flottant.

Arrêt incontournable de l’excursion: la petite pause repas à 10h. C’est volontiers que nous commandons des rouleaux de printemps frais (sans doute les meilleurs du pays), ainsi que des nems. Nous sommes réveillés depuis 4h30 du matin, et le petit dej a été frugal.

Pour rejoindre notre embarcation, nous nous baladons le long de la rivière, traversant au péril de notre vie 😉 des ponts en bambous.

Les fleurs et fruits poussent en nombre dans ce petit coin de paradis.

Notre balade touche à sa fin, encore une bonne heure de navigation pour rentrer à bon port, et nous allons directement faire la sieste!

Demains nous reprenons la route en direction de l’océan. J’en connais un qui va être content 😉